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« Je vais te faire crier » : le Top Chef Arnaud Delvenne accusé de harcèlement, il reconnaît les faits

Publié par Hannah le 12 Juil 2026 à 8:12
« Je vais te faire crier » : le Top Chef Arnaud Delvenne accusé de harcèlement, il reconnaît les faits

Un finaliste adoré du public, une enseigne de bistrots réputée, et un jeune commis qui garde son téléphone dans sa poche pour enregistrer. L’histoire d’Arnaud Delvenne ressemble à celle de trop d’affaires récentes dans le monde de la restauration et du spectacle.

Sauf que cette fois, l’accusé lui-même reconnaît les faits. « Il y a faute, clairement, j’ai mal agi », aurait-il déclaré. Une phrase qui change tout dans ce genre de dossier, où le déni est souvent la première ligne de défense.

Des compliments, puis des propos qui dérapent

Tout commence, comme souvent, par des attentions qui paraissent anodines. Arnaud Delvenne, chef belge de 40 ans révélé au grand public lors de Top Chef 2022, complimente son jeune commis.

Puis le ton change. Des confidences sur sa vie privée surgissent, de plus en plus crues. Une phrase en particulier interpelle : « Je vais te faire crier comme je l’ai fait avec un Kabyle hier soir. »

Des messages plus ambigus suivent, où un flirt semble s’installer. Le salarié visé, prénommé Samuel, se retrouve démuni face à cette situation qui s’installe dans la durée.

Le quotidien d’un commis dans l’ombre d’un chef médiatisé

Depuis sa participation à l’émission de M6, Arnaud Delvenne travaille pour les bistrots Pas Parisiens. L’enseigne compte 16 établissements à Paris et en banlieue, un empire de la restauration haut de gamme.

Détail qui donne du poids à l’affaire : Stéphane Rotenberg, présentateur de Top Chef, est coactionnaire de ce groupe. Le monde de la télé-réalité culinaire et celui de la gestion de restaurants se retrouvent ainsi mêlés au même dossier.

Téléphone portable dissimulé dans une poche de tablier de cuisine pour enregistrer discrètement

C’est dans ce cadre professionnel, où la hiérarchie et la notoriété du chef pèsent lourd, que le harcèlement aurait pris racine. Un contexte qui rappelle d’autres affaires où la notoriété d’une personnalité complique la parole des victimes.

Un commis qui a fini par tout enregistrer

Face à l’ampleur de la situation, Samuel a fini par changer de stratégie. Sur la fin, il gardait systématiquement son téléphone allumé dans sa poche pendant ses journées de travail.

L’objectif : documenter précisément ce qu’il vivait, dans la perspective d’une plainte. Une démarche qui rejoint celle de nombreuses victimes de harcèlement en milieu professionnel, contraintes de se constituer leurs propres preuves faute de témoins directs.

Ces enregistrements pourraient s’avérer déterminants dans la procédure à venir, d’autant que le chef reconnaît lui-même une partie des faits reprochés.

Une reconnaissance rare dans ce type d’affaire

Dans la majorité des dossiers de harcèlement sexuel médiatisés, l’accusé nie en bloc, comme cela a pu être observé dans plusieurs affaires récentes touchant le monde du spectacle.

Ici, Arnaud Delvenne semble avoir choisi une autre voie en admettant sa faute. Cela ne signifie pas pour autant que la procédure judiciaire s’arrêtera là : reconnaître des faits n’efface pas les conséquences pénales et professionnelles qui peuvent en découler.

Reste à savoir comment les bistrots Pas Parisiens, et Stéphane Rotenberg en tant que coactionnaire, vont réagir face à cette affaire qui touche directement l’un de leurs chefs les plus en vue.

Ce que dit la loi sur le harcèlement au travail

Le harcèlement moral et sexuel au travail est puni par le Code pénal, avec des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison et de lourdes amendes selon les circonstances aggravantes.

La position hiérarchique de l’auteur, comme c’est le cas ici avec un chef reconnu face à un commis, constitue justement une circonstance aggravante devant les tribunaux.

L’affaire, révélée par Le Parisien, devrait connaître des développements judiciaires dans les prochains mois. Pour suivre l’évolution de ce dossier et d’autres enquêtes similaires, vous pouvez ajouter Le Parisien en source favorite sur Google ou consulter directement le kiosque numérique du journal.

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