« J’arnaque » : Camille Combal confie à Hugo Clément avoir bricolé un faux diplôme pour débuter à Fun Radio
Une photocopie, un culot monstre et une pause café. Voilà, d’après Camille Combal, les ingrédients qui ont lancé sa carrière radio. Invité du podcast UNBX d’Hugo Clément, l’animateur de TF1 a lâché un « J’arnaque » sans détour. Reste à comprendre comment un faux diplôme l’a mené d’une rédaction à l’antenne, puis chez NRJ, en quelques semaines.

Une pause café, un stagiaire sur le départ et un « J’arnaque » assumé
Comment devient-on l’un des visages phares de TF1 ? Pour Camille Combal, tout commence par une photocopie. Invité du podcast UNBX, animé par Hugo Clément, il raconte sans fard comment il s’est fabriqué un faux diplôme de journaliste.
Quand son hôte l’interroge sur sa méthode pour se faire remarquer, la réponse tient en un mot : « J’arnaque ». Pas de métaphore, pas de fausse pudeur. L’animateur assume le coup de bluff.
Le décor, c’est Fun Radio. Le jeune Camille y traîne à l’étage pendant ses pauses café. C’est là qu’il apprend qu’un stagiaire du service info s’apprête à quitter la station.
Or ce service envoie une trentaine de flashs dans toute la France, et il faut des petites mains pour les rédiger. Autrement dit, une porte entrouverte. Dans le monde des médias, les trajectoires sont rarement linéaires, et le parcours de Cyril Hanouna le rappelle à sa façon.
Mais on n’entre pas dans une rédaction sur un simple « je suis journaliste ». Il fallait une preuve, et c’est là que la photocopieuse entre en scène.
Photocopieuse, aplomb et étage stratégique : la méthode du stagiaire bluffeur
Le jeune homme se présente à l’équipe : « Il paraît qu’il y a un stagiaire qui s’en va. Figurez-vous que je suis journaliste ». Un membre de la rédaction lui demande s’il est diplômé. Il répond oui, sans sourciller.
Puis il passe à l’acte. « Je descends en bas au service radio, je mythone, je fais une photocopie à l’époque, parce qu’il n’y a pas Claude, donc je fais une photocopie », raconte-t-il à Hugo Clément. La blague sur Claude, l’intelligence artificielle, résume à elle seule l’époque : à l’ère des photocopieuses, un faux se bricolait avec un papier et du culot.
Rien de sophistiqué, donc. Pas de réseau, pas de passe-droit. Juste un document fabriqué à la va-vite et une assurance qui, apparemment, a suffi.
Pourquoi viser précisément ce poste ? Parce que, explique-t-il, « les journalistes sont au même étage que l’antenne. Donc ça me permet d’être là où ça se passe ». Le calcul est limpide : le service info, c’est le couloir qui mène au micro.
L’animateur le sait, et il n’a pas l’intention de rester dans l’ombre. Les départs et les arrivées dans les rédactions racontent souvent des histoires de couloirs, mais celle-ci est assez rare.
Le stratagème fonctionne. Camille Combal décroche son stage au service info de Fun Radio et y reste un an. Il écrit ses premiers textes, s’initie au montage et multiplie les blagues dans les couloirs avec l’équipe.
Le faux diplôme a donc bien rempli sa mission : il lui a ouvert la porte de la station. Mais le plus fou reste à venir, car c’est un licenciement qui va tout précipiter.

48 heures avant l’émission : l’appel qui a tout fait basculer
Dans l’univers de la radio, les secrets de carrière se cachent parfois jusqu’au bout, comme chez Laurent Cabrol sur Europe 1. Ici, c’est un coup de théâtre interne qui change la donne. Max, la star de la station, se fait virer.
Fun Radio monte en urgence une nouvelle émission. Problème : l’animateur prévu se heurte à une clause de non-concurrence. La grille est menacée, et il faut trouver quelqu’un très vite.
« 48 heures avant l’émission, le patron m’appelle, Gaël Sanquer, qui a été mon patron chez NRJ il n’y a pas longtemps, me dit : « Viens, on n’a personne, on va te mettre toi » », se souvient Camille Combal. Il n’avait alors jamais fait d’antenne. Le stagiaire au faux diplôme se retrouve propulsé au micro.
Sur les trois heures d’émission, son rôle se limite à un faux flash info de trois minutes, « dans l’esprit de ce que pouvaient faire Les Nuls ». Trois minutes, c’est court. Il en fait pourtant une affaire de perfectionniste.
Il écrit après l’émission, qui se termine à minuit, jusqu’à 9 heures du matin. Puis il passe l’après-midi à monter ses sons. Un rythme d’ogre pour une rubrique qui tient dans un tiroir.
Le pari paie. Selon lui, cette rubrique attire l’attention de NRJ, au moment où Manu Payet quitte la matinale de la station. On lui propose de le remplacer, alors qu’il n’est à l’antenne de Fun Radio que depuis trois semaines.
Le patron de Fun Radio le retire alors des ondes jusqu’à son arrivée chez la station concurrente, qui le recrute à la fin de l’année. Voilà la promesse tenue : un faux diplôme, un remplacement d’urgence et trois semaines d’antenne ont suffi à faire de lui une recrue convoitée. Et son histoire ne s’arrête pas là.
Du faux diplôme à France Inter : ce que la suite raconte
Cette histoire de bluff n’est pas qu’une anecdote de jeunesse. Elle éclaire un parcours qui a mené l’animateur jusqu’à TF1. Il vient aussi de refermer son second chapitre chez NRJ.
Après deux saisons sur la station, il y a présenté sa dernière émission le 26 juin 2026. Il rejoint ensuite France Inter dès le 4 juillet. Un changement de décor pour celui qui a débuté en photocopiant un papier.
La radio publique prépare d’ailleurs sa rentrée, avec notamment Maïtena Biraben qui remplace Nagui pour une nouvelle émission lancée le 24 août. L’arrivée de Camille Combal s’inscrit dans ce mouvement de recomposition des antennes.
Reste une leçon, que l’intéressé livre à sa façon : le culot ouvre des portes, mais il faut ensuite savoir travailler derrière. Les nuits d’écriture jusqu’à 9 heures du matin en témoignent.
Côté TF1, l’animateur n’est pas le seul à occuper l’actualité : Arthur a lui aussi fait parler de lui avec une annonce récente. Les visages de la chaîne continuent d’alimenter les conversations.
Pour Camille Combal, le chantier du moment s’appelle France Inter. L’ancien stagiaire de Fun Radio y arrive avec une anecdote de plus à raconter. Elle prouve au moins une chose : certaines carrières démarrent sur un malentendu assumé.
Ce faux diplôme photocopié est devenu un récit de légende, et son auteur le raconte avec le sourire. Le bluff d’un soir a fini par faire la carrière d’une vie, mais d’autres coulisses de la télé et de la radio gardent des secrets tout aussi surprenants.
Savez-vous ce que touche Jean-Pierre Foucault pour présenter le Loto ? Et si l’on vous disait que la production de Fort Boyard a fait disparaître le Père Fouras, sauriez-vous pourquoi ?