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Bernadette Chirac, 92 ans : ces signaux qui inquiètent sur son état de santé

Publié par Gabrielle Nourry le 06 Fév 2026 à 21:02

À 92 ans, Bernadette Chirac se fait plus rare que jamais. Fauteuil roulant, apparitions comptées, entourage restreint : tout semble indiquer une santé fragile. Ces derniers mois, plusieurs signaux ont relancé les interrogations sur son état réel. Jusqu’à ce que son petit-fils prenne enfin la parole.

bernadette chirac

Bernadette Chirac, une figure qui s’est peu à peu effacée de la scène publique

Pendant de nombreuses années, Bernadette Chirac a occupé une place singulière dans la vie publique française. Première dame de 1995 à 2007, elle a longtemps incarné une présence constante aux côtés de Jacques Chirac, multipliant les déplacements officiels, les engagements associatifs et les prises de parole publiques. À l’époque, son visage faisait partie du quotidien politique et médiatique du pays.

Depuis la fin du second mandat présidentiel de son mari, puis plus encore depuis son décès en septembre 2019, Bernadette Chirac a progressivement disparu de l’espace public. Cette mise en retrait n’a jamais été officiellement expliquée, mais elle s’est imposée comme une évidence. À plus de 90 ans, l’ancienne Première dame a choisi la discrétion, réduisant drastiquement ses apparitions et ses interventions.

La dernière image marquante de Bernadette Chirac remonte à 2019. Cette année-là, elle avait accepté de poser aux côtés de Didier Deschamps pour le lancement de l’opération Pièces Jaunes, une cause qu’elle a portée pendant des décennies. Depuis cette apparition, plus aucune présence médiatique notable n’avait été signalée, renforçant l’idée d’un effacement progressif.

Brigitte Macron donne des nouvelles de Bernadette Chirac, très affaiblie par les années

Ce silence prolongé n’est pas passé inaperçu. Habituellement très suivie, Bernadette Chirac est devenue une figure absente, presque invisible, alors même que son nom reste associé à de grandes causes nationales. L’absence d’images récentes, l’absence de déclarations publiques et le choix de ne plus se rendre à des événements officiels ont nourri de nombreuses interrogations.

À 92 ans, cet effacement progressif s’inscrit aussi dans une logique générationnelle. Bernadette Chirac appartient désormais à une génération de responsables politiques et de figures publiques qui ont quitté la scène. Mais dans son cas, cette disparition s’est faite sans annonce, sans communiqué, sans mot d’adieu. Un retrait silencieux, presque pudique.

Ce choix de la discrétion tranche avec l’énergie et la visibilité qui ont longtemps caractérisé son engagement. Pendant plus de trente ans, elle a été l’un des visages les plus actifs du monde associatif français, en particulier dans le domaine de la santé. La voir ainsi absente, alors même que ses combats restent d’actualité, n’a fait qu’alimenter les interrogations sur son état réel.

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Ce lent effacement de la scène publique constitue le premier signal d’une fragilité supposée. Un silence qui, à lui seul, a suffi à susciter l’inquiétude, avant même que d’autres éléments viennent renforcer cette impression.

Des problèmes de santé évoqués depuis plusieurs années

Depuis la seconde moitié des années 2010, les informations sur la santé de Bernadette Chirac reviennent par petites touches, souvent via des proches ou à l’occasion d’événements précis. En 2015, elle quitte le conseil général de la Corrèze, une décision alors associée à un état de santé devenu plus fragile. À partir de 2018, elle ne participe plus aux opérations des Pièces Jaunes, alors qu’elle en était l’image historique depuis les années 1990.

L’année 2016 marque un premier signal très concret. Bernadette Chirac est hospitalisée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, une première fois à l’automne pour un « coup de fatigue », puis de nouveau en novembre pour une « détresse respiratoire ». À l’époque, son entourage indique qu’elle est sortie et qu’« elle va mieux », mais le simple fait de ces hospitalisations rapprochées alimente déjà l’idée d’une santé plus vulnérable.

En 2019, au moment du décès de Jacques Chirac, les rares éléments qui filtrent autour de Bernadette Chirac renforcent cette impression. Elle se rend à l’hommage aux Invalides, sans apparition médiatique officielle, et certains médias rapportent alors, en s’appuyant sur des proches, que son état est jugé très précaire. C’est aussi à cette période qu’elle se retire encore davantage, au point que sa présence publique devient exceptionnelle.

Pour quelle raison Jacques Chirac et sa femme Bernadette se vouvoyaient-il ?

Au fil des années suivantes, plusieurs articles évoquent une mobilité réduite et un quotidien recentré sur un cercle très restreint. Plusieurs sources expliquent que Bernadette Chirac se déplace désormais en fauteuil roulant, ce qui rend ses sorties d’autant plus rares et plus encadrées. Cette situation contribue à entretenir le sentiment d’une figure affaiblie, que l’on protège, et dont on préfère éviter l’exposition.

