Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Ce vice-président d’un conseil scolaire avait des vidéos d’abus sur nourrissons dans son téléphone

Publié par Cassandre le 23 Juin 2026 à 7:07

Aux États-Unis, un élu local chargé de veiller sur l’éducation des enfants vient d’être arrêté pour des faits qui glacent le sang. Travis Barr Longo, 46 ans, vice-président du conseil scolaire de Cazenovia, dans l’État de New York, détenait sur son téléphone des vidéos d’agressions sexuelles sur des nourrissons. Voici ce que l’on sait de cette affaire qui a provoqué une onde de choc dans toute la communauté.

Un élu scolaire de Cazenovia arrêté par la police fédérale

L’affaire a éclaté jeudi dernier, quand des agents de la police de l’État de New York ont saisi le téléphone portable de Travis Barr Longo. Ce qu’ils y ont découvert dépasse l’entendement. De « nombreuses » vidéos et photos montrant des abus sexuels commis sur des bébés, selon le bureau du procureur fédéral du district nord de New York.

Longo, 46 ans, résidait à Cazenovia, une petite ville paisible au sud de Syracuse. Il occupait le poste de vice-président du conseil d’éducation du district scolaire central de Cazenovia. Un rôle censé protéger les intérêts des enfants. Le contenu retrouvé dans son appareil lui avait été transmis par d’autres utilisateurs via une application de messagerie.

L’homme a comparu devant un tribunal fédéral samedi. Le juge a ordonné son maintien en détention en attendant la suite de la procédure. Sur sa photo d’identité judiciaire diffusée par la police, on distingue d’épais sourcils et ce qui semble être du maquillage étalé sur son visage.

Car Longo menait aussi une vie publique bien particulière. Il se produisait en drag sous le nom d’Anita Buffem et revendiquait sur Facebook être « le premier artiste drag élu à un poste officiel aux États-Unis ». Un profil qui rend l’affaire encore plus troublante pour la communauté locale.

Le conseil scolaire exige sa démission immédiate

La réaction du district scolaire de Cazenovia n’a pas tardé. Dans un communiqué officiel, le conseil d’éducation s’est dit « choqué, profondément attristé et indigné par ces graves accusations ». Les membres ont voté à l’unanimité pour exiger la démission de Longo, la qualifiant de « moyen le plus rapide » de l’écarter du conseil.

Un ultimatum lui a été fixé : lundi midi au plus tard pour remettre sa démission, sous peine de voir le district engager une procédure de révocation via les canaux officiels de l’État. À ce stade, on ignore s’il a respecté cette échéance.

Mais les dégâts collatéraux ne s’arrêtent pas là. Longo avait fondé le Cazenovia Pride Fest, un événement devenu l’organisation Cazenovia Pride. Face à la gravité des accusations, les membres ont pris la décision d’annuler le prochain festival. « Je me sens trahie », a confié Danielle Synborski, présidente du groupe, à la chaîne locale WSYR.

« Cette organisation existe grâce au travail que Travis a accompli pour lancer le festival il y a six ans, et nous avions identifié un besoin auquel notre association pouvait répondre », a-t-elle ajouté, visiblement dévastée par cette trahison. Toute une communauté se retrouve ébranlée par celui-là même qui prétendait la servir.

Et les conséquences judiciaires promettent d’être tout aussi lourdes pour l’accusé.

Salle de conseil scolaire vide avec chaise vacante

Jusqu’à 20 ans de prison et inscription au fichier des délinquants sexuels

Les autorités fédérales ont été claires sur les risques encourus. Travis Barr Longo fait face à deux chefs d’accusation : réception et possession de contenus pédopornographiques. Chaque charge est passible d’une peine maximale de 20 ans d’emprisonnement et d’une amende de 250 000 dollars.

À sa sortie de prison, il sera soumis à une période de liberté surveillée d’au moins cinq ans, pouvant aller jusqu’à la fin de sa vie. Il devra également s’inscrire au registre national des délinquants sexuels. Un marquage à vie.

Anthony Patrone, agent spécial en charge par intérim du bureau Homeland Security Investigations de Buffalo, a tenu des propos sans ambiguïté. « Ces accusations contre un vice-président de conseil scolaire frappent au cœur de la confiance et des craintes des parents. Protéger les enfants n’est pas seulement un devoir, c’est personnel », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les forces de l’ordre « poursuivront agressivement quiconque met des enfants en danger, afin que les parents puissent envoyer leurs enfants à l’école en sachant qu’ils sont en sécurité ». Une promesse qui résonne comme un signal d’alerte adressé à tous ceux qui pensaient pouvoir agir dans l’ombre.

Un homme censé veiller sur la sécurité des écoliers, arrêté avec les pires images imaginables dans sa poche. L’affaire Longo rappelle brutalement que la menace peut venir de ceux en qui on place le plus de confiance. Et vous, seriez-vous capable de reconnaître les signaux d’alerte chez un élu de votre commune ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *