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Parti récupérer ses points, il est interpellé avant d’avoir atteint le stage

Publié par Hannah Maline le 22 Oct 2026 à 14:39
Conducteur stupéfait à sa vitre face à un agent

Perdre tous ses points, ça arrive. Suivre un stage pour les récupérer, c’est la solution prévue. Encore faut-il y aller autrement qu’au volant. À Cáceres, en Espagne, un automobiliste de 23 ans l’a appris à ses dépens, juste devant le centre d’examen. Et l’enquête ouverte ne s’arrête pas à lui.

Un trajet banal, un détail qui change tout devant le centre de la DGT

Le décor est celui d’un matin ordinaire d’octobre 2026. Un jeune homme de 23 ans se rend à un examen de récupération de points, en voiture. Direction : les abords du centre d’examens de la Direction générale du trafic (DGT), à Cáceres, en Estrémadure.

Sur le papier, la démarche est exemplaire. Il a perdu la totalité des points de son permis et veut remettre les choses en ordre. Il s’est bien mis en route pour le faire.

Sauf que, selon la Guardia Civil, il n’avait plus aucune autorisation administrative valable pour conduire. Le détail est tout sauf anodin. Les faits se seraient déroulés le 14 octobre 2026, d’après les informations rapportées par El Mundo.

La situation rappelle d’autres automobilistes qui ont tout fait pour se retrouver sous le regard des forces de l’ordre, comme cette course folle sur l’A71. Mais ici, personne ne roulait à 180 km/h. Le problème tenait à ce que le conducteur n’avait plus le droit de rouler du tout.

Alors, que s’est-il passé exactement au moment de l’intervention ? Et surtout, qui d’autre se trouvait dans la voiture ?

L’interception juste avant l’épreuve, et ce passager qui n’est pas innocent

Les agents de la Guardia Civil ont intercepté le véhicule à proximité immédiate du centre. Le jeune homme n’a donc jamais franchi la porte de l’épreuve. Il est arrivé tout près du but, mais pas assez pour entrer.

Une enquête a été ouverte pour un possible délit contre la sécurité routière. Rien de très compliqué dans la mécanique : conduire sans permis valable pour aller le récupérer reste, aux yeux de la loi, conduire sans permis.

Il y avait pourtant un second personnage dans l’histoire. Le propriétaire de la voiture voyageait en passager. Selon l’institution, il est lui aussi visé par l’enquête, et le choix de le laisser prendre le volant pèse lourd dans le dossier.

Dans la même veine, on se souvient de ce flashé à 130 km/h en ville, dont la suite avait laissé les gendarmes sans voix. Là encore, un trajet qui semblait anodin avait basculé.

Le plus troublant se trouve peut-être dans ce que la Guardia Civil a ajouté ensuite. Car selon elle, ce scénario aurait déjà eu lieu ailleurs dans la région. Et plus d’une fois.

Le statut juridique du passager, lui, porte un nom précis : celui de coopérateur nécessaire. Il serait soupçonné de l’avoir laissé conduire en sachant qu’il n’en avait plus le droit. C’est là que l’affaire prend une autre dimension.

Six affaires, sept personnes mises en cause et des peines qui peuvent aller jusqu’à six mois de prison

Voilà le payoff : ce cas est loin d’être isolé. D’après la Guardia Civil, cinq autres situations similaires ont été détectées ces derniers mois à Plasencia, Navalmoral de la Mata et Cáceres. Avec ce nouveau cas, cela fait six affaires.

Le bilan atteint sept personnes mises en cause en un an. Autrement dit, des conducteurs sans permis se rendent régulièrement près de ces centres d’examen au volant d’un véhicule.

Voiture de patrouille devant un centre d'examen espagnol

Ce que risquent le conducteur et son passager

Avant les détails, un coup d’œil à un autre dossier qui montre à quel point les excès au volant se paient cher : ce retraité de 74 ans et ses 7 condamnations.

Dans le dossier espagnol, la base légale est l’article 384 du Code pénal, qui réprime la conduite d’un véhicule à moteur sans autorisation administrative. Le passager propriétaire est étudié sur le fondement de l’article 28.b du même code.

Les deux hommes encourent des peines de trois à six mois de prison. La justice peut aussi prononcer une amende, calculée sur une période de douze à vingt-quatre mois. Elle peut encore ordonner des travaux d’intérêt général de trente et un à quatre-vingt-dix jours.

Rappelons qu’il s’agit d’une enquête : les faits restent des faits « possibles », et aucun jugement n’a été rendu. La source ne mentionne pas non plus de version de la défense.

Ce que la Guardia Civil rappelle pour la suite

En Espagne, la perte totale des points entraîne la perte de validité du permis. Pour retrouver le droit de rouler, le conducteur doit suivre un cours de sensibilisation et de rééducation à la sécurité routière. Il doit ensuite réussir une épreuve de contrôle des connaissances pour obtenir un nouveau permis.

Le message de la Guardia Civil est limpide : ne pas reprendre le volant tant que le nouveau permis n’est pas en poche. Elle assure aussi maintenir une vigilance permanente autour des centres d’examen, pour éviter toute situation dangereuse.

Chez nous, la question du permis fait aussi débat, comme le montre l’idée de voir les plus de 53 ans obligés de le repasser. Et côté people, le sujet touche même Julie Depardieu, qui a perdu son permis.

Ce qu’il faut surveiller ensuite, c’est l’issue judiciaire de l’enquête à Cáceres. La source ne donne ni date de procès ni décision. Le sujet est donc à suivre, pour savoir si les sept personnes mises en cause seront condamnées.

Moralité : le chemin vers un stage de récupération ne se fait pas au volant. Les deux liens ci-dessous ouvrent d’autres portes. Si les radars vous intriguent, découvrez pourquoi 79 % des PV finissent à la poubelle. Et si vous pensiez que les objets de votre voiture étaient inoffensifs, ceux qui peuvent coûter 45 000 € d’amende vont vous faire réfléchir.

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