Il rentre chez lui après une soirée, un python de 7 mètres l’attaque et l’avale entier

Une soirée entre amis, un chemin familier à travers la forêt, et puis plus rien. C’est le scénario glaçant qu’a vécu Hasim Lumbessy, un homme de 35 ans, dans les Moluques du Nord en Indonésie. Sa famille l’a cherché toute la matinée, avant de comprendre que la réponse à sa disparition se cachait dans le ventre d’un serpent monstrueux.
Une nuit ordinaire qui vire au cauchemar
Tout commence dans la nuit du 27 juillet, aux alentours de 3 heures du matin. Hasim quitte un bar où il a passé la soirée et prend, seul, le chemin qui traverse la forêt pour rejoindre le village de Waksakai. Un trajet qu’il a sans doute emprunté des dizaines de fois.
Cette nuit-là, un python réticulé de 7 mètres l’attend, tapi dans les fourrés. L’animal surgit et mord d’abord sa jambe, avant de s’enrouler autour de son corps. Ce genre d’attaque nocturne rappelle d’autres drames récents, comme ces morts isolées qui surviennent loin de tout secours possible.
Quand ses proches se réveillent et réalisent qu’Hasim n’est jamais rentré, l’inquiétude grandit vite. Ils décident de refaire son trajet, pas à pas, en espérant retrouver une trace.
Ce que raconte cette traque silencieuse dans la végétation dense fait froid dans le dos, et pourtant, ce n’était que le début de l’histoire. Ce que les habitants vont découvrir un peu plus loin va glacer tout le village, un peu comme ces affaires qui ressurgissent brutalement des années plus tard.
Du sang, des sandales, puis un ventre anormalement gonflé
Les recherches menées par les proches d’Hasim tombent d’abord sur des indices terribles : du sang au sol, un sac à dos, une sacoche, des sandales abandonnées. Le chef de la police des îles Sula, Handres, a détaillé cette découverte glaçante aux médias locaux.
« Les témoins ont commencé à s’inquiéter et ont documenté les objets trouvés. Ils ont décidé de retourner au village pour prévenir les autres habitants », a expliqué le responsable. Une battue plus large est alors organisée dans la zone.
C’est en élargissant le périmètre que les villageois tombent sur l’animal responsable du drame : un python au ventre anormalement distendu, signe évident qu’il venait d’avaler une proie de la taille d’un être humain.
Les habitants n’ont pas eu d’autre choix que d’ouvrir le reptile pour confirmer leurs pires craintes, un peu à la manière de ces découvertes macabres qui bouleversent une communauté entière et rappellent que la nature reste parfois totalement imprévisible et redoutable.

Le corps d’Hasim retrouvé dans le python, un troisième drame en un mois
À l’intérieur de l’animal, les secours retrouvent bien le corps d’Hasim Lumbessy. La dépouille a depuis été ramenée à sa famille pour organiser ses obsèques, mettant un terme macabre à une nuit qui avait pourtant commencé comme tant d’autres, autour d’un verre entre amis.
Le drame n’est malheureusement pas isolé. Le mois précédent déjà, un motard s’était fait attaquer par un python de taille similaire dans la même région après s’être arrêté se reposer. Plus tôt encore, une femme de 44 ans avait perdu la vie en travaillant dans son champ, tuée elle aussi par un python. Trois attaques en quelques semaines, dans une même zone : les autorités locales ne cachent plus leur inquiétude.
Le chef de la police a lancé un appel à la prudence aux habitants : « Cette zone reste un habitat pour la faune sauvage.
Nous recommandons donc à la population d’être prudente en se rendant dans leurs jardins ; si possible, il vaut mieux aller en forêt à deux plutôt que seul, pour minimiser le risque de tels incidents ».
Les pythons réticulés sont les plus longs serpents au monde, et leur morsure n’est pas venimeuse, mais leur puissance de constriction suffit largement à tuer un adulte en quelques minutes, avant de l’avaler entier grâce à une mâchoire capable de se désarticuler.
Une histoire aussi terrifiante que rare rappelle une vérité simple : la nature garde toujours une longueur d’avance sur nous. La prochaine fois que vous marcherez seul la nuit près d’une forêt tropicale, vous y penserez sûrement à deux fois.