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Harcelée et traitée de « patate » par son patron, elle remporte 26 000 euros au tribunal

Publié par Elodie GD le 14 Mar 2026 à 15:16

L’histoire de Bernadette Hayes insiste sur l’importance de prendre en compte les plaintes des employés et reconnaît le harcèlement au travail comme une véritable épreuve.

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Un harcèlement aux terribles conséquences. Si, les premières années, elle a franchi les portes de son entreprise le cœur léger et le sourire aux lèvres, Bernadette Hayes a rapidement déchanté. Victime de moqueries et de critiques récurrentes de la part de son supérieur hiérarchique et d’autres collègues, l’Irlandaise de 55 ans s’est résolue à saisir la justice.

Bernadette Hayes, moquée pour ses origines et son accent

L’affaire débute en 2021, lorsque Bernadette est engagée par l’entreprise West Leeds Civils. Sa vie professionnelle se déroule sans encombre jusqu’en décembre 2023, quand apparaissent les premières moqueries. Mick Atkins, le directeur de l’entreprise, évoque régulièrement ses origines irlandaises et lui attribue même le sobriquet « patate ».

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Un climat qui devient de plus en plus lourd et pousse la quinquagénaire à se tourner vers la justice. Lasse des humiliations qu’elle qualifie de « mort aux mille coupures », elle ne parvient plus à se défendre. Malgré ses protestations, les moqueries continuent et s’inscrivent même dans le fonctionnement de Mike Atkins et des autres.

Son entourage professionnel est si à l’aise que les mauvaises plaisanteries se poursuivent sur WhatsApp. Là-bas, on continue de relever ses origines et d’imiter son accent. L’arrivée d’un nouveau responsable de communication ne fait que renforcer l’atmosphère délétère et donne à Bernadette le sentiment d’être « piégée ».

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Redoutant de perdre son emploi, elle choisit de suivre le mouvement et envoie même un emoji pomme de terre dans une conversation. Preuve criante qu’elle minimise son mal-être et le passe à l’arrière-plan pour ne pas déranger.

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Après examen du dossier, le tribunal de Leeds établit que les propos et les comportements dont elle a fait l’objet constituent une « offense » et une « humiliation » répétées. Son licenciement pour fraude en août 2024 ne change rien à la décision du juge : Mick Atkins est reconnu coupable de harcèlement et de victimisation à caractère racial.

Ses protestations et l’évocation d’un « non-sens » n’y changeront rien. Bernadette Hayes se verra accorder le versement de 23 526 livres sterling, soit un peu plus de 26 000 euros, en réparation du préjudice subi.

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