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« Les filles hystériques n’ont aucune pudeur » : Anny Duperey refuse de lâcher Patrick Bruel malgré la tempête

Publié par Cassandre le 08 Juin 2026 à 14:02

Patrick Bruel voit sa carrière s’effondrer sous le poids des accusations. Concerts annulés, pièce de théâtre stoppée net, retrait des Enfoirés : les portes se ferment une à une. Mais une voix inattendue refuse de se taire. Anny Duperey, 78 ans, prend le micro dans un podcast exclusif et lâche des mots que personne n’attendait.

Anny Duperey en interview sur le plateau d'ABC Talk TV, portant une veste noire à motifs et un foulard vert

Patrick Bruel, une carrière en chute libre depuis les accusations

L’été 2025 devait être celui du retour sur scène. Au lieu de ça, Patrick Bruel accumule les annulations comme d’autres collectionnent les dates de tournée. Sa pièce Deuxième partie, jouée au théâtre Édouard VII à Paris, a été interrompue avant la date prévue du 7 juin.

Le 3 juin, des militantes du collectif NousToutes se sont rendues sur place et ont obtenu l’annulation de la représentation. Le climat autour de la salle était devenu trop tendu pour continuer. La production a préféré baisser le rideau.

Mais ce n’est que la partie visible. Sa société 14 Productions a annoncé l’annulation de toute la tournée estivale dans un communiqué évoquant un « souci d’apaisement et de responsabilité ».

Les concerts au Cirque d’Hiver prévus les 16, 17 et 18 juin, ceux de la tournée Alors regarde 35, et même ses dates au Canada en décembre : tout est passé à la trappe.

Dans un paysage où d’autres artistes affrontent leurs propres épreuves, l’interprète de Place des Grands Hommes a aussi décidé de se retirer des Enfoirés. Il ne sera pas sur scène début 2027.

« Je sais que ma carrière est terminée. » Ces mots, rapportés par Paris Match, résument l’état d’esprit d’un homme de 67 ans qui voit son monde se refermer. Visé par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles, Bruel fait face à des témoignages qui se multiplient. Et pendant que les figures publiques françaises font l’objet de scrutins permanents, lui subit un verdict populaire bien avant celui de la justice.

Anny Duperey sort du silence et assume chaque mot

Lio, Christophe Willem, Marguerite de la Star Academy : de nombreux artistes ont pris position sur l’affaire. Mais la voix d’Anny Duperey détonne. Invitée le 5 juin par Karim Sebbouh dans le podcast ON DIT TOUT AU PUBLIC, la comédienne n’a rien édulcoré.

Il faut dire que ce n’est pas sa première prise de parole. Quelques semaines plus tôt, sur la chaîne YouTube d’ABC Talk TV, elle avait estimé que Bruel « aurait pu porter plainte pour agression sexuelle avec les filles qui se jetaient sur lui ». La phrase avait déclenché une vague de critiques. Deux mois plus tard, elle ne recule pas d’un centimètre.

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« J’avais vu un reportage, il y a longtemps, où les filles se jetaient sur lui », raconte-t-elle. Puis elle enfonce le clou : « Quand elles sont hystériques et qu’elles veulent quelque chose, elles n’ont aucune pudeur. Aucune. Ça fonce une nana.

Ce n’est pas plus doux qu’un garçon quand ça s’y met. » Des propos bruts, assumés, qui résonnent comme un écho à d’autres affaires médiatiques où les lignes entre accusation et jugement se brouillent.

Concernant ce qui est reproché à Bruel, Duperey nuance sans excuser : « Je ne sais pas ce qu’il a fait, ce qu’il n’a pas fait. Peut-être il a été lourdingue avec des nanas. Est-ce au point de briser une carrière ? » Une question qui, dans le climat actuel de la société française, n’a rien d’anodin.

Scène de théâtre vide avec rideau rouge à moitié fermé et projecteur solitaire

« La mise à mort populaire » : le mot qui résume toute sa colère

C’est dans la dernière partie de l’entretien que la comédienne livre sa conviction la plus tranchée. « Je suis profondément féministe et je pense qu’il y a des choses qui doivent changer », affirme-t-elle d’abord. Le préambule est posé. Elle reconnaît les abus de pouvoir, les « choses terribles » qui ont existé.

Puis le ton bascule. « Par contre, cette manie où toutes les semaines il y a un mec connu à abattre, ça, ça m’énerve. » Anny Duperey pointe ce qu’elle perçoit comme une dérive : la condamnation sans procès. « On annule ses concerts avant même qu’il ait été jugé. C’est la mise à mort populaire », lâche-t-elle.

L’expression est forte. Elle résume un débat qui dépasse largement le cas Bruel : où placer le curseur entre la parole des victimes et la présomption d’innocence ? La comédienne, elle, a choisi son camp. Celui de la justice — celle des tribunaux, pas celle des réseaux sociaux ni des collectifs militants. On peut être en désaccord. Mais on ne peut pas lui reprocher de manquer de cohérence dans sa posture.

Ce qui frappe, c’est le contraste entre une femme de 78 ans qui assume chaque syllabe et un homme de 67 ans qui semble déjà résigné. Bruel murmure que « sa carrière est terminée ». Duperey, elle, crie que le verdict n’a pas encore été rendu.

Dans cette affaire, tout le monde a un avis. Mais rares sont ceux qui acceptent d’en payer le prix médiatique. Anny Duperey vient de prouver qu’elle fait partie de cette catégorie-là. Reste une question : quand la justice tranchera enfin, qui aura eu raison — la rue ou le tribunal ?

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