Un coffre muré depuis des années révèle un trésor en or estimé à 9 millions d’euros

Un chantier de rénovation, une cave banale, et puis soudain, ce détail qui change tout : un coffre encastré dans un mur depuis on ne sait combien de temps. C’est exactement ce qui vient d’arriver à des ouvriers du bâtiment en Belgique, dans une ancienne brasserie transformée en centre social.
À l’intérieur du coffre : des pépites, des pièces et des lingots d’or, le tout numéroté comme un vrai butin de film. La valeur totale ? Une estimation vertigineuse d’environ 9 millions d’euros. Reste une question qui obsède déjà tout le monde : à qui appartient cet or, et pourquoi était-il caché là.
Une découverte qui a figé tout un chantier à Sint-Gillis-Dendermonde
Tout commence lundi soir, dans l’ancien Brouwershuis de Sint-Gillis-Dendermonde, en Flandre-Orientale. L’entreprise de construction De Brand, basée à Baasrode, travaille sur un projet de rénovation d’envergure pour le compte de CAW Oost-Vlaanderen, un organisme d’aide sociale. L’objectif : transformer cette ancienne brasserie en ateliers et en bureaux, un peu à la manière de ces projets de réhabilitation atypiques qui redonnent vie à des bâtiments oubliés.
Les ouvriers posaient tranquillement des canalisations quand ils sont tombés sur un coffre maçonné à l’intérieur même du mur. Une découverte totalement imprévue, comme on en croise parfois lors de gros travaux, un peu à l’image de ces vestiges enfouis sous la glace au Groenland qui refont surface des décennies plus tard.
« Ils ont trouvé un coffre intégré au bâtiment, maçonné dans le mur du Brouwershuis », raconte Geert Hillaert, de CAW Oost-Vlaanderen. L’entrepreneur a immédiatement prévenu son client, qui s’est rendu sur place dès le lendemain matin. La police, elle, n’a pas tardé à débarquer non plus.
Un butin d’or estimé à 9 millions d’euros, saisi par la police
Une fois sur les lieux, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de l’ensemble du contenu du coffre. Le chef de police Patrick Feys a confirmé qu’une quantité d’or vraiment considérable avait bien été découverte, sans donner davantage de détails pour l’instant sur la composition exacte du trésor.
Selon les premières estimations, la valeur totale grimperait à environ 9 millions d’euros. Un montant qui donne le tournis, digne de ces découvertes de trésors oubliés qui rappellent que l’argent peut parfois dormir des années sans que personne ne le sache.
Les objets trouvés ont ensuite été transférés vers une agence spécialisée à Bruxelles, où ils seront conservés en sécurité pendant toute la durée de l’enquête. « En cas de découverte de ce type, la police est immédiatement prévenue », précise Geert Hillaert, qui explique que cette procédure était d’ailleurs prévue dans le cahier des charges du chantier. Un protocole presque anodin sur le papier, mais qui a soudain pris tout son sens.

Qui a caché cet or, et à qui appartient-il vraiment ?
Voilà la question qui va occuper les enquêteurs pendant longtemps. Selon ce type de découverte en or, l’origine de la fortune reste souvent le point le plus délicat à établir, et ce dossier ne fait pas exception : personne ne sait pour l’instant depuis combien de temps ce coffre était scellé dans le mur, ni qui l’y a placé.
Deux enquêtes vont désormais se croiser. La première doit déterminer si cet or est lié à des actes criminels passés. La seconde cherchera à savoir si des propriétaires légitimes peuvent encore être identifiés. Selon Hillaert, la procédure pourrait s’étirer sur plusieurs années avant qu’un verdict clair ne tombe.
Hanne Ollevier, du parquet de Flandre-Orientale, tempère déjà les attentes sur l’issue judiciaire. « Notre rôle sera assez limité par la suite, et cela pourrait finalement déboucher sur un litige civil concernant la propriété du bien », explique-t-elle. Autrement dit, même sans lien criminel avéré, la bataille pour récupérer ces millions ne fait peut-être que commencer, un peu comme ces litiges patrimoniaux qui s’éternisent devant les tribunaux.
Reste aussi une question purement pratique : qui touchera une éventuelle commission ? Ni CAW Oost-Vlaanderen ni l’entreprise de construction ne se sont encore penchés sur le sujet. « Nous n’avons pas encore eu le temps de nous pencher sur ces questions », admet Hillaert, qui reconnaît volontiers que des implications fiscales devront elles aussi être clarifiées.
Un mur, un coffre, et 9 millions d’euros qui dorment depuis Dieu sait quand : voilà le genre d’histoire qui donne envie de regarder deux fois les vieilles pierres. Et vous, si vous tombiez sur un trésor pareil chez vous, sauriez-vous seulement à qui le déclarer ?