Ces 8 départements où l’on mange le plus de pâtes en France, entre habitude et alerte au cadmium
Les pâtes, c’est LE plat réflexe des Français. Rapide, pas cher, réconfortant. Mais tous les départements n’ont pas la même passion pour les coquillettes et les spaghettis.
Et cette année, un détail vient s’inviter dans l’assiette : le cadmium, ce métal lourd retrouvé dans certaines marques. Pas de panique, on vous explique tout, classement compris.

La carte de France qui dévoile nos vraies habitudes

Les études de consommation alimentaire le confirment chaque année : les pâtes ne se mangent pas partout avec la même intensité. Certains départements en engloutissent nettement plus que la moyenne nationale.
Sans surprise, les régions du Sud-Est et certaines zones urbaines denses arrivent en tête. Proximité culturelle avec l’Italie, familles nombreuses, budget serré : plusieurs facteurs expliquent ces écarts.
On retrouve dans le trio de tête des départements comme les Bouches-du-Rhône, le Rhône et les Alpes-Maritimes. Ici, la pasta fait quasiment partie du patrimoine culinaire local.
Viennent ensuite des départements plus populaires, où les pâtes restent la valeur sûre en fin de mois. Le Nord, la Seine-Saint-Denis ou encore le Pas-de-Calais complètent ce classement à leur façon.
Un détail amusant : plus un département compte de familles nombreuses, plus la consommation de pâtes grimpe. Logique, quand on connaît le rapport qualité-prix-rapidité du produit.
Ce n’est pas un hasard si les départements où l’on mange le plus de pain recoupent souvent cette carte. Les glucides restent les stars incontestées de nos assiettes françaises.
Mais voilà, cette popularité massive des pâtes s’accompagne d’une question qui monte depuis quelques mois : et le cadmium dans tout ça ?
Le cadmium, ce nom qui fait tiquer dans les rayons
Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. Les céréales, dont le blé utilisé pour les pâtes, peuvent en absorber une petite quantité en poussant.
Une étude a récemment relancé le débat en pointant des taux de cadmium variables selon les marques de pâtes vendues en supermarché. Rien d’affolant en soi, mais suffisant pour faire réagir.
L’Anses elle-même a déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’exposition globale des Français à ce métal toxique. Les pâtes ne sont qu’une source parmi d’autres, aux côtés du pain, du chocolat ou même de certains légumes.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le cadmium fait parler de lui cette année. Des melons rappelés chez Carrefour et des avocats contaminés vendus chez Lidl ont déjà fait grincer des dents des consommateurs.
À forte dose et sur le très long terme, le cadmium peut affecter les reins et les os. Mais les autorités sanitaires sont claires : à la dose retrouvée dans les pâtes, aucune urgence sanitaire n’est déclarée.
Reste que la question légitime persiste : faut-il changer ses habitudes dans les 8 départements où l’on mange le plus de pâtes ? La réponse tient en quelques gestes simples.
Ce que les nutritionnistes conseillent vraiment
Premier réflexe recommandé : varier les marques de pâtes plutôt que de toujours acheter la même. Cela permet de diluer une éventuelle exposition répétée à un lot précis.
Certaines marques restent d’ailleurs conservées par les nutritionnistes dans leur propre placard, malgré le bruit médiatique autour du cadmium.
Deuxième geste malin, souvent oublié : ne pas systématiquement réutiliser l’eau de cuisson des pâtes pour d’autres préparations. C’est là que se concentrent une partie des résidus.
À l’inverse, l’eau de cuisson des pommes de terre ou des légumes peut, elle, être valorisée sans souci particulier au jardin ou en cuisine.

Le geste de cuisson qui change tout reste finalement assez simple à adopter au quotidien. Rien de bouleversant, juste un peu de bon sens et de variété.
Enfin, les experts rappellent qu’une alimentation diversifiée reste la meilleure protection contre toute exposition répétée à un contaminant. Miser uniquement sur les pâtes, comme sur n’importe quel aliment, n’est jamais l’idéal.
D’ailleurs, certains passionnés de cuisine italienne s’amusent de la polémique. Un chef italien a même sa propre marque fétiche qu’il achète directement au supermarché, loin des grandes enseignes habituelles.
Alors, faut-il rayer les pâtes de son quotidien ? Absolument pas, selon les autorités sanitaires. Il s’agit simplement d’ajuster quelques réflexes, sans transformer son placard en zone interdite.
Pour les curieux qui veulent aller plus loin, le comparatif de 60 Millions de consommateurs reste une bonne base pour affiner ses choix en rayon.
Une chose est sûre : dans les 8 départements les plus fans de pâtes, on ne va pas abandonner le plat national de sitôt. On va juste cuisiner un peu plus malin.