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« Je ne pouvais pas rester les bras croisés » : à 78 ans, elle lance un nid de guêpes chez elle pour chasser 5 squatteurs

Publié par Gabrielle Nourry le 21 Juin 2026 à 18:27
Femme âgée déterminée devant une maison de village espagnol

Partir en vacances et retrouver sa maison occupée par des inconnus. C’est le cauchemar absolu de tout propriétaire. Montserrat Riera, retraitée catalane de 78 ans, ne s’est pas contentée de pleurer devant sa porte : elle a sorti l’artillerie lourde — un nid de guêpes, balancé par la fenêtre de son propre salon.

Retour de vacances à Sant Martí de Tous : la maison a changé de mains

Nid de guêpes accroché à une branche dans un jardin méditerranéen

L’histoire commence en juillet dernier. Montserrat part pour la première fois depuis des années sur la Costa Brava, avec son fils Jordi et ses petits-enfants. Des vacances tranquilles, méritées. Le genre de parenthèse dont on revient avec du sable dans les valises et le sourire aux lèvres.

Sauf que le sourire n’a pas tenu longtemps. À son retour dans le petit village de Sant Martí de Tous, près de Barcelone, Montserrat découvre que les serrures de sa maison ont été changées. Cinq personnes se sont installées chez elle, comme si c’était un Airbnb gratuit.

« Ça a été comme un coup de poignard », raconte-t-elle. Cette maison, c’est celle où elle a vécu avec son mari, où elle a élevé ses enfants. Chaque pièce porte un souvenir. Et voilà que des inconnus s’y sont introduits sans la moindre gêne.

En Espagne comme en France, le phénomène des squats ne cesse de croître. Mais ce qui rend cette affaire singulière, c’est la réponse de la retraitée. Parce que Montserrat n’est pas du genre à attendre les bras croisés, justement.

Un nid de guêpes comme arme de reconquête : la méthode radicale de Montserrat

Quand la justice met des mois à agir, certains improvisent. Montserrat a trouvé un allié inattendu : un nid de guêpes. Elle l’a récupéré, puis l’a balancé par la fenêtre de sa propre maison, droit dans le salon occupé.

La panique a été immédiate à l’intérieur. Les insectes ont fait le travail que ni la police ni les tribunaux n’avaient encore entamé. On imagine la scène : cinq squatteurs face à un essaim furieux, dans une maison qui ne leur appartient pas.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les occupants ont menacé Montserrat de porter plainte contre elle. Oui, contre la propriétaire. Dans un retournement de situation qui ferait rire s’il n’était pas aussi révoltant, c’est la victime qui risquait de se retrouver du mauvais côté de la loi.

Officiellement, la maison est au nom de Jordi, son fils. Et c’est là que le piège juridique se referme. La loi espagnole classe l’occupation d’une résidence secondaire comme une simple « usurpation », un délit mineur. Pas de quoi déclencher une expulsion express. « C’est une injustice », souffle Jordi. « Ma mère vit là-bas, c’est sa maison, mais le cadre légal nous dit que ça peut prendre des mois. »

La justice espagnole face au squat : des mois d’attente pour récupérer sa propre maison

Des situations absurdes comme celle-ci se multiplient en Europe. La police catalane a confirmé qu’aucune plainte n’avait été déposée contre la septuagénaire. Mais elle n’a pas non plus pu expulser les squatteurs sur-le-champ.

Une procédure d’expulsion est en cours, selon les autorités. Sauf que les tribunaux espagnols croulent sous les dossiers. Les délais s’allongent. Et pendant ce temps, Montserrat attend dehors, devant la maison qu’elle a habitée pendant des décennies.

Le cas de cette retraitée met en lumière un paradoxe juridique qui exaspère des milliers de propriétaires. En Espagne, la loi protège davantage le domicile principal. Mais dès qu’un bien est classé résidence secondaire — même si quelqu’un y vit au quotidien — les recours deviennent un parcours du combattant.

En France, le débat est similaire. Les propriétaires victimes de squats connaissent aussi ces zones grises où le droit de propriété semble passer après le droit au logement, même quand ce logement a été volé.

À 78 ans, Montserrat a choisi les guêpes plutôt que la résignation. Une méthode discutable, certes. Mais quand la loi vous dit d’attendre des mois pour retrouver votre lit, votre cuisine et vos souvenirs, difficile de lui jeter la pierre.

Reste une question qui pique autant qu’une guêpe : si même un essaim ne suffit pas à faire appliquer le droit de propriété, qu’est-ce qui le fera ?

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