Accusée d’Ozempic sur C à vous, Adèle Exarchopoulos répond « je m’en fous » aux critiques

Une silhouette plus fine, quelques photos qui circulent, et voilà les internautes qui s’emballent. Depuis quelques jours, Adèle Exarchopoulos fait face à une rumeur tenace : elle aurait pris de l’Ozempic pour perdre du poids. Face aux caméras de C à vous, l’actrice a décidé de ne plus se taire, et sa réponse va bien au-delà d’un simple démenti.
Une rumeur qui colle à la peau des actrices
Tout est parti d’une apparition publique remarquée. Les internautes ont noté un changement physique chez Adèle Exarchopoulos, et l’hypothèse de l’Ozempic, ce médicament pour diabétiques détourné par certaines célébrités pour maigrir vite, a immédiatement circulé sur les réseaux sociaux.
Ce phénomène n’a rien d’isolé. Quelques jours plus tôt, l’obsession du corps parfait avait déjà refait surface sur les réseaux, cette fois autour de Léna Situations, contrainte elle aussi de démentir une prise d’Ozempic. Un signe que le soupçon devient presque systématique dès qu’une silhouette change, sans qu’aucune preuve médicale ne vienne jamais l’étayer.
C’est dans ce climat que l’actrice de 31 ans a été invitée, vendredi 18 septembre, à venir présenter le film Garance sur le plateau de C à vous, aux côtés d’Artus, Sara Giraudeau et Jeanne Herry. Le sujet, sensible, était presque inévitable. Comme souvent avec les jugements hâtifs qui circulent en ligne, la spéculation avait pris de l’avance sur les faits.
Face caméra, une réponse sans détour
Interrogée par le journaliste Mohamed Bouhafsi, Adèle Exarchopoulos n’a pas cherché à esquiver. Elle a préféré pointer un problème plus large que sa propre situation. « Malheureusement, c’est pas que ça ne me choque même plus, mais je pense que c’est terrible à quel point les femmes s’habituent à toutes les injonctions », a-t-elle lancé, sans hausser le ton.
Le journaliste lui a alors rappelé qu’elle-même essuyait régulièrement des remarques sur son poids. Sa réponse a fusé : « Ouais mais, moi, je m’en fous ». Un détachement affiché, mais loin d’être de l’indifférence pure, comme elle l’a précisé aussitôt après.
Car derrière cette phrase choc, l’actrice a nuancé son propos. Ce qui la dérange vraiment, ce n’est pas d’être commentée elle, mais la facilité avec laquelle des inconnus s’autorisent à juger un corps sans en connaître l’histoire. Une réflexion qui rappelle à quel point le corps féminin reste sous surveillance permanente, y compris sur des sujets aussi anodins qu’un rasage.

Le vrai message derrière son « je m’en fous »
Comme dans bien des affaires où les apparences trompent, Adèle Exarchopoulos a tenu à rappeler une évidence trop souvent oubliée : personne ne peut deviner ce qui se cache derrière une transformation physique.
« Ce qui est catastrophique, c’est de jamais se dire que tu sais jamais ce que ces gens traversent, femmes ou hommes d’ailleurs. Si ça se trouve ils sont en train de traverser une épreuve ultra-violente, si ça se trouve c’est pour un rôle… », a-t-elle détaillé.
À aucun moment l’actrice n’a confirmé une quelconque prise d’Ozempic. Elle a surtout choisi de déplacer le débat, loin des spéculations sur son propre corps, vers une critique plus générale du regard porté sur les femmes publiques. Une stratégie qui tranche avec d’autres polémiques physiques ayant touché des personnalités françaises, souvent bien plus agressives.
Sa conclusion résume tout : « Je trouve ça fatigant, après moi personnellement, je m’en fous ». Une phrase à double lecture, entre lassitude sincère et appel discret à plus de retenue collective face aux corps qui changent, pour un rôle, une épreuve, ou tout simplement le temps qui passe.
Un « je m’en fous » qui, en réalité, en dit long sur une lassitude bien plus large. Reste à savoir si cette prise de parole suffira à calmer une machine à rumeurs qui, chaque semaine, trouve une nouvelle silhouette à commenter.