À 79 ans, ce baronnet britannique recrute une « bonne reproductrice » à 57 000 € mensuels : ses conditions étonnantes

Un domaine de 526 hectares, un titre de baronnet, et une petite annonce qui fait le tour de la presse britannique. Sir Benjamin Slade, 79 ans, cherche une femme pour lui donner un fils héritier, contre un salaire mensuel qui donne le vertige. Mais les conditions pour postuler sont tout sauf banales, et son passé raconte une tout autre histoire que celle de la comédie.
Un baronnet de 79 ans, 526 hectares et une obsession : le fils héritier
Sir Benjamin Slade n’est pas un inconnu outre-Manche. Homme d’affaires accompli, familier des médias, il n’attire pourtant plus l’attention pour sa carrière ni pour son titre.
Depuis 2017, il fait parler de lui pour tout autre chose : sa quête d’une « bonne reproductrice ». Son but, il le martèle : avoir un fils héritier pour assurer sa descendance.
Tout est parti de sa séparation avec son ex-compagne, Bridget Convey. Selon la source, elle serait devenue « trop âgée » à ses yeux pour lui donner cet héritier.
Le baronnet a alors multiplié les annonces pour trouver la perle rare, sur les sites de rencontre comme dans les médias. Une façon assez directe de régler une question de succession, que beaucoup d’autres familles préfèrent traiter chez le notaire.
Reste à savoir ce qu’il exige vraiment des candidates. Et là, la liste a de quoi surprendre.
Pas de Scorpion, pas de lectrice du Guardian : la liste qui fait grincer des dents
Premier critère, l’âge : la candidate doit avoir 30 à 40 ans de moins que lui. Ensuite viennent des exclusions plus étonnantes.
Pas de Scorpion parmi les signes astrologiques. Pas de lectrice du Guardian, quotidien britannique de ligne social-libérale. Et pas d’Irlandaise non plus.
Côté atouts, il apprécie un permis de chasse, un permis de conduire et la possession d’armoiries. Il aimerait aussi « un peu de capital et des revenus ». Et il l’admet sans détour : « Une grande fortune serait encore mieux ».
Autant de détails que le monde des grandes fortunes aurait pu garder pour lui, mais que le baronnet affiche volontiers. Sur sa capacité à devenir père, il se montre sûr de lui : « Je ne pense pas être trop vieux pour avoir des enfants ».
Il assure avoir neuf mois de réserve dans une banque de sperme et pouvoir s’en servir. Reste la question que tout le monde se pose : combien propose-t-il à l’élue ?
La réponse : 50 000 livres sterling par mois, soit environ 57 000 euros. Logement et repas sont compris, dans son domaine de 526 hectares du sud-ouest de l’Angleterre.
Voilà donc le tarif de l’heureuse élue. Mais l’histoire personnelle du baronnet, elle, ne prête pas du tout à sourire.

Les 17 chats, la poétesse américaine et le tribunal : ce que cache l’annonce
Derrière le ton de comédie, le passé familial du baronnet est nettement moins drôle. Il a d’abord été marié plus de vingt ans à une femme dont les 17 chats auraient précipité la fin de leur union.
Il a ensuite eu plusieurs compagnes. L’une d’elles a été remerciée, faute de pouvoir lui donner d’héritier.
Mais le plus lourd date de 2021. Cette année-là, il a annulé par deux fois son union avec une poétesse américaine. Avec elle, il a eu une fille grâce à un traitement FIV.
Aujourd’hui, selon la source, la jeune femme n’a plus de contact avec lui. Elle s’est confiée au Daily Mail : « C’est incroyable qu’après tout ce qui s’est passé, il parle encore de vouloir des enfants ».
Autre épisode, judiciaire cette fois. Toujours en 2021, un tribunal du travail l’a reconnu coupable de licenciement abusif et de discrimination flagrante envers deux employées tombées enceintes à quelques mois d’intervalle. La décision est consultable sur le site du gouvernement britannique.
Voilà le vrai payoff : les 57 000 euros mensuels et les critères cocasses cachent une histoire où la question de l’enfant revient sans cesse, avec des conséquences bien réelles.
Une polémique qui dépasse le simple fait divers
Outre-Manche, les annonces s’accompagnent de leur lot de critiques. Beaucoup y voient une démarche sexiste et datée.
Elle serait aussi révélatrice d’une vision patriarcale de la famille et de la succession, encore présente dans certains cercles de l’aristocratie britannique, d’après la source.
La transmission d’un nom et d’un domaine reste un sujet sensible, qu’on parle de baronnets ou de familles très ordinaires. On l’a vu avec les mesures fiscales pensées pour ceux qui transmettent tôt.
Et quand la famille se déchire, la justice n’est jamais loin, comme dans ces cas où l’on veut écarter un enfant qui a rompu tout lien.
Pour Sir Benjamin Slade, rien ne dit que les annonces cesseront. Rien ne dit non plus qu’une candidate se présentera, surtout après tout ce que la presse a rapporté sur lui.
Les faits, eux, restent têtus : une fille sans contact avec son père, un jugement du tribunal du travail, et une annonce toujours en ligne.
Un baronnet cherche un héritier, mais le plus étonnant est peut-être ce que cette quête dit de sa solitude.
Si les histoires d’argent et de famille vous captivent, ce que l’accord de 2020 a vraiment rapporté aux proches de Johnny va vous réserver bien des surprises. Et si vous vous demandez ce qu’on peut trouver en vidant une maison, cette boîte à chaussures remplie de 180 pièces a de quoi vous faire rêver.