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« On n’a plus les sous » : à 32 ans, Alain-Fabien Delon pourrait perdre la maison de son père à Douchy

Publié par Hannah le 06 Oct 2026 à 10:06

Deux ans après la disparition d’Alain Delon, la propriété du Loiret où il repose auprès de ses chiens n’a rien d’une simple maison de famille. Son fils cadet y vit, s’y accroche, et le dit sans détour : l’argent manque. Entre une facture annuelle vertigineuse et trois héritiers qui ne voudraient pas tous la même chose, un projet inattendu pourrait rebattre les cartes.

Alain Fabien Delon

Douchy, 1,8 million d’euros de souvenirs que personne ne veut lâcher

Douchy, ce n’est pas qu’une adresse. L’acteur y a passé une grande partie de sa vie, et c’est là qu’il repose aujourd’hui, auprès de ses chiens. Pour ses enfants, ce lieu pèse bien plus lourd qu’une ligne dans un inventaire de patrimoine.

Alain-Fabien Delon, 32 ans, y vit actuellement. Il se montre particulièrement attaché à cette maison chargée de souvenirs familiaux, celle où il a grandi avec son frère et sa sœur. Pour lui, elle reste l’un des derniers liens matériels avec son père.

Côté chiffres, la chambre des notaires du Loiret estimerait la valeur du domaine à environ 1,8 million d’euros. Ce n’est pourtant pas le bien le plus précieux laissé par l’acteur. Une nuance qui compte, on va le voir.

Pour mesurer ce qui a changé depuis le décès, ce qu’est devenu le domaine de Douchy en deux ans donne le décor. Mais le décor ne dit pas tout : malgré sa volonté de préserver les lieux, Alain-Fabien Delon voit leur avenir devenir de plus en plus fragile.

En cause, des frais considérables que les trois héritiers peinent désormais à assumer. Et la somme avancée par le fils de l’acteur lui-même a de quoi faire sursauter.

200 000 euros par an : la facture qui met Douchy en péril

C’est à Paris Match qu’Alain-Fabien Delon a lâché la phrase qui résume tout : « On n’a plus les sous pour entretenir Douchy. » Il le reconnaît sans détour, et les charges s’accumulent année après année.

Sa description est presque paradoxale. « De toutes les propriétés qui appartenaient à mon père, c’est la moins chère. Mais c’est celle qui coûte le plus en entretien : 200 000 euros par an. » Autrement dit, la plus modeste des demeures serait la plus gourmande.

Certains équipements réclameraient en plus d’importants travaux. Le lac du domaine est devenu l’une des principales sources de dépenses : ses pompes ne fonctionnent plus. Leur remplacement coûterait environ 60 000 euros, une somme qui s’ajoute aux frais courants d’une vaste propriété.

Dans ces conditions, la question d’une vente finit forcément par se poser. Alain-Fabien Delon refuse pour l’instant de l’envisager. Pour comprendre pourquoi le sujet divise autant, il faut regarder ce qui reste bloqué entre Anthony, Anouchka et Alain-Fabien dans la succession.

Car les trois enfants ne défendraient pas la même position, d’après lui. Anthony Delon souhaiterait lui aussi préserver la propriété familiale. Anouchka Delon, elle, serait davantage favorable à une vente.

Cette divergence, Alain-Fabien ne la digère pas. « Je trouve ça dégueulasse que, lorsqu’on a des biens en Suisse, des appartements à droite, à gauche, et de l’art, la première chose qui vous traverse l’esprit, c’est de vendre Douchy. Surtout que c’est notre maison à tous, de quand on était gosses », a-t-il déclaré.

Reste une question : s’il refuse de vendre, comment compte-t-il payer ?

Lac de propriété avec vieille station de pompage rouillée

Les « Alain Delon Film Studios » : le plan d’Alain-Fabien pour sauver la maison

Sa réponse tient en trois mots : des studios de cinéma. Découvrir comment Alain-Fabien Delon parle de ses finances aide à saisir pourquoi il cherche une solution aussi radicale.

« J’ai dans l’idée d’en faire des studios de cinéma [nommés Alain Delon Film Studios, NDLR] sur 47 500 mètres carrés, des studios comme il y en a à Bry-sur-Marne », a-t-il expliqué. Le projet viserait à faire vivre la propriété et à financer son entretien.

L’idée ne s’arrêterait pas aux tournages. Le fils de l’acteur aimerait aussi aménager une médiathèque et un espace consacré à la mémoire et au parcours de son père. Le public comme les professionnels du cinéma pourraient ainsi fréquenter Douchy.

Selon lui, le domaine ne perdrait pas pour autant sa dimension familiale. Il imagine que les « gens pourraient travailler ici et se recueillir sur sa tombe, ça enverrait du lourd ! ». Une façon de transformer un gouffre financier en lieu vivant.

Le calcul est limpide : plutôt que de disperser définitivement un lieu aussi associé à Alain Delon, il préférerait lui donner une seconde vie économique. À ce stade, il s’agit toutefois d’une idée défendue par Alain-Fabien seul, rien n’indiquant qu’elle ait été validée par ses frère et sœur.

Et pendant que les héritiers débattent, qui s’occupe de Douchy au quotidien ?

Lolo, 49 ans de maison : ce que Douchy a d’irremplaçable

Le domaine continue d’être entretenu par ceux qui ont longtemps accompagné l’acteur. En mai dernier, Anthony Delon a publié sur Instagram un échange avec Lolo, gardien de la propriété depuis près d’un demi-siècle.

« Il t’adorait », lui a-t-il lancé, vraisemblablement en référence à son père. Puis il a salué celui qui veille sur les lieux : « Mon Lolo. 49 ans de maison », avant d’ajouter : « J’aime ce mec ». Un hommage discret, qui rappelle que Douchy est aussi une histoire de fidélité.

Ce lien affectif explique en partie pourquoi la vente reste un sujet aussi sensible. Pour comprendre ce qui a ramené l’un des frères sur place, l’épreuve qui a forcé Anthony Delon à revenir vivre à Douchy éclaire une autre facette du lieu.

Reste l’équation de fond : un coût d’entretien de 200 000 euros par an, des pompes à remplacer, et des désaccords autour de la succession. Pour suivre le dossier de près, la guerre ouverte entre les frères montre à quel point les tensions sont vives.

À surveiller désormais : la capacité des trois héritiers à trouver un terrain d’entente. Sans accord, l’avenir de Douchy reste suspendu.

Douchy coûte cher, mais pour Alain-Fabien Delon, le vendre coûterait plus cher encore. Reste à savoir si ses studios de rêve convaincront ceux qui voient les choses autrement.

Si les histoires de maisons communautaires vous intriguent, comment Corinne Masiero vit avec sept autres adultes dans le Pas-de-Calais va vous étonner. Et si vous aimez les secrets bien gardés, la maladie que Bourvil a cachée jusqu’à son dernier tournage mérite le détour.

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