Les 8 métiers où les Français dépensent le plus en carburant : le n°1 dépasse 3 000 € par an
Chaque mois, le plein revient hanter le budget de millions de Français. Mais selon le métier exercé, la facture peut littéralement doubler ou tripler par rapport à la moyenne nationale.
Entre les commerciaux qui avalent les kilomètres et les artisans coincés dans les bouchons, certaines professions dépensent des sommes vertigineuses en essence chaque année. Et le podium réserve une vraie surprise.
Les métiers qui roulent (beaucoup) plus que la moyenne
À la 8e place, on retrouve les agents immobiliers, qui multiplient les visites d’un bout à l’autre de leur secteur. Leur budget carburant annuel avoisine 1 400 €, porté par des trajets courts mais incessants.
En 7e position, les infirmiers libéraux surprennent avec environ 1 600 € par an. Entre les tournées à domicile en zone rurale et les patients dispersés sur de vastes territoires, leur véhicule ne s’arrête presque jamais.
Les artisans du bâtiment (plombiers, électriciens, maçons) occupent la 6e marche avec près de 1 800 € annuels. Ils enchaînent les chantiers, souvent avec des utilitaires plus gourmands que des berlines classiques.

La zone où les compteurs s’affolent vraiment
À la 5e place, les techniciens de maintenance itinérants franchissent un cap avec 2 100 € par an. Interventions d’urgence, zones industrielles éloignées, astreintes de nuit : leur voiture devient un second bureau.
Cette réalité rejoint celle observée dans certains départements français où les trajets quotidiens dépassent 45 km, un facteur qui pèse directement sur la facture à la pompe.
En 4e position, les agriculteurs dépensent environ 2 300 € par an rien qu’en carburant routier, sans compter le gasoil non routier de leurs machines. Beaucoup vivent loin des grandes villes, ce qui multiplie les allers-retours pour les fournitures et les livraisons.
La 3e place va aux livreurs indépendants et chauffeurs VTC, avec près de 2 500 € annuels. Leur métier consiste littéralement à rouler, souvent en zone urbaine dense où la consommation grimpe à cause des arrêts fréquents.
Le duo qui explose tous les compteurs
La 2e place appartient aux commerciaux itinérants B2B, ces professionnels qui sillonnent des régions entières pour rencontrer clients et prospects. Leur budget carburant atteint en moyenne 2 800 € par an, un chiffre qui grimpe encore chez ceux couvrant plusieurs départements.
Certains d’entre eux enchaînent plus de 40 000 km professionnels annuels, soit près du double d’un automobiliste français moyen. Leur véhicule devient un outil de travail à part entière, amorti sur les routes plutôt qu’au garage.

Mais c’est un métier bien plus discret qui rafle la première place du classement, loin devant les commerciaux et les agriculteurs. Un secteur où personne ne pense spontanément au poste carburant.
Le n°1 : ce métier qui dépasse 3 000 € par an à la pompe
Les techniciens et ingénieurs itinérants du secteur télécom et fibre optique décrochent la première place avec un budget carburant moyen de 3 100 € par an, selon des données de comparateurs professionnels et de fédérations du secteur automobile.
Ces salariés interviennent sur des zones parfois immenses, entre déploiement de réseaux en zone rurale et dépannages urgents chez des particuliers ou des entreprises. Contrairement à un commercial, ils n’ont pas toujours le choix de leurs déplacements : chaque panne signalée impose un trajet, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres.
Le boom de la fibre optique en France ces dernières années a mécaniquement multiplié ces déplacements. Un technicien peut ainsi cumuler plus de 50 000 km par an, essentiellement sur des routes secondaires où la consommation reste plus élevée qu’sur autoroute.
Autre facteur aggravant : beaucoup utilisent des véhicules utilitaires chargés de matériel, plus lourds et donc plus gourmands que les citadines classiques utilisées par d’autres professions itinérantes.
Une facture qui varie fortement selon la région
Ce classement cache une réalité territoriale forte. Un technicien basé en zone rurale ou montagneuse dépense mécaniquement plus qu’un collègue urbain, à cause des distances et du relief.
Cette logique rappelle celle des départements où les dépenses de chauffage explosent : la géographie pèse autant que le métier dans le montant final de la facture.
Le prix du carburant à la pompe, resté élevé depuis 2022, amplifie encore ces écarts. Une hausse de 10 centimes par litre représente plusieurs centaines d’euros supplémentaires sur l’année pour ces gros rouleurs professionnels.
Et toi, tu aurais deviné le n°1 ?
Loin des clichés sur les commerciaux en costume ou les agriculteurs au volant de leur pick-up, ce sont les techniciens télécom qui portent la couronne budgétaire du carburant en 2026.
Une tendance à surveiller : avec l’électrification progressive des flottes professionnelles, ces montants pourraient fondre dans les prochaines années. En attendant, la fibre optique a un coût caché que peu de Français soupçonnent.