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Les 8 départements français où les habitants font le plus de sport : le n°1 n’est pas Paris

Publié par Claire le 17 Mai 2026 à 17:02

En France, on compte plus de 16 millions de licences sportives délivrées chaque année. Mais tous les territoires ne jouent pas dans la même catégorie. Certains départements affichent des taux de pratique sportive qui écrasent la moyenne nationale — et les résultats ne correspondent pas du tout à l’image qu’on s’en fait. Le numéro 1, notamment, va bousculer quelques certitudes.

Pourquoi certains départements sont bien plus sportifs que d’autres

Pour mesurer la sportivité d’un territoire, l’indicateur le plus fiable reste le nombre de licences sportives rapporté à la population. Les données proviennent de l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire (INJEP), qui compile chaque année les chiffres du ministère des Sports. En moyenne nationale, on tourne autour de 25 licences pour 100 habitants.

Jogger sur un chemin rural en Aveyron

Mais derrière cette moyenne se cachent des écarts considérables. Un département rural avec beaucoup de clubs associatifs peut largement dépasser un département urbain dense. La présence d’installations sportives, le tissu associatif local, le climat et même la culture régionale jouent un rôle déterminant. Certains territoires cumulent tous ces avantages — et ça se voit dans les chiffres.

Le classement qui suit va du 8ᵉ au 1er. Et si tu penses que Paris ou les Bouches-du-Rhône dominent, prépare-toi à revoir ta copie.

De la 8ᵉ à la 5ᵉ place : des outsiders qui ne manquent pas de souffle

8ᵉ — Haute-Savoie (74) : environ 30 licences pour 100 habitants. Entre le ski, la randonnée, le trail et le cyclisme, la Haute-Savoie profite d’un terrain de jeu naturel exceptionnel. Le département compte à lui seul plus de 3 000 associations sportives pour 826 000 habitants. L’accès direct aux Alpes pousse même les non-compétiteurs à prendre une licence, ne serait-ce que pour les assurances en montagne.

7ᵉ — Vendée (85) : environ 31 licences pour 100 habitants. La Vendée n’est pas qu’un département de vacanciers. Le tissu associatif y est parmi les plus denses de France. Foot, handball, voile, course à pied : les clubs locaux brassent large. Le Vendée Globe, événement planétaire, n’est que la face visible d’une culture sportive profondément ancrée dans le quotidien.

Match de rugby amateur dans un village français

6ᵉ — Ille-et-Vilaine (35) : environ 31,5 licences pour 100 habitants. Rennes et ses environs tirent le département vers le haut. La capitale bretonne investit massivement dans les infrastructures — piscines, gymnases, terrains synthétiques. Le football reste le sport roi, mais le badminton et l’athlétisme progressent à grande vitesse. L’université, avec ses 70 000 étudiants, alimente aussi les chiffres.

5ᵉ — Gironde (33) : environ 32 licences pour 100 habitants. Bordeaux ne brille pas seulement pour ses classements insolites. La métropole girondine combine sports nautiques (surf sur la côte atlantique, aviron sur la Garonne), rugby — héritage culturel oblige — et une explosion des sports urbains. Le département bénéficie aussi d’un climat doux qui permet la pratique quasi toute l’année.

Mais la vraie surprise commence à partir du podium.

Le podium : trois départements que personne n’attendait à ce niveau

4ᵉ — Finistère (29) : environ 33 licences pour 100 habitants. Le Finistère confirme que la Bretagne est une terre de sport. Voile, football, cyclisme, judo : les disciplines sont variées et les clubs extrêmement actifs. Le département compte plus de 4 200 associations sportives, un ratio parmi les plus élevés de France rapporté à sa population de 910 000 habitants. Le mauvais temps ? Les Finistériens s’entraînent sous la pluie, tout simplement.

3ᵉ — Savoie (73) : environ 34 licences pour 100 habitants. Plus petite que sa voisine haut-savoyarde en population (440 000 habitants), la Savoie compense par une intensité sportive remarquable. Les stations de ski fournissent un vivier de licenciés en sports d’hiver, mais l’été transforme le département en paradis du trail et du vélo de route. Le Tour de France, qui y passe chaque année, n’est pas étranger à cet engouement. Si tu envisages de vivre hors de la grande ville, la Savoie a un argument de poids.

2ᵉ — Hauts-de-Seine (92) : environ 35 licences pour 100 habitants. Première surprise majeure. Un département urbain, coincé entre Paris et les banlieues, sur le podium des plus sportifs de France. L’explication tient en deux mots : infrastructures et revenus. Les Hauts-de-Seine disposent de complexes sportifs de haut niveau (stade Yves-du-Manoir à Colombes, Paris La Défense Arena à Nanterre), d’un maillage de clubs très dense et d’une population au pouvoir d’achat élevé — les licences, les équipements et les cours privés coûtent cher. Le département est aussi le fief du rugby francilien (Racing 92) et du handball (Paris Saint-Germain Handball).

Et pourtant, il y a encore un département devant. Celui-là, quasiment personne ne le cite spontanément.

Le champion de France inattendu

1er — Aveyron (12) : environ 37 licences pour 100 habitants.

L’Aveyron. 280 000 habitants, des plateaux venteux, des villages de quelques centaines d’âmes. Et pourtant, c’est ici que la France fait le plus de sport, proportionnellement à sa population. Le département affiche un taux de licenciés qui dépasse de près de 50 % la moyenne nationale.

Comment l’expliquer ? D’abord, le rugby. L’Aveyron est une terre ovale historique — Rodez, Millau, Decazeville : chaque canton a son club. Mais le phénomène dépasse largement le ballon ovale. La pétanque, la randonnée, le cyclisme, la gymnastique et même le tir sportif mobilisent massivement. Dans les villages, le club sportif fait souvent office de seul lieu de vie sociale. S’inscrire, c’est exister dans la communauté.

L’autre facteur, c’est la démographie. Avec une population vieillissante et très ancrée localement, les habitants restent fidèles à leur club pendant des décennies. Un licencié de 65 ans en Aveyron a souvent sa carte depuis 40 ans. Ce n’est pas le cas dans les grandes métropoles, où la mobilité professionnelle fragmente les parcours sportifs. D’ailleurs, les départements où l’on vit le plus longtemps partagent souvent cette même culture associative.

Ce que ce classement dit vraiment de la France

Le constat le plus frappant, c’est l’absence quasi totale des grandes métropoles dans le haut du classement. Paris (75) tourne autour de 22 licences pour 100 habitants — en dessous de la moyenne. Les Bouches-du-Rhône (Marseille) stagnent à 23. Le Nord (Lille) plafonne à 21. La densité urbaine, les temps de transport et le coût de la vie jouent contre la pratique sportive régulière.

À l’inverse, les départements qui dominent partagent trois caractéristiques : un tissu associatif vivant, des espaces naturels accessibles et une culture locale qui valorise le sport comme lien social. C’est aussi vrai pour les villes où le coût de la vie est le plus bas — quand on dépense moins pour se loger, il reste du budget pour un abonnement au club.

La Bretagne et les Alpes trustent logiquement les premières places, mais la victoire de l’Aveyron raconte autre chose. Elle montre qu’en France, le sport de masse ne se joue pas dans les stades flambant neufs des grandes villes. Il se joue dans les gymnases municipaux, les terrains en herbe et les salles polyvalentes de 200 m² où l’on se retrouve le mercredi soir.

Et toi, ton département, tu l’aurais placé où dans ce classement ?

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