Adidas ressort ses Stan Smith avec un bout carré : les puristes ne s’y attendaient pas

Elles ont traversé quatre décennies sans prendre une ride. Les Stan Smith d’adidas sont probablement les baskets les plus reconnaissables de la planète. Mais la version 2026, baptisée SQ, change un détail qui bouleverse tout — et c’est précisément ce petit bout carré qui fait parler.
40 ans de bout rond, et soudain adidas casse le moule
Depuis 1986, la Stan Smith n’a quasiment pas bougé. Cuir blanc épuré, perforations latérales en guise de trois bandes, languette verte frappée du portrait de Stan Smith : le cocktail est gravé dans la mémoire collective. On la croise sur les parquets, dans les bureaux, aux terrasses de café.
C’est justement cette stabilité qui rend la nouvelle version aussi surprenante. Car adidas a décidé de toucher à l’intouchable : la forme de l’extrémité du pied. Le bout arrondi historique laisse place à une coupe franche, carrée, géométrique. Un changement subtil sur le papier, radical une fois la basket aux pieds.
La marque allemande avait récemment remis à l’honneur une réédition fidèle au modèle originel des années 1980. Avec la SQ, elle prend le chemin inverse : moderniser la silhouette sans renier l’héritage. Un pari osé quand on sait à quel point les fans de sneakers détestent qu’on touche à leurs classiques.
Cette stratégie rappelle ce que d’autres marques tentent en matière de tendances 2026 : garder l’ADN, secouer la forme. Mais est-ce que le résultat tient la route ?
Stan Smith SQ : ce qui change (et ce qui ne bouge pas)
Commençons par ce qui reste intact, histoire de rassurer les puristes. La tige est toujours en cuir lisse blanc. Les lacets sont plats, blancs. Les fameuses perforations sur les côtés dessinent toujours les trois bandes de manière discrète. La languette affiche l’étiquette verte avec le logo adidas et le portrait iconique.
L’empiècement vert au talon est toujours là, fidèle au poste. Quant à la semelle en caoutchouc blanc cassé, elle conserve ce côté rétro qui fait le charme du modèle depuis toujours. On est donc bien face à une Stan Smith, pas à une paire sortie de nulle part.
La vraie rupture, c’est cette ligne avant du pied. Le bout carré donne à la basket une allure plus architecturale, presque avant-gardiste. Comme si une chaussure de sport rencontrait une paire de souliers italiens dans un couloir du Bauhaus. Le résultat intrigue autant qu’il divise.
Le tout fonctionne aussi bien en mode casual qu’en tenue plus habillée. Adidas positionne clairement cette SQ entre la basket du quotidien et la pièce de mode assumée. Le genre de sneaker qu’on enfile pour aller au bureau comme pour un dîner en ville.

Déjà en rupture de stock à 113 € : le signal qui ne trompe pas
Voilà le détail qui en dit long sur l’engouement : les adidas Stan Smith SQ sont affichées à environ 113 euros, et elles sont déjà introuvables. La paire n’est plus disponible sur les canaux officiels. Il faudra guetter les sites de revente comme StockX pour espérer mettre la main dessus.
Ce phénomène de rupture immédiate n’est pas nouveau chez adidas. Les Samba, les Gazelle et les Campus ont connu le même sort ces dernières années. Mais avec la Stan Smith, le symbole est plus fort. On parle d’un modèle vendu à plus de 70 millions de paires depuis sa création. Toucher à son design, c’est toucher à un monument.
La question qui brûle les lèvres des collectionneurs : adidas va-t-elle élargir la production ou maintenir la rareté ? Pour l’instant, la marque joue la carte de l’exclusivité, exactement comme d’autres géants qui misent sur le désir plutôt que sur le volume. Malin.
En quarante ans, la Stan Smith n’avait jamais osé le bout carré. Il aura fallu une seule saison pour que ce détail devienne l’obsession du moment. Reste à savoir si cette SQ deviendra un classique à son tour — ou un coup d’éclat qu’on oubliera d’ici Noël. Et toi, bout rond ou bout carré ?