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Le chanteur Tsew the Kid mis en examen pour viols : ce que racontent les cinq plaignantes

Publié par Cassandre le 21 Juil 2026 à 8:48
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« Tous les rapports étaient consentis » : Tsew the Kid mis en examen pour viols sur trois femmes

Un artiste suivi par plus de 174 000 abonnés, une carrière lancée en 2019, et aujourd’hui une affaire judiciaire aux contours glaçants. Le chanteur de RnB Tsew the Kid a été mis en examen à Paris pour des faits d’une extrême gravité. Trois femmes l’accusent de viol, une quatrième de violences, et une cinquième plainte vient encore alourdir le dossier.

Un artiste populaire rattrapé par la justice

Tsiry Ralaiarisedy, de son vrai nom, s’était fait connaître en 2019 grâce à un premier EP remarqué, notamment le titre « Wouna », mêlant paroles aigres-douces et sonorités hip-hop. Le Parisien d’origine malgache a construit depuis une carrière solide, portée par une communauté fidèle sur les réseaux sociaux.

Cette notoriété rend l’affaire d’autant plus retentissante. Une juge d’instruction a estimé qu’il existait des indices « graves ou concordants » suffisants pour le poursuivre pour viols conjugaux et violences, une qualification lourde qui suppose des faits commis dans le cadre d’une relation intime. Ce type de dossier, comme celui qui vise plusieurs figures publiques françaises ces derniers mois, révèle souvent un mécanisme répété sur plusieurs victimes.

D’autres affaires récentes, comme celle visant l’agence de mannequins Elite, montrent que la multiplication des plaintes n’est pas un cas isolé. Ici, une cinquième femme a également porté plainte, mais le chanteur n’a pas encore été entendu à ce sujet selon une source proche du dossier.

Des accusations précises et documentées

Les plaignantes ne se contentent pas d’affirmations vagues. Elles ont fourni photos et témoignages à l’appui de leurs déclarations. Parmi les faits dénoncés : une pénétration anale imposée sous l’emprise de la Salvia, une plante hallucinogène, des pénétrations vaginales contraintes, et une relation sexuelle obtenue par la violence.

D’autres témoignages évoquent des violences physiques directes, dont des tentatives d’étranglement. Ce type de gestes, retrouvé dans plusieurs dossiers de violences conjugales médiatisés comme celui impliquant Adriana Karembeu, traduit selon les spécialistes une volonté de domination physique et psychologique.

Face à ces accusations, l’artiste conteste fermement. « Tous les rapports ont toujours été consentis et il n’y a jamais eu de violences », s’est-il défendu lors de son interrogatoire, dont l’AFP a eu connaissance. Une ligne de défense qu’on retrouve dans d’autres dossiers similaires, à l’image de celui concernant certaines personnalités publiques confrontées à des accusations multiples.

Le mécanisme d’emprise pointé par les avocates

Au-delà des faits eux-mêmes, c’est la répétition des accusations qui interpelle les parties civiles. « Cette pluralité met en lumière un mécanisme d’emprise et de toute-puissance », ont estimé les avocates Mes Emma Eliakim et Missiva.

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