« On a des ciseaux, pas de budget vitre » : les affiches d’un coiffeur pour sauver sa vitrine le 17 octobre
Les soirs de manifestation, les commerçants guettent leur vitrine avec la boule au ventre. Certains la barricadent. Un autre a choisi l’arme du rire. Selon le compte SIRÈNES, un salon de coiffure a misé sur des affiches pleines d’autodérision pour passer entre les gouttes le 17 octobre. Le résultat tient en une phrase, et elle arrive plus bas.

Une vitrine tapissée de mèmes pour amadouer les casseurs
Le principe est simple : plutôt que des planches, du papier. Sur la façade vitrée du salon, plusieurs affiches au format A4 ont été collées bien en vue, avec un seul message à destination des manifestants : épargnez-nous.
La vidéo, qui circule sous la bannière CPASDESLOL, s’approche de chaque feuille. Il y a un mot qui demande d’avoir pitié de la vitrine, puis des photos détournées avec des légendes sur la casse des vitrines. Une autre blague évoque la retraite à 18 ans. Tout est pensé pour faire sourire celui qui passe devant.
Le post de SIRÈNES évoque un commerçant qui voulait éviter les pillages pendant les manifestations. Mais l’argument qui clôt le débat figure sur une affiche précise, à l’inverse d’un magasin lyonnais pillé en pleine manifestation, et la caméra la garde pour la fin du plan.
« On a des ciseaux, pas de budget vitre »
C’est la phrase qu’on entend dans la vidéo, et elle résume tout. Le salon n’a que ses ciseaux, et surtout pas de quoi remplacer une vitre brisée. L’argument est honnête, drôle, et il touche juste.
La caméra termine par une vue d’ensemble de la porte vitrée, couverte de papier de haut en bas. Aucune menace, aucun reproche : seulement de l’humour pour désarmer. Pour le 17 octobre, selon SIRÈNES, la boutique n’a pas été touchée.
Impossible de savoir si les affiches ont vraiment joué un rôle. Mais elles ont fait au moins une chose : provoquer des sourires et un joli buzz en ligne.
Une vitrine intacte, un salon soulagé : le rire a parfois plus de poids qu’une planche de bois. Et si vous cherchez ce que cette journée a produit d’autre, cet homme qui a pillé des serviettes hygiéniques pour les offrir aux femmes vaut le détour. Quant à la colère qui a visé le maire de Lyon le lendemain, elle est d’un tout autre registre.