Tué par un tigre à 23 ans : la famille de l’ancien enfant acteur évoque des années de maladie mentale

Samedi, dans un parc animalier du Yorkshire, un jeune homme de 23 ans est mort après être entré dans l’enclos d’un tigre de Sibérie. Trois jours plus tard, sa famille a rompu le silence. Elle évoque un parcours que le public ignorait, et demande aux autorités de comprendre ce qui s’est passé. Voici ce qu’elle a dit, selon The Independent.
Samedi au Yorkshire Wildlife Park : les minutes qui ont précédé le drame
Le Yorkshire Wildlife Park, en Angleterre, a vécu un week-end qu’il n’oubliera pas. Samedi, William Chapman, 23 ans, serait entré dans l’enclos d’Altai, un tigre de Sibérie de 420 livres, soit près de 190 kilos. Selon le New York Post, le jeune homme est mort sur place.
Les secours l’ont trouvé sans vie. Le personnel du parc a aussitôt dressé un écran noir autour de l’enclos et fermé les portes pour le reste du week-end. Une réaction sobre, à l’abri des regards des visiteurs.
Dans un communiqué, la direction explique travailler « en étroite collaboration avec les autorités » pour établir précisément ce qui s’est produit. Elle assure que la sécurité et le bien-être des visiteurs, du personnel et des animaux restent sa priorité absolue.
Ce genre de drame rappelle qu’une simple barrière sépare parfois l’humain du fauve. D’autres histoires ont montré ce qui arrive quand on la franchit, comme celle de cet homme dévoré par le lion qu’il avait acheté pour son jardin en Irak. Mais ici, le contexte est tout autre, et c’est la famille qui allait apporter un éclairage inattendu.
Trois jours de silence, puis un message que personne n’attendait
Les proches ont attendu trois jours avant de parler. Puis ils ont transmis une déclaration à The Independent. Un texte mesuré, signé par des gens qui se disent « totalement dévastés » et qui peinent à accepter ce qui est arrivé.
Ils décrivent William comme « un jeune homme brillant, chaleureux et attachant », profondément aimé de sa famille, qui le lui rendait bien. Ce portrait tranche avec les images qui ont circulé depuis samedi.
Car ces images existent. Quelques minutes avant sa mort, le jeune homme aurait lui-même publié une vidéo sur Instagram, alors qu’il marchait vers le tigre après avoir pénétré dans l’enclos. Nous ne la détaillons pas ici : seul compte ce que des témoins ont raconté, et nous y venons.
Dans ces affaires, une question revient toujours : comment un tel geste est-il possible ? Les histoires où un animal tue un humain laissent souvent derrière elles des interrogations sans réponse, à l’image de ce guide de safari sud-africain et de sa phrase prémonitoire.
Ici, la famille apporte une première réponse, sobre et douloureuse. Elle écrit : « William souffrait d’une maladie mentale importante depuis plusieurs années et s’est, en conséquence, vu prescrire des médicaments puissants. » Voilà ce que ses proches tenaient à faire savoir.
Reste à comprendre ce que ces mots changent, et ce qu’ils ne disent pas.

Une danse, un casque sur les oreilles et une photo demandée à des inconnus
Quand un humain entre chez un grand fauve, c’est souvent l’animal qui en paie les conséquences. L’histoire de ces braconniers sud-africains tués par des lions dans une réserve le rappelle à sa façon. Ici, rien de tel : l’animal n’a pas été blessé.
Selon des témoins cités par la source, William Chapman « marchait de long en large, casque sur les oreilles » avant de danser « joyeusement ». Il aurait ensuite demandé à d’autres visiteurs de le prendre en photo avec le tigre en arrière-plan.
Altai l’aurait ensuite traîné dans une zone boisée de l’enclos. C’est là que le jeune homme est mort. Ce récit, glaçant, contraste avec l’image d’un garçon heureux que décrivent ses proches.
Selon The Sun, le jeune homme avait été acteur dans son enfance et aurait joué aux côtés de stars de Harry Potter. Une information à prendre avec prudence : elle ne repose, pour l’instant, que sur ce média.
Mais le plus important est sans doute ailleurs. Dans sa déclaration, la famille espère que les autorités compétentes feront « tout leur possible pour comprendre pourquoi notre fils extraordinaire a fait ce qu’il a fait ». Elle ne cherche pas de coupable : elle cherche à comprendre.
Elle ne désigne pas non plus le tigre. Carole Baskin, la star de Tiger King, l’a dit au New York Post : l’animal « n’a rien fait de mal en étant un tigre », et elle se dit soulagée qu’il n’ait pas été blessé.
Pourquoi cette affaire est loin d’être close
Pour l’instant, beaucoup de questions restent ouvertes. Les autorités doivent établir précisément le déroulé des faits, et le parc affirme coopérer. Les proches, eux, attendent des réponses qu’aucun communiqué ne peut donner.
Le drame soulève aussi des interrogations plus larges sur la sécurité des enclos. Le parc rappelle que ses visiteurs, son personnel et ses animaux restent sa priorité. Le tigre, à l’inverse de ce qui arrive parfois, n’a pas été touché : un détail que la défenseuse des félins a salué.
La question de la santé mentale, elle, dépasse largement ce fait divers. Quand un jeune adulte traverse des années difficiles, l’entourage se retrouve souvent démuni, comme le montrent ces travaux sur l’anxiété des jeunes adultes. Aucune conclusion ne peut être tirée sur William Chapman sans l’éclairage des enquêteurs.
Du côté des fauves, la fascination reste immense, comme le rappelle la journée du lion et ses secrets méconnus. Mais derrière chaque enclos, il y a des règles strictes, des soigneurs, des distances.
Si vous traversez une période difficile, ou si vous vous inquiétez pour un proche, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable à toute heure, gratuitement. Pour l’enquête, il faudra patienter : les conclusions des autorités diront peut-être ce que personne ne sait encore.
Une certitude, pour l’instant : une famille pleure un fils, et réclame de la retenue.
Les raisons de ce geste ne sont pas établies, et la prudence reste de mise tant que l’enquête n’a pas rendu ses conclusions.
Derrière le fait divers, un jeune homme que ses proches décrivent comme lumineux. C’est la phrase à retenir.
Et si vous cherchiez une autre histoire pour tourner la page, celle de cet homme de 102 ans qui apprend l’informatique à des retraités plus jeunes que lui ne vous laissera pas indifférent. Et pour changer d’époque, ce que l’on servait dans les cantines il y a cinquante ans pourrait bien vous faire écarquiller les yeux.