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Canicule : ces 37 départements encore en rouge ce matin… et les records que l’Europe n’avait jamais vus

Publié par Elsa Fanjul le 27 Juin 2026 à 10:34
Ville française sous la chaleur avec brume de canicule

Depuis plusieurs jours, la France suffoque sous un dôme de chaleur exceptionnel. Ce matin à 6 heures, Météo-France a abaissé le nombre de départements en vigilance rouge canicule de 50 à 37. Mais la décrue ne doit pas faire oublier l’ampleur du phénomène : nos voisins européens viennent de pulvériser des records de température jamais enregistrés pour un mois de juin.

50 départements en rouge samedi : retour sur une journée historique

Samedi encore, 50 départements étaient placés en vigilance rouge par Météo-France, soit 11 de moins que la veille. Trente-cinq autres territoires restaient en vigilance orange. Du jamais-vu à cette échelle pour une canicule de juin, y compris par rapport aux épisodes prévus par les modèles climatiques depuis le printemps.

Dès 5 h 45, le bulletin annonçait la rétrogradation de 13 départements supplémentaires en orange : Sarthe, Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Haute-Vienne, Creuse, Dordogne, Corrèze, Lot-et-Garonne, Lot, Tarn-et-Garonne et Tarn. À 22 heures, 17 autres territoires devaient suivre le même mouvement de désescalade.

Le résultat : ce dimanche matin, 37 départements demeurent sous le niveau d’alerte maximal. Le mercure reste dangereux dans ces zones, notamment pour les personnes âgées, les enfants en bas âge et les travailleurs exposés. Les gestes recommandés par Santé publique France restent plus que jamais d’actualité.

Sur les réseaux sociaux, les réactions illustrent le fossé social creusé par la chaleur. Certains se félicitent de leurs 30 minutes de climatisation. D’autres rappellent qu’au RSA, impossible de se payer la clim ni l’électricité pour la faire tourner. La canicule ne frappe pas tout le monde de la même façon.

41,3 °C en Allemagne, 38,8 °C en Suisse : l’Europe pulvérise ses records de juin

La France n’est pas la seule à cuire. Vendredi, l’Allemagne a enregistré 41,3 °C à Sarrebruck, dans l’ouest du pays, à la frontière française. C’est tout simplement le record absolu de température maximale jamais mesuré outre-Rhin, tous mois confondus.

Côté britannique, le thermomètre a affiché 36,9 °C, un nouveau record de chaleur pour un mois de juin. Et pas n’importe quel record : le troisième jour consécutif où le Royaume-Uni battait sa propre marque. Trois jours d’affilée à repousser les limites connues, c’est un signal que cette vague de chaleur venue d’Afrique n’a rien d’ordinaire.

En Suisse, Bâle a culminé à 38,8 °C. Le record pour un mois de juin y était de 38 °C, établi… la veille. Les records tombent si vite qu’ils ne tiennent plus 24 heures. Le modèle européen ECMWF anticipe désormais une semaine sèche et estivale, avec des orages possibles ce week-end qui pourraient clore cet épisode caniculaire exceptionnel.

Ces chiffres confirment ce que les scientifiques redoutaient : l’été 2026 pourrait battre tous les records, et la première vague n’est probablement pas la dernière. Reste à savoir si le répit annoncé sera réel ou juste une pause entre deux fournées.

Thermomètre affichant une température extrême sur façade européenne

Après le pic, la menace ne s’éteint pas : orages et deuxième vague en ligne de mire

Une deuxième vague de chaleur extrême pourrait frapper dès début juillet, selon les projections de Météo-France. Les modèles envisagent des orages de type MCS ce week-end, assez puissants pour casser temporairement la masse d’air brûlante. Mais la suite s’annonce tendue.

Le passage de rouge à orange ne signifie pas retour à la normale. 35 départements restent en vigilance orange, et les températures nocturnes demeurent élevées dans de larges portions du territoire. C’est précisément cette absence de fraîcheur la nuit qui épuise les organismes et fait basculer le corps dans un danger réel.

Les précautions restent essentielles : hydratation régulière, pièces maintenues dans l’obscurité, limitation des efforts physiques aux heures les moins chaudes. Pour les personnes sans climatisation, les lieux publics rafraîchis et les solutions alternatives restent la seule option viable.

L’épisode actuel a aussi mis en lumière les inégalités face à la chaleur. Avoir accès à la climatisation est devenu un marqueur social, pas seulement un confort. Et si les projections pour juillet se confirment, la question de l’adaptation des logements et des hôpitaux deviendra encore plus pressante.

En trois jours, l’Europe a battu plus de records de chaleur que certains pays n’en avaient connu en un siècle. La canicule de juin 2026 restera dans les annales, mais c’est peut-être celle de juillet qui écrira le chapitre le plus difficile. Êtes-vous vraiment prêt pour la suite ?

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