« Il m’a déjà cassé une côte » : Adriana Karembeu détaille les violences subies dans sa plainte contre Aram Ohanian
La guerre judiciaire entre Adriana Karembeu et son mari Aram Ohanian prend une tournure de plus en plus sombre. L’ancienne mannequin, qui n’a toujours pas divorcé de l’homme d’affaires malgré leur séparation en 2022, a déposé pas moins de quatre plaintes pénales. Et les mots qu’elle a prononcés lors de sa déposition, révélés par Le Parisien, donnent la mesure de ce qu’elle affirme avoir vécu.

Un signalement qui a tout déclenché
Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter au 19 mars dernier. Ce jour-là, Aram Ohanian dépose un signalement auprès de la justice contre la mère de sa fille Nina. Les accusations sont lourdes : « corruption de mineur », « soustraction aux obligations parentales » et « provocation à l’usage de produits stupéfiants ». En cause, des images pornographiques retrouvées sur la tablette de leur fille, qui proviendraient du téléphone d’Adriana Karembeu, l’appareil ayant été synchronisé.
Sauf que l’enquête a pris un tournant bien différent de celui espéré par l’homme d’affaires. Selon Le Parisien, seuls les faits de « soustraction aux obligations parentales » ont finalement donné lieu à l’ouverture d’une enquête. Un camouflet pour Aram Ohanian, qui avait visiblement misé sur un dossier bien plus lourd. Les accusations de l’ex-mari n’ont donc pas toutes été retenues.
Mais la candidate des Traîtres sur M6 n’a pas encaissé le coup sans réagir. Elle a choisi de contre-attaquer — et pas qu’un peu.
Quatre plaintes en France, au Maroc et à Monaco

Par l’intermédiaire de ses avocates, Me Nathalie Tomasini (Barreau de Paris) et Me Maeva Zampori (Barreau de Monaco), Adriana Karembeu a annoncé avoir déposé plusieurs plaintes pénales dans trois pays différents. Deux d’entre elles visent des faits de « corruption de mineur et soustraction aux obligations parentales » ainsi que « atteinte aux traitements automatisés de données, diffusion de données informatiques et atteinte à la vie privée ». Une stratégie juridique menée sur plusieurs fronts simultanément.

Plus surprenant encore : le 17 avril dernier, Adriana Karembeu a déposé une plainte conjointement avec son compagnon Marc Lavoine. Les faits visés cette fois : « recel de vol, détention d’arme et participation à une association de malfaiteurs ». Des termes qui rappellent d’ailleurs l’intrusion d’un homme armé retrouvé au domicile du chanteur, un épisode potentiellement lié au divorce.
Mais c’est au moment de sa déposition que les choses ont vraiment basculé. Car ce qu’Adriana Karembeu a raconté va bien au-delà d’une simple guerre de procédures.
« Tu vas payer », « vous allez crever » : les menaces répétées
Questionnée sur sa relation avec Aram Ohanian lors de sa déposition, l’ancienne mannequin n’a pas mâché ses mots. « Cela fait longtemps que je me sens menacée, je vis une période compliquée par rapport à mon divorce », a-t-elle déclaré, selon les informations du Parisien. Elle a précisé recevoir « tout le temps » des menaces verbales de la part de son mari.
Et les exemples qu’elle donne sont édifiants. Aram Ohanian l’aurait menacée de « ruiner sa vie, son couple ». Il lui aurait lancé : « Tu vas payer », « vous allez crever », ou encore « tu vas pleurer, parole d’Arménien ». Des mots qui, s’ils sont confirmés, dessinent le portrait d’un homme qui n’a pas accepté la rupture de 2022.
Adriana Karembeu, qui avait déjà réglé ses comptes publiquement avec son ex, franchit ici un cap judiciaire. Mais le pire restait à venir dans sa déposition.
« Il m’a déjà cassé une côte » : la révélation physique
Au-delà des menaces verbales, Adriana Karembeu a révélé avoir été victime de violences physiques. Toujours selon Le Parisien, elle a déclaré : « Il m’a déjà cassé une côte en 2021 ou 2022. » Une phrase brute, sans fioriture, qui résonne avec une violence particulière quand on connaît le parcours public de l’ex-top model.
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Le plus troublant ? À l’époque des faits, elle n’avait pas porté plainte. Elle avait consulté un médecin, mais en mettant cette blessure sur le compte de la pratique de la boxe. Un schéma que connaissent malheureusement bien les associations de lutte contre les violences conjugales : minimiser, trouver une excuse, repousser la dénonciation.
Ce n’est que le 17 avril dernier qu’elle a finalement déposé plainte à Monaco pour ces violences physiques et psychologiques, comme l’a confirmé son avocate au Parisien. Trois à quatre ans après les faits présumés. Un délai qui interroge, mais qui est loin d’être inhabituel dans ce type de situations, comme l’ont montré d’autres affaires médiatisées impliquant des personnalités publiques.
Le camp Ohanian dénonce des « contrefeux médiatiques »
Face à cette avalanche de plaintes, Aram Ohanian n’est pas resté silencieux. Par la voix de son avocate, Me Najwa El-Haïté, il a réagi dans les colonnes du Parisien en dénonçant des « contrefeux médiatiques et juridiques organisés par Madame pour tenter de faire oublier la violation de ses obligations parentales dénoncées dans une plainte déposée par Monsieur en mars ».
Son avocate a également souligné un timing qu’elle juge loin d’être anodin. Ces plaintes ont été rendues publiques alors que ce mercredi 6 mai se tient une audience cruciale devant le juge aux affaires familiales du tribunal de Monaco. À l’ordre du jour : la procédure de divorce entre les deux parties, mais aussi — et surtout — la question du placement de leur fille Nina. L’homme d’affaires avait déjà publiquement accusé le couple Karembeu-Lavoine devant la justice.
Cette audience représente un tournant majeur dans cette affaire. Ce qui se jouera devant le juge monégasque pourrait redéfinir la garde de Nina et l’avenir de ce divorce sous haute tension.
Une bataille qui dépasse le cadre people
Cette affaire n’est plus simplement une séparation houleuse entre célébrités. Avec quatre plaintes dans trois pays, des accusations croisées de violences, de corruption de mineur et de détention d’arme, on est dans un dossier judiciaire tentaculaire qui pourrait s’étirer sur des mois, voire des années.
Le couple Karembeu-Ohanian, marié en 2014, semblait pourtant solide. Leur fille Nina est née en 2018. Mais depuis la séparation en 2022, tout s’est effondré. La relation entre Adriana et Marc Lavoine, officialisée depuis, n’a fait qu’envenimer les choses selon l’entourage d’Aram Ohanian.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est le contraste entre l’image publique d’Adriana Karembeu — souriante sur les plateaux des Traîtres, radieuse aux côtés de Marc Lavoine — et la réalité qu’elle décrit dans ses dépositions. Une côte cassée dissimulée, des menaces quotidiennes, une peur permanente. Si les faits sont établis par la justice, ils rappelleront douloureusement que les violences conjugales ne connaissent ni milieu social, ni niveau de célébrité.
La suite se joue désormais devant les tribunaux. Et visiblement, aucune des deux parties n’a l’intention de lâcher.