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À 38 ans, elle quitte la ville et bâtit sa maison en terre avec 12 pare-brises recyclés

Publié par Elsa Fanjul le 14 Sep 2026 à 10:28
À 38 ans, elle quitte la ville et bâtit sa maison en terre avec 12 pare-brises recyclés

Quitter la ville pour tout reconstruire soi-même, beaucoup en rêvent sans jamais franchir le pas. Mariana, elle, l’a fait à 22 ans, en partant vivre sans eau ni électricité à travers l’Amérique latine.

Des années plus tard, cette Argentine de 38 ans a posé ses valises dans une vallée montagneuse pour bâtir, de ses mains, une maison hors du commun. Le matériau qu’elle a glissé dans ses murs pour capter la lumière des sommets a de quoi surprendre.

Une vie de nomade avant de tout reconstruire

Originaire de la province de Santa Fe, en Argentine, Mariana a grandi comme beaucoup au milieu du béton et du tumulte urbain. Mais à 22 ans, cette étudiante en beaux-arts, littérature et photographie a tout laissé derrière elle pour partir sur les routes d’Amérique latine.

Pendant ce long périple, elle a appris à vivre avec très peu, parfois sans eau courante ni électricité. Une expérience qui n’a rien d’anodin : elle rappelle d’autres parcours atypiques, comme celui de cet homme qui a vécu seul dans les bois pendant 27 ans.

Après des années de voyage, Mariana a fini par choisir un point d’ancrage : Los Hornillos, dans la vallée de Traslasierra, une région montagneuse réputée pour ses paysages préservés. Un choix de vie qui rappelle aussi celui de personnalités ayant fui les projecteurs, à l’image de Marc Lavoine et sa retraite tranquille en Normandie.

Douze pare-brises recyclés pour capter la vue sur les montagnes

Faute de moyens, cette maman d’un petit garçon a misé sur la bioconstruction. Elle a utilisé le torchis, un mélange traditionnel de terre et de bois, pour élever les murs de sa future maison, comme l’a rapporté le site argentin El Cronista.

Mais c’est un lot de 12 pare-brises, achetés lors d’une vente aux enchères, qui donne à cette bâtisse son allure singulière. Intégrés directement dans les murs en guise de fenêtres, ils offrent une vue dégagée sur les sommets environnants qui entourent Los Hornillos.

Jamais à court d’idées de récupération, Mariana a aussi glissé des bouteilles de verre dans les murs pour laisser entrer davantage de lumière naturelle. Une astuce ingénieuse et peu coûteuse, qui n’a rien à voir avec les projets pharaoniques que l’on croise parfois dans l’actualité insolite, comme certains projets immobiliers spectaculaires ailleurs dans le monde.

À 38 ans, elle quitte la ville et bâtit sa maison en terre avec 12 pare-brises recyclés

Un hiver d’épuisement avant de tenir bon

Pour l’eau, à l’image d’autres constructions écologiques ingénieuses, Mariana peut compter sur une source naturelle proche de sa parcelle. Elle traite ses eaux usées grâce à un biodigesteur artisanal qu’elle a elle-même conçu, composé de plusieurs réservoirs superposés à différents niveaux.

Le chantier n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Durant l’un des hivers les plus rigoureux de la région, Mariana a dû interrompre son travail pendant quatre mois et louer un chalet à proximité, le temps de récupérer, selon le récit d’El Cronista.

Une pause nécessaire pour éviter de reprendre le chantier en état d’épuisement total. Elle a finalement terminé sa maison et vit aujourd’hui pleinement cette existence simple, au rythme des montagnes, même si elle admet que la vie y est parfois rude.

Douze pare-brises, quelques bouteilles de verre et beaucoup de ténacité : voilà la recette d’une maison unique, sortie de terre sans un centime de trop. Reste à savoir combien d’autres citadins franchiront un jour le même pas.

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