« C’est un délicieux poison » : Carla Bruni révèle la promesse faite à Giulia qui l’a poussée à arrêter l’alcool
L’ancienne première dame a pris une décision radicale concernant sa consommation d’alcool. Invitée d’un podcast, Carla Bruni s’est livrée sans filtre sur ses années de dépendance et sur la personne qui l’a convaincue de tout arrêter. Une confidence qui éclaire d’un jour nouveau le rapport complexe de la chanteuse à l’addiction.
Un aveu sans détour sur le podcast « Sens et confidences »

C’est face à l’animatrice Judith Beller que Carla Bruni a choisi de se confier. L’ancienne mannequin et chanteuse a lâché une phrase simple, presque banale, mais lourde de sens : « Je n’en bois plus pendant un an. » Six mois après le début de l’année, la résolution tenait toujours.

Pas question pour elle de minimiser la difficulté. Carla Bruni ne parle pas d’un défi tendance comme le « Dry January » que beaucoup abandonnent dès février. Elle décrit un vrai combat, celui d’une femme qui se reconnaît comme dépendante et qui a décidé d’agir.
Ce qui frappe dans sa prise de parole, c’est l’absence totale de faux-semblant. Là où d’autres célébrités enrobent leurs confidences de précautions, l’épouse de Nicolas Sarkozy emploie des mots crus. Elle qualifie l’alcool de « délicieux poison indigeste » et reconnaît qu’en buvant, « on empoisonne un peu quelque chose ». Mais c’est une autre révélation qui a retenu l’attention.
La demande de Giulia qui a tout déclenché
Derrière cette décision, il y a une adolescente. Giulia Sarkozy, la fille de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, a formulé une demande directe à sa mère : « Tiens, ne bois pas d’alcool pendant un an. » La réponse a été immédiate. « J’ai dit d’accord », raconte la chanteuse.

Cette scène, d’une simplicité désarmante, dit beaucoup sur la dynamique familiale. C’est la fille qui pose le cadre, et la mère qui s’y plie. Carla Bruni ne présente pas ce défi comme une contrainte, mais comme un « grand bonheur ». Elle espère qu’au bout de douze mois sans une goutte, « la modération coulera dans ses veines ».
L’enjeu dépasse le simple challenge personnel. L’ancienne première dame sait que ses précédentes tentatives n’ont jamais abouti. Elle a admis par le passé flancher « tous les mois » lors de ses cures. La promesse faite à sa fille agit comme un levier émotionnel bien plus puissant qu’une résolution solitaire.
« Pour moi, une petite bière c’est comme de l’eau minérale »
Cette confession n’est pas la première. En janvier 2024, sur le podcast « Contre-addictions » de Rose, Carla Bruni avait déjà abordé son rapport problématique à la boisson. Les mots étaient alors encore plus directs. Elle s’était décrite comme une « addict » incapable de s’arrêter « à la douce ivresse ».
Sa phrase la plus marquante résumait le problème : « Pour moi, une petite bière, c’est comme de l’eau minérale. » Autrement dit, l’effet modérateur que la plupart des gens ressentent après un verre n’existe pas pour elle. Le mécanisme de frein est absent, et chaque consommation appelle la suivante.
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À cette époque, elle avait aussi évoqué le rôle de Nicolas Sarkozy dans sa lutte. « Il m’aide à m’arrêter parce qu’il ne boit pas », confiait-elle. L’ancien président, décrit comme peu enclin au « lâcher prise », représente un point d’ancrage dans un quotidien où la tentation est permanente. « On n’est pas les mêmes prototypes », résumait-elle avec humour.
Le contraste entre les deux époux est saisissant. D’un côté, un homme qui ne touche pas à l’alcool. De l’autre, une femme qui reconnaît être prisonnière d’une addiction. Mais cette asymétrie semble avoir joué en faveur de Carla Bruni, lui offrant un environnement familial protecteur.
Entre « savoir-vivre » et poison : le discours qui a changé
Ce qui frappe en comparant ses deux interventions, c’est l’évolution du discours. En 2024, Carla Bruni parlait de l’alcool comme d’une « chose merveilleuse » tout en reconnaissant sa dépendance. Le ton oscillait entre fascination et lucidité. Aujourd’hui, les mots ont basculé.
« Ça change tout, l’alcool », affirme-t-elle désormais. Elle concède que la boisson reste un « savoir-vivre » et un « savoir-faire » profondément ancré dans la culture française. Mais elle ajoute aussitôt qu’il faut « se souvenir qu’on empoisonne un peu quelque chose ». Le mot « poison » revient deux fois dans ses propos récents.

Cette prise de conscience n’est pas anodine venant d’une femme qui a longtemps incarné un certain art de vivre à la française. Carla Bruni à 57 ans redéfinit sa relation au plaisir. L’alcool n’est plus ce compagnon glamour des soirées parisiennes, mais un adversaire qu’elle affronte chaque jour.
Le vrai test reste à venir
Reste la question que tout le monde se pose : tiendra-t-elle sa promesse jusqu’au bout ? L’ancienne première dame n’a jamais caché ses rechutes passées. Chaque mois, lors de ses précédentes tentatives, la tentation finissait par l’emporter.
Cette fois, le mécanisme est différent. Ce n’est plus une résolution personnelle prise dans l’intimité, mais un engagement verbal envers sa fille. Giulia Sarkozy, loin d’être une simple spectatrice, est devenue le pilier de cette tentative. La pression affective d’une promesse mère-fille pèse autrement plus lourd qu’une décision solitaire.
Carla Bruni semble en avoir conscience. Son objectif affiché n’est d’ailleurs pas l’abstinence définitive, mais la reconquête de la modération. Elle veut prouver que son corps et son esprit peuvent fonctionner sans cet artifice qu’elle qualifie de « twist légèrement artificiel ». Si elle y parvient, cette année blanche pourrait bien redéfinir son rapport à l’alcool pour de bon.
Le décompte continue. Et l’ancienne première dame, pour une fois, semble avoir trouvé la motivation qui lui manquait : les yeux de sa fille posés sur elle.