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Une prof excédée coupe les cheveux de deux élèves en plein cours — le geste des ados le lendemain surprend tout le monde

Publié par Cassandre le 24 Avr 2026 à 8:00

Une remplaçante de 55 ans a perdu ses nerfs face à une classe de collégiens près de Venise. En plein cours d’italien, elle a saisi une paire de ciseaux et coupé une mèche de cheveux à deux adolescentes. Suspendue immédiatement, elle risque le licenciement et des poursuites judiciaires. Mais un détail inattendu brouille le récit d’un simple dérapage.

Un remplacement qui vire au cauchemar

Bouquet de fleurs posé sur un bureau de classe

Les faits se sont déroulés dans un collège de Mestre, commune rattachée à Venise, comme le rapporte le Corriere della Sera ce samedi 18 avril. L’enseignante, diplômée en lettres modernes, était arrivée quelques semaines plus tôt pour remplacer une collègue partie en congé maternité. Elle avait en charge une classe de « terza media », l’équivalent italien de la quatrième.

Salle de classe italienne avec des ciseaux sur le bureau

Les remplaçants, dans tous les pays, connaissent la même épreuve : s’imposer face à des adolescents qui testent les limites. Ce jour-là, une élève a demandé une précision sur la longueur du texte qu’elle devait rédiger. Une question banale, sauf que l’adolescente l’a posée à de nombreuses reprises, selon le récit des faits rapporté par la presse italienne. Ce harcèlement de questions a visiblement fait craquer l’enseignante.

Dix centimètres de cheveux tombent au sol

La professeure s’est alors emparée d’une paire de ciseaux posée sur le bureau et a coupé une mèche d’environ dix centimètres sur la tête de l’élève insistante. Le geste, brutal et inattendu, a provoqué une réaction immédiate d’une camarade. Cette dernière a protesté vivement — et s’est vu infliger le même traitement. Une large mèche coupée net, en plein cours, devant toute la classe.

Mèche de cheveux coupée sur le sol d'une école

En France aussi, les tensions entre enseignants et élèves nourrissent régulièrement le débat public. Mais le passage à l’acte physique reste un seuil que l’institution scolaire ne tolère nulle part. La nouvelle s’est répandue dans l’établissement en quelques minutes, et les parents ont très vite réagi.

« C’est incroyable qu’une enseignante puisse faire ça »

La mère d’un élève a confié au Corriere della Sera sa sidération : « C’est incroyable qu’une enseignante puisse faire une chose pareille, c’est fou. On sait comment sont les ados, surtout avec les remplaçants : terribles. Il y a de nombreux cas où, à cet âge, les élèves provoquent les enseignants jusqu’à l’épuisement, mais il ne fait aucun doute quant à la gravité de l’acte de l’enseignante. D’autant plus qu’elle est l’adulte de référence. »

Ce témoignage résume bien l’ambivalence qui entoure l’affaire. D’un côté, personne ne conteste que le geste est inacceptable. De l’autre, plusieurs parents reconnaissent que les conditions dans lesquelles travaillent les remplaçants sont souvent intenables. En Italie comme en France, le bien-être au travail dans l’éducation est un sujet brûlant. Mais ce qui s’est passé le lendemain a ajouté une couche de complexité inattendue.

Le bouquet de fleurs qui complique tout

Le jour suivant l’incident, les deux adolescentes concernées sont revenues au collège. Pas pour demander des comptes, pas pour manifester leur colère. Elles portaient un bouquet de fleurs, destiné à leur professeure, accompagné d’excuses.

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Ce retournement a pris tout le monde de court. Comment interpréter ce geste ? Certains y voient la preuve que les élèves avaient conscience d’avoir poussé l’enseignante à bout. D’autres s’inquiètent d’une forme de soumission face à un adulte qui a dépassé les bornes. En Italie, l’affaire a relancé le débat sur l’autorité en milieu scolaire — et sur ses dérives. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que un incident violent éclate dans une école italienne.

L’enseignante, de son côté, a reconnu son geste. Mais le récit détaillé des faits reste à clarifier, selon la direction de l’établissement. Les circonstances exactes — le nombre de fois où la question a été posée, le ton employé, l’ambiance dans la classe — sont encore en cours d’examen.

Suspension immédiate et enquête en cours

L’académie locale n’a pas traîné. La professeure, âgée de 55 ans, a été suspendue dans l’attente des conclusions d’une procédure disciplinaire ouverte par la direction régionale de l’enseignement. Les résultats ne devraient pas tomber avant plusieurs semaines. Si une faute pénale est retenue par l’enquête interne, la sanction pourrait aller jusqu’au licenciement pur et simple.

Les parents, eux, n’excluent pas de porter l’affaire en justice. Une procédure judiciaire distincte pourrait être engagée si les faits sont confirmés dans leur intégralité. En parallèle, une réunion s’est tenue lundi entre la principale du collège, les deux adolescentes et leurs familles pour tenter d’apaiser la situation. L’atmosphère dans l’école italienne où les polémiques autour des enseignants ne sont pas rares reste tendue.

La réponse officielle de la région

Valeria Mantovan, conseillère régionale chargée de l’Éducation, a pris la parole après la réunion : « L’école doit être avant tout un lieu sûr, respectueux et inclusif, dans lequel chaque élève puisse grandir sereinement, dans le respect de sa dignité personnelle et de son intégrité physique. Tout comportement s’écartant de ces principes est inacceptable. »

La responsable a ajouté une mise en garde : « Si les faits venaient à être confirmés dans leur intégralité, nous serions face à un acte extrêmement grave. » Le mot « intégralité » est important. Il laisse entendre que la version complète des événements n’est pas encore établie, et que des éléments de contexte pourraient encore modifier la lecture de l’affaire.

Ce qui est certain, c’est que deux mèches de cheveux coupées en classe ont suffi à faire basculer la carrière d’une enseignante de 55 ans — et à poser une question que parents, profs et institutions préfèrent souvent éviter : que se passe-t-il vraiment dans une salle de classe quand la porte est fermée ?

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