Bernadette Chirac est morte : cette femme pour qui Jacques a failli tout quitter en 1975


Bernadette Chirac s’est éteinte ce vendredi 5 juin à l’âge de 93 ans. Pendant des décennies, elle a incarné la loyauté conjugale face aux frasques d’un mari devenu président. Mais dans les années 70, un épisode a failli faire voler en éclats leur couple : une idylle passionnée entre Jacques Chirac et une journaliste du Figaro, si intense qu’il envisageait le divorce.
1975 : quand Jacques Chirac tombe sous le charme d’une journaliste

L’histoire commence autour d’un déjeuner improbable. En 1975, Jacques Chirac est alors Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Une jeune reporter nommée Jacqueline Chabridon, envoyée par sa rédaction pour le suivre, partage sa table.
La scène fondatrice tient du roman : une tête de veau. Épicurien assumé, Chirac est bluffé par l’appétit de la journaliste. Le charme opère instantanément, et ce qui devait rester un échange professionnel bascule dans la passion.
Pendant plus d’un an, les deux amants vivent une relation intense. Jacques Chirac retrouve régulièrement Jacqueline Chabridon dans une garçonnière discrète et romantique, située rue de Marignan à Paris. Le secret est mal gardé.
Car l’homme politique ne se cache guère. Il s’affiche avec la journaliste lors de ses déplacements officiels, au point que l’entourage commence à s’inquiéter. En coulisses, Bernadette Chirac observe, encaisse, mais ne bronche pas publiquement.
Fou amoureux, Jacques Chirac était prêt à quitter Bernadette
Ce n’était pas une simple aventure. Jacques Chirac, père de deux filles — Laurence, née en 1958, et Claude, née en 1962 — envisageait sérieusement de tout plaquer. L’intensité de ses sentiments pour Jacqueline Chabridon dépassait le cadre d’une passade.
Face à cette menace, Bernadette Chirac choisit une stratégie redoutable. Plutôt que le scandale ou les larmes, elle s’allie avec Marie-France Garaud, la puissante conseillère politique de son mari. Ensemble, elles orchestrent une contre-offensive froide et calculée.
Une phrase, rapportée par Le Point, résume toute la tension de cette période. Bernadette aurait glissé à Jacques, sans détour : « Si vous me quittez, vous ne serez jamais président. » Six mots qui pesaient plus lourd que n’importe quelle déclaration d’amour.
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L’avertissement fait mouche. Entre l’Élysée et la rue de Marignan, Jacques Chirac finit par choisir l’ambition. Les affaires de cœur cèdent devant la soif de pouvoir. Les amants se séparent définitivement en 1978, après trois années de passion clandestine.
Bernadette, elle, reste. Digne, silencieuse, fidèle à son rôle. Elle ne divorcera jamais.
Le destin tragique de Jacqueline Chabridon après la rupture
L’histoire de Bernadette Chirac est aussi celle d’une rivale brisée. Tandis que Jacques Chirac poursuit son ascension fulgurante vers la présidence, Jacqueline Chabridon sombre. La journaliste, qui avait couvert la politique au Figaro pendant onze ans, tente de mettre fin à ses jours.
Le détail le plus glaçant de cet épisode tient en une absence. L’homme qu’elle a profondément aimé ne viendra jamais la consoler à son chevet. Pas un appel, pas une visite. Jacques Chirac tourne la page avec une froideur que ses biographes n’ont jamais cessé de commenter.
Bernadette Chirac avait gagné son pari. Son mari deviendra maire de Paris en 1977, puis président de la République en 1995. Pendant toutes ces années, elle reste à ses côtés, forgée par l’épreuve des années 70. Sa popularité auprès des Français, souvent supérieure à celle de son mari dans les sondages, ne s’est jamais démentie.
Jusqu’à la fin, l’ex-Première dame a incarné une forme de résistance silencieuse face aux trahisons. Un rôle qu’elle n’a jamais choisi mais qu’elle a tenu avec une constance que même ses détracteurs saluaient.
Bernadette Chirac emporte avec elle le secret d’un mariage qui a tenu grâce à une phrase et une volonté de fer. Reste cette question que beaucoup se posent aujourd’hui : et si elle n’avait rien dit ce jour-là, la France aurait-elle eu un autre président ?