Ce contexte explique pourquoi chaque signe, chaque déplacement, chaque apparition, même brève, prend immédiatement une dimension particulière. Quand une personnalité aussi connue disparaît presque totalement de la scène publique, la santé devient forcément une question centrale, même sans déclaration officielle. Et c’est précisément ce qui alimente, depuis plusieurs années, les interrogations autour de Bernadette Chirac.

Claude Chirac, devenue l’aidante de sa mère

Depuis plusieurs années, c’est Claude Chirac qui accompagne au quotidien sa mère. La fille cadette de l’ancien couple présidentiel a progressivement pris ce rôle d’aidante, à mesure que l’état de santé de Bernadette Chirac nécessitait une présence constante et une organisation adaptée. Une situation qu’elle n’a jamais cherchée à médiatiser, mais qu’elle a fini par évoquer publiquement, avec retenue.

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En 2022, Claude Chirac accepte de parler de cette réalité sur France Inter. Elle y décrit un engagement total, souvent méconnu, mais essentiel. « C’est presque un métier », explique-t-elle, en insistant sur la responsabilité que cela représente. Elle ajoute que ce rôle d’aidant demande à la fois de la vigilance, des compétences pratiques et une grande disponibilité, car « la vie d’une personne fragile est entre vos mains à certains moments ». Des propos qui donnent un éclairage précis sur son quotidien auprès de sa mère.

Ce choix s’inscrit dans un parcours personnel cohérent. Pendant près de vingt ans, Claude Chirac a été l’une des conseillères les plus proches de son père, Jacques Chirac, l’accompagnant dans sa vie politique jusqu’à la fin de ses mandats. Après le retrait puis le décès de l’ancien président en septembre 2019, elle poursuit cet engagement familial auprès de sa mère, dans une continuité assumée.

Claude Chirac a également expliqué que cette décision n’allait pas de soi et qu’elle n’était possible que grâce à un entourage solide. Sur France Inter, elle confiait pouvoir assumer ce rôle « grâce à [son] mari, à son soutien moral, affectif et matériel aussi », soulignant que cette situation n’est pas accessible à toutes les familles. Une remarque qui renvoie à une réalité sociale plus large, souvent invisible.

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Ce rôle d’aidante prend aussi une dimension particulière au regard de l’histoire familiale. Claude Chirac a perdu sa sœur Laurence Chirac en 2016, après de longues années de maladie. Elle a souvent expliqué combien cette épreuve avait marqué la famille et influencé sa manière d’envisager l’accompagnement des proches fragiles. Aujourd’hui, cette présence auprès de Bernadette Chirac apparaît comme un prolongement naturel de cet engagement.

Dans ce contexte, la discrétion entourant la santé de l’ancienne Première dame s’explique en grande partie par cette organisation familiale. Claude Chirac veille, protège, filtre. Et ce choix de rester en retrait, loin de la scène publique, contribue à renforcer le sentiment d’inquiétude qui entoure Bernadette Chirac, tout en soulignant la solidité du lien qui unit la mère et la fille.

Une sortie exceptionnelle qui intrigue : Bernadette Chirac à l’Élysée

Après plusieurs années sans apparition publique notable, la présence de Bernadette Chirac à l’Élysée, le 28 janvier 2026, a surpris jusque dans les cercles les plus avertis. À 92 ans, l’ancienne Première dame n’était plus sortie officiellement depuis longtemps, au point que beaucoup pensaient qu’elle ne se déplaçait désormais plus du tout pour des événements institutionnels.

Cette sortie s’est faite dans des conditions très particulières. Selon La Tribune Dimanche, la cérémonie s’est déroulée en tout petit comité, dans le Salon doré, le bureau officiel du président de la République. Aucun protocole élargi, aucune prise de parole publique, aucune image officielle diffusée immédiatement. Un format volontairement restreint, qui tranche avec les grandes cérémonies habituellement organisées à l’Élysée.

Autour de Bernadette Chirac, seules quelques personnes étaient présentes. Sa fille Claude Chirac, devenue son aidante, était à ses côtés, tout comme son gendre Frédéric Salat-Baroux et son unique petit-fils Martin Rey-Chirac. Du côté de l’exécutif, Emmanuel Macron et Brigitte Macron assistaient à la cérémonie. Cette configuration très familiale renforce l’idée d’un moment pensé avant tout pour elle, et non pour l’image.

Cette apparition, aussi brève que discrète, n’a pas manqué de relancer les interrogations. Le fait que Bernadette Chirac accepte de se déplacer jusqu’au Palais de l’Élysée, malgré son âge et un état de santé jugé fragile, a été perçu comme un signal fort. Pour certains observateurs, il s’agissait d’un effort exceptionnel, consenti pour une occasion jugée suffisamment importante.

