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Ex-prof de criminologie, la « voleuse la plus chic de Grande-Bretagne » menacée d’expulsion

Publié par Cassandre Jolivet le 01 Nov 2026 à 17:39
Femme élégante devant les marches d'un tribunal, regard inquiet

Elle enseignait la criminologie à l’université. Aujourd’hui, elle est condamnée pour des vols à répétition dans des supermarchés. Selon The Mail on Sunday, Pauline Al Said, 36 ans, qui se présente elle-même comme la « voleuse la plus chic de Grande-Bretagne », a reçu un message très clair du ministère de l’Intérieur britannique. Reste à savoir ce qu’elle doit faire d’ici le mois prochain pour éviter le pire.

Six visites, 11 964 £ de bouteilles et un CV qui détonne

Le profil surprend. Née en Pologne, Pauline Al Said a travaillé comme enseignante en criminologie à la Bath Spa University. C’est pourtant elle qui, d’après The Mail on Sunday, se décrit comme la « voleuse la plus chic de Grande-Bretagne ».

Sa dernière condamnation tient en six visites. Entre juin 2024 et juillet 2025, elle serait repartie d’un Sainsbury’s de Southampton avec pour 11 964 £ de marchandises. Au rayon : de la vodka, du gin, du prosecco et du vin.

Elle a été reconnue coupable en janvier 2026 devant la Southampton Crown Court. Le juge Gary Lucie l’a condamnée à 44 semaines de prison, assorties d’un sursis de 18 mois. Il a souligné qu’elle visait des produits de forte valeur, « faciles à revendre pour acheter de la drogue ».

La sanction ne s’arrête pas là. Elle a été bannie de l’enseigne pendant 18 mois et doit suivre 28 jours de réhabilitation. Le magistrat a aussi reconnu chez elle un « remords sincère », un détail qui compte dans la suite de l’histoire.

Les bouteilles volées, ça peut aussi se compter à une tout autre échelle : un domaine italien s’est fait dérober 30 000 bouteilles de grands crus. Mais chez Pauline Al Said, ce dossier de Southampton n’est que le dernier chapitre. Et le premier remonte bien plus loin.

Waitrose, Le Creuset, steaks : le passé qui la rattrape

Car cette affaire en cachait déjà une autre. En 2024, elle avait été reconnue coupable devant la Portsmouth Crown Court d’avoir volé pour environ 1 000 £ de marchandises. Alcool, cocottes Le Creuset et steaks, dérobés chez Waitrose et chez Marks & Spencer.

Selon la légende des photos publiées par The Mail on Sunday, son premier vol à l’étalage remonte au 14 décembre 2021, dans une pépinière de Horsham, dans le West Sussex. Au total, les condamnations pour vols à l’étalage approchent les 13 000 £.

À l’audience, son avocate, Emily Jarrod, n’a pas cherché à esquiver. « C’est une femme très instruite, qui a travaillé dans le système de justice pénale », a-t-elle reconnu. Elle a ajouté que l’on pourrait y voir une circonstance aggravante, puisque sa cliente « devrait comprendre l’impact de ses actes ».

L’avocate a aussi précisé que Pauline Al Said avait mis fin à son mariage. Son ex-mari, un homme de 58 ans de Southsea, a plaidé non coupable en juillet de plusieurs chefs d’accusation. Il est présumé innocent et a été remis en liberté sous caution conditionnelle.

Côté vie actuelle, une source proche d’elle assure qu’elle a arrêté la drogue et l’alcool. Sous son nom de jeune fille, Tusien, elle propose sur son site des services de « coaching de vie et de carrière ». Un contraste qui ne passera sans doute pas inaperçu, d’autant que les autorités ont fini par s’en mêler : comme dans le cas de ce criminel albanais deux fois expulsé, la question du départ du pays s’invite désormais.

Selon The Mail on Sunday, le Home Office a écrit à Pauline Al Said. Si elle ne lance pas de recours d’ici le mois prochain, elle sera expulsée du Royaume-Uni. Et la réponse des autorités à ses arguments mérite qu’on s’y arrête.

Main attrapant une bouteille dans un rayon d'alcools

Ce que le Home Office lui répond sur sa vie de famille

Elle n’est pas le seul cas où la vie de famille pèse dans la balance : un criminel a même évité l’expulsion parce que son fils refusait de manger des nuggets étrangers. Ici, l’argument n’a pas fait mouche.

Pauline Al Said avait fait valoir ses droits humains pour rester dans le pays. Sa mère et sa sœur vivent au Royaume-Uni, et elle y avait obtenu en 2021 un titre de séjour illimité. Elle soutenait qu’une expulsion violerait ses droits fondamentaux.

Le ministère n’a pas été convaincu. Selon The Mail on Sunday, un agent du Home Office a conclu que « l’intérêt public à vous expulser l’emporte sur votre droit à une vie privée et familiale ». La phrase est sèche, et elle résume la logique de la décision.

Ce type de décision administrative peut être contesté, et c’est précisément ce que lui laisse la lettre. Le délai est court : il faut agir avant le mois prochain. Passé ce cap, le journal indique que l’expulsion serait enclenchée.

Autrement dit, l’issue dépend de ce que choisira la principale intéressée. Elle peut tenter de défendre son dossier, qui comprend ses attaches familiales, ses années passées dans le pays et un juge qui a parlé de remords sincère. Ou laisser le délai filer.

Et ce qui rend le dossier si particulier, c’est le décalage entre les montants et la sanction encourue. Environ 12 000 £ de vols, une peine de prison avec sursis, et pourtant la perspective de devoir quitter le pays. Reste à voir ce que cela change maintenant.

Un recours, un délai et ce qu’il faut surveiller ensuite

La suite se jouera donc en quelques semaines. Premier point à suivre : le recours. Aucune information ne dit pour l’instant si Pauline Al Said a décidé de le déposer, et The Mail on Sunday ne le précise pas.

Deuxième point : sa condamnation reste une peine avec sursis. La peine de 44 semaines est suspendue pendant 18 mois. Une nouvelle infraction pourrait, par définition d’un sursis, remettre cette peine sur la table. Le journal ne dit pas que cela se produira.

Troisième point : son image publique. Elle continue de proposer du coaching sous son nom de jeune fille, et une source proche assure qu’elle a quitté drogue et alcool. Ce sera un élément à regarder si le dossier arrive devant un tribunal.

On a vu ailleurs ce que peut provoquer une affaire de ce genre : un homme s’est ainsi retrouvé face à la menace d’expulsion qui touchait sa propre épouse, et le récit de cet électeur de Donald Trump dont la femme est menacée d’expulsion montre combien ces dossiers touchent les proches.

Autre question qui se pose dans ce genre d’histoire : le retour sur la scène publique après une condamnation. Un animateur télé en a fait l’expérience, avec un retour discret à l’antenne après sa condamnation.

Dans le cas de Pauline Al Said, le public n’a pour l’instant que la version publiée par un seul journal. Les prochaines semaines diront si l’affaire s’arrête là ou si elle fait un nouveau bruit devant les tribunaux.

Du prestige d’un poste universitaire à la menace d’un billet aller simple, la chute est brutale. Quelques bouteilles de prosecco et un ultimatum du Home Office : le mois prochain dira si la « voleuse la plus chic » reste sur le sol britannique.

Et si vous aimez les revirements médiatiques, ce que ses fans ont fait quand Sonia Mabrouk a annoncé son départ n’a rien de tendre. Quant à savoir comment un simple détail peut tout faire basculer, cette marche de 14 cm qui a mis un maire dans l’embarras vous réserve une surprise.

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