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« Qu’on ne juge pas sa décision » : l’avocat d’Arnaud Denis révèle ses derniers mots avant l’euthanasie

Publié par Hannah le 26 Sep 2026 à 7:54
arnauddenis

Arnaud Denis s’est éteint ce mardi 22 septembre 2026, à Namur, en Belgique, après avoir eu recours à l’euthanasie. Trois jours plus tôt, le comédien annonçait sur Instagram l’échec de son ultime recours en justice contre le fabricant de sa prothèse de hernie. Son avocat, Philippe Courtois, a accepté de raconter les dernières heures partagées avec son client, et la demande bouleversante qu’il lui a confiée avant son départ pour la Belgique.

Une plainte classée sans suite, un dernier message sur Instagram

Arnaud Denis, nommé à trois reprises aux Molières, disait endurer d’importantes souffrances depuis une opération réalisée le 17 juillet 2023. Une prothèse lui avait alors été posée dans le cadre d’une cure de hernie inguinale. Comme d’autres personnalités qui finissent par rendre publiques des épreuves de santé longtemps tenues secrètes, il avait choisi de témoigner en détail de son calvaire.

Le 5 janvier 2026, il dépose plainte auprès du parquet de Paris avec l’aide de Philippe Courtois. L’objectif : faire reconnaître l’impact de cette prothèse sur son état de santé. Mais la procédure aboutit à un classement sans suite, annoncé trois jours avant sa mort.

Sur Instagram, Arnaud Denis écrit alors : « Plainte classée sans suite. Pas de justice pour les victimes de prothèses de hernie. » Une sobriété de façade qui cache, selon son avocat, une détresse immense. Cette manière de protéger son entourage jusqu’au bout rappelle la discrétion revendiquée par d’autres familles, comme celle de Michael Schumacher, sur des sujets intimes.

Le dernier échange avec son avocat, samedi précédant sa mort

Interrogé par Paris Match jeudi 24 septembre, Philippe Courtois décrit cette affaire comme « la plus difficile de sa carrière ». L’avocat à la Cour de Bordeaux raconte avoir échangé une dernière fois avec Arnaud Denis le samedi précédant sa mort, au lendemain du classement sans suite de sa plainte.

Les deux hommes évoquent d’abord la décision de justice tout juste communiquée. Un rejet judiciaire qui rappelle, sur un tout autre plan, la manière dont certaines plaintes déposées par des personnalités connaissent des issues inattendues devant la justice française. Puis vient le sujet du départ pour Namur.

« La veille, nous avions reçu le classement sans suite de sa plainte. Nous en avons beaucoup discuté. Puis est venu le sujet de son départ pour Namur. Il m’a demandé de tout faire pour qu’on ne juge pas sa décision, que l’on respecte sa mémoire et l’intimité de sa famille », confie Philippe Courtois. Des affaires classées ou jamais totalement résolues, comme certains dossiers judiciaires très médiatisés, laissent souvent ce goût d’inachevé aux familles concernées.

Banc d'hôpital vide avec dossier médical posé

Le témoignage détaillé d’un corps à bout

Quelques jours après cet échange, mardi 22 septembre, Arnaud Denis a eu recours à l’euthanasie à Namur. Avant cela, il avait raconté avec une précision rare les troubles qu’il disait avoir connus après l’intervention du 17 juillet 2023. Comme d’autres histoires qui basculent brutalement, la sienne mêlait espoir de guérison et dégradation continue.

« Dans la première semaine, j’avais le testicule qui était devenu tout noir, j’avais des maux de ventre épouvantables, j’ai eu du sang dans les selles, du sang dans les urines, j’ai commencé à faire des malaises, à devenir blafard, j’ai eu des maux de tête, j’ai eu des acouphènes, j’ai commencé à avoir une vision floue », avait-il témoigné.

Il ajoutait ne plus pouvoir rester assis, ni s’alimenter normalement, décrivant une sensation permanente de tiraillement dans les viscères.

« C’est une horreur, j’ai perdu 17 kg en trois mois », avait-il conclu. Cette description détaillée visait précisément à faire reconnaître, devant la justice, l’impact réel de sa prothèse sur son organisme — une reconnaissance que le classement sans suite lui aura finalement refusée. Voici avait suivi de près les prises de parole du comédien sur son calvaire médical, jusqu’à ses derniers messages publics.

Arnaud Denis n’aura pas obtenu la reconnaissance judiciaire qu’il réclamait, mais il aura demandé une seule chose à son avocat : qu’on respecte son choix. Certains secrets de famille ne se révèlent d’ailleurs que des années plus tard, comme celui découvert récemment par Raphaël Glucksmann sur son propre grand-père.

Et parfois, ce sont des secrets bien plus inattendus qui refont surface, à l’image de ce couple ayant caché 17 millions d’euros à ses enfants pendant deux ans.

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