Anniversaire de Bernadette Chirac

La rareté de cette sortie a également contribué à son retentissement. Lorsqu’une personnalité publique disparaît aussi longtemps de la scène, chaque réapparition devient un événement en soi. Dans le cas de Bernadette Chirac, cette présence à l’Élysée a immédiatement suscité des questions : comment va-t-elle réellement ? Était-ce un déplacement unique, ou le signe d’une amélioration passagère ?

Ce moment, soigneusement maîtrisé, marque en tout cas une rupture avec le silence qui entourait l’ancienne Première dame. Une sortie brève, entourée des siens, mais suffisamment symbolique pour raviver l’attention et préparer le terrain à une annonce plus large, dont la portée n’allait être pleinement comprise que quelques jours plus tard.

Une décoration lourde de sens à 92 ans

La sortie de Bernadette Chirac à l’Élysée n’avait rien d’anodin. Si l’ancienne Première dame a accepté de se déplacer malgré son âge et une santé fragile, c’est pour recevoir une distinction hautement symbolique. Le 28 janvier 2026, Emmanuel Macron lui remet les insignes d’officier de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

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Cette décoration vient saluer un engagement de longue date, bien au-delà de son rôle institutionnel d’épouse de président. Bernadette Chirac a consacré une large partie de sa vie publique au monde associatif, en particulier dans le domaine de la santé. Pendant plus de trente ans, elle a été l’une des figures centrales de la Fondation Hôpitaux de Paris–Hôpitaux de France, présidant l’opération Pièces Jaunes et en faisant une cause nationale reconnue.

C’est précisément cet engagement que la cérémonie entendait mettre à l’honneur. Selon La Tribune Dimanche, la distinction récompense son action en faveur des enfants hospitalisés, mais aussi son implication auprès d’autres structures, comme la Fondation Pompidou ou la Maison de Solenn, dédiée à la prise en charge des adolescents en souffrance. Une reconnaissance tardive, mais jugée pleinement méritée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

La présence de Brigitte Macron lors de cette cérémonie n’était pas anodine. En 2019, Bernadette Chirac lui avait officiellement transmis la présidence de la Fondation Hôpitaux de Paris, après l’avoir dirigée pendant plus de vingt-cinq ans. Ce passage de relais avait marqué la fin d’une époque et symbolisé la continuité d’un engagement entre deux Premières dames, au-delà des clivages politiques.

brigitte macron pieces jaunes @dr

À 92 ans, cette décoration prend une dimension particulière. Elle intervient à un moment de la vie où Bernadette Chirac n’apparaît presque plus en public, où chaque déplacement est compté, préparé, entouré. Plus qu’un honneur protocolaire, cette remise de la Légion d’honneur apparaît comme une forme de reconnaissance ultime, adressée à une femme dont l’action s’est souvent exercée loin des projecteurs.

Un silence persistant autour de sa santé, enfin brisé par son petit-fils

Depuis plusieurs années, les informations concernant la santé de Bernadette Chirac se font rares. Après son retrait progressif de la vie publique, aucun communiqué, aucune prise de parole directe n’est venu préciser son état. Ce silence, entretenu par son entourage, a naturellement alimenté les interrogations autour de sa fragilité.

À 92 ans, l’absence d’images récentes et la discrétion totale autour de son quotidien ont renforcé l’idée d’une santé déclinante. Seules quelques confidences indirectes de sa fille Claude, évoquant son rôle d’aidante, avaient permis d’entrevoir une réalité plus délicate, sans jamais entrer dans le détail.

C’est finalement son unique petit-fils, Martin Rey-Chirac, qui a accepté de prendre la parole. Le 4 février 2026, auprès de Gala, il livre un témoignage rare, attendu, et surtout rassurant. Il décrit une grand-mère consciente de la reconnaissance qu’elle reçoit et entourée de ses proches.

Interrogé sur son état de santé, Martin Rey-Chirac choisit des mots simples mais forts. « Comme le disent les Anglo-Saxons, c’est une tough woman, une dure à cuire. Elle est très solide », assure-t-il, balayant les inquiétudes les plus alarmistes. Une déclaration qui tranche avec le flou entretenu jusqu’alors.

À 29 ans, le petit-fils de l’ancienne Première dame évoque aussi la fierté ressentie par Bernadette Chirac face à l’hommage qui lui a été rendu. « Au crépuscule de sa vie, c’est une belle reconnaissance », confie-t-il, soulignant l’importance symbolique de ce moment.

Sans nier la réalité de l’âge et des fragilités qui l’accompagnent, ces paroles apportent un éclairage plus apaisé. Elles dessinent le portrait d’une femme âgée, discrète, mais toujours solide, entourée et protégée, loin de l’image d’une figure au plus mal que son silence avait pu laisser croire.

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