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Elle tombe de 10 000 mètres sans parachute et survit : les 4 coïncidences qui ont sauvé Vesna Vulović

Publié par Elsa Fanjul le 15 Oct 2026 à 11:23
Elle tombe de 10 000 mètres sans parachute et survit : les 4 coïncidences qui ont sauvé Vesna Vulović

Le 26 janvier 1972, un avion de ligne explose en plein ciel. Sur les 28 personnes à bord, une seule en réchappe : une hôtesse de 22 ans.

Elle est tombée de plus de 10 000 mètres, sans parachute, et elle a vécu. Ce n’est pas un miracle unique, mais une série de hasards presque impossibles à croire. Et l’un d’eux concerne sa présence même dans cet avion.

Un vol Stockholm-Belgrade qui bascule à 33 000 pieds

Vesna Vulović est hôtesse de l’air pour la compagnie Yougoslave. Ce jour-là, elle fait partie des 27 personnes à bord d’un vol reliant Stockholm à Belgrade, selon la source.

L’appareil vole en altitude de croisière au-dessus d’un village du nord de la République tchèque. Une bombe explose alors à bord. Elle aurait été placée dans l’avion par des nationalistes croates.

L’avion se disloque en trois morceaux. Il s’écrase près du village tchèque de Srbská Kamenice.

Les autres membres d’équipage et les passagers meurent dans l’explosion ou au moment de l’impact. Tous, sauf une.

Quand les secours arrivent, ils retrouvent Vesna Vulović vivante, au milieu de l’allée, dans la partie arrière de la carlingue. Elle est dans un état critique, mais elle respire.

Une telle histoire rappelle d’autres rescapés de l’aviation, comme le récit qu’Alain Ducasse n’a raconté qu’une seule fois après avoir survécu à un crash. Mais celle de Vesna Vulović va beaucoup plus loin, et elle tient à des détails minuscules.

Lesquels l’ont empêchée de mourir ?

Ses blessures, puis un record qui entre au Guinness

À 22 ans, elle est gravement blessée. Crâne fracturé, jambes brisées, côtes cassées, bassin fracturé : le bilan est lourd.

Elle passe 10 jours dans le coma et reste temporairement paralysée de la taille aux pieds. Les médecins la soignent pendant des mois à l’hôpital.

Son cas devient historique. Elle est la première personne à tomber de 33 000 pieds et à en réchapper, ce qui lui vaut le record du Guinness pour la plus haute chute survivée sans parachute.

Elle fait aussi partie des trois seules personnes, hors pilotes militaires, à avoir survécu à un crash où l’avion tombe littéralement du ciel. Ce genre de distinction fait penser à l’origine des records du Guinness, né d’une simple dispute de comptoir.

Mais gare à la fausse conclusion. Selon l’article, son histoire ne prouve surtout pas qu’on survit normalement à l’explosion d’un avion à cette altitude.

Elle a été sauvée par un enchaînement de facteurs favorables. Le premier, d’après l’entrée du Guinness, se trouvait juste à côté d’elle.

Chariot, tension basse, neige et ancien médecin militaire

Voici donc ce qui a joué en sa faveur. D’abord, l’explosion l’a coincée sous un chariot de service. Ce chariot l’a empêchée d’être aspirée hors de l’appareil.

Ensuite, Vesna Vulović souffrait d’une pression artérielle basse. Elle a perdu connaissance, ce qui l’aurait protégée du risque d’éclatement du cœur à l’impact.

Troisième coup de chance : les débris sont tombés sur une épaisse couche de neige. Elle a amorti le choc de la carcasse contre le sol.

Enfin, un villageois l’a retrouvée. Il se trouvait être un ancien médecin militaire de la Seconde Guerre mondiale et a pu lui prodiguer les premiers secours qui lui ont sauvé la vie.

Même l’idée qu’elle ait été à bord relève du hasard : elle n’était pas censée travailler ce jour-là. Quatre facteurs, plus une présence imprévue, voilà le vrai secret derrière ce record.

Reste à savoir ce qu’il est advenu d’elle ensuite.

Débris d'avion et chariot de service dans la neige épaisse

Une vie entière à marcher avec les séquelles

La guérison n’a pas effacé la catastrophe. Elle a gardé des séquelles permanentes et marchait en boitant, à cause d’une colonne vertébrale tordue.

Les blessures à la tête ont aussi eu un effet étrange : une amnésie. Vesna Vulović n’a jamais eu le moindre souvenir du crash et n’en a appris le déroulé que par les récits d’autres personnes.

En 2008, elle confiait au New York Times : « J’étais brisée, et les médecins m’ont remise en état. » Elle ajoutait : « Personne ne s’attendait à ce que je vive aussi longtemps. »

Elle est morte chez elle en décembre 2016, à 66 ans. Plus de quarante ans après l’explosion.

Son parcours a été consigné dans l’entrée du Guinness World Records, qui détaille les circonstances de sa survie.

Ce que son histoire dit vraiment du hasard

Les hasards les plus fous rapprochent parfois des destins étonnants. Ainsi, le seul survivant du crash d’Air India occupait le même siège qu’un autre miraculé, trente ans plus tôt.

Le cas de Vesna Vulović reste pourtant à part. Le Guinness retient la hauteur de la chute, mais ce qui frappe, c’est la précision de la chaîne : sans chariot, sans tension basse, sans neige, sans le bon voisin, l’histoire s’arrête net.

Ce n’est pas un mode d’emploi pour survivre, plutôt un rappel de ce que peut faire une accumulation improbable de circonstances. La source parle d’une protection quasi divine, avant de conclure qu’elle a surtout été extrêmement chanceuse.

Et de la chance, parfois, on en voit aussi dans des records bien plus légers, comme ce chaton qui frôle la mort avant de battre un record.

Dans son cas, le record n’a rien d’une performance. C’est un survivant qui n’a pas choisi de l’être.

Vesna Vulović est tombée du ciel et s’est relevée, grâce à un chariot, une tension basse, une couche de neige et un ancien médecin. Si les histoires où le hasard bascule vous fascinent, six passagers ordinaires face à un copilote qui voulait crasher son vol vous gardera éveillé. Et si vous aimez les destins hors norme, la vérité qui éclate sur l’enfance de Michel Drucker réserve une tout autre surprise.

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