Une patiente réclame 4 millions d’euros à un hôpital après avoir perdu la vue
Une affaire médicale secoue actuellement le CHU de Toulouse. Une patiente de 51 ans accuse l’établissement hospitalier d’erreurs dans son suivi médical après avoir progressivement perdu la vue.
Selon plusieurs médias, elle réclame aujourd’hui plusieurs millions d’euros de dédommagement. L’affaire, qui remonte à plusieurs années de traitement, est désormais examinée par la justice et pourrait durer encore longtemps.

Une femme porte plainte contre le CHU de Toulouse
Une femme de 51 ans a décidé de porter l’affaire devant la justice après avoir presque totalement perdu la vue. Comme le rapportent Ouest-France et France 3 Occitanie ce vendredi 13 mars 2026, cette habitante de Toulouse a saisi le tribunal judiciaire et le tribunal administratif le 10 mars 2026.
Elle accuse le CHU de Toulouse d’erreurs médicales dans le traitement qui lui avait été prescrit pour soigner le syndrome de Raynaud, un trouble de la circulation sanguine.
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Ancienne musicienne, la quinquagénaire explique avoir vu sa vision se dégrader progressivement au fil des années.
La patiente aurait été traitée pendant plusieurs années avec le médicament Plaquenil, connu pour pouvoir provoquer des troubles visuels dans certains cas.
Une faute grave de la part de l’hôpital ?
D’après les éléments évoqués dans l’expertise demandée par la justice, la dose n’aurait jamais été réévaluée alors même que la patiente avait perdu du poids.
L’avocate de la plaignante, Pascal Nakache, affirme qu’« il n’y a pas eu de réévaluation suffisante entre 2003 et 2007 dans le suivi de la patiente » et évoque aussi un manque de coordination dans le service de médecine interne de l’hôpital Purpan.

Aujourd’hui, la victime vit avec un déficit visuel estimé à 84 % et se déplace avec un chien guide. Elle raconte : « Je ne peux plus travailler, ni lire, ni conduire. Toute ma vie a été bouleversée ».
Son avocat dénonce même « une faute monstrueuse » et réclame 4 millions d’euros d’indemnisation au CHU de Toulouse.
L’hôpital conteste de son côté les conclusions des expertises, ce qui laisse présager une bataille judiciaire encore longue.