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« Doux Gérard, on se voit vite » : ce SMS de Charlotte Arnould que Depardieu veut utiliser pour éviter son procès

Publié par Cassandre le 14 Sep 2026 à 13:42
Main tenant un téléphone affichant un message flouté

Gérard Depardieu joue son va-tout devant la chambre de l’instruction. L’acteur, renvoyé pour viols et agressions sexuelles sur la comédienne Charlotte Arnould, tente un ultime recours avant un possible procès. Sa défense a déniché un message écrit par la jeune femme six jours après les faits, et compte bien s’en servir.

Une ordonnance que Depardieu conteste bec et ongles

Tout part d’une décision rendue le 28 août 2025. Ce jour-là, la justice renvoie l’acteur devant la cour criminelle départementale de Paris pour des faits qui remonteraient à août 2018, dans son hôtel particulier du 6e arrondissement.

Depardieu refuse cette issue. Ses avocats demandent l’annulation pure et simple de l’ordonnance, et réclament à titre subsidiaire un supplément d’enquête, avec une expertise psychiatrique visant à évaluer la « propension à l’affabulation » de la plaignante.

Ce n’est pas la première fois qu’une affaire judiciaire mobilise autant d’attention médiatique : d’autres dossiers, comme celui d’Adriana Karembeu et ses quatre plaintes déposées, montrent à quel point la parole judiciaire peut diviser l’opinion.

La défense de Depardieu attaque sur trois fronts distincts : la contrainte supposée, la matérialité des faits eux-mêmes, et la crédibilité de l’accusatrice. Un dossier déjà comparé, par certains observateurs, à d’autres affaires où la preuve matérielle a fait basculer une enquête entière.

Les caméras, la femme de ménage et un baiser de 43 secondes

L’hôtel particulier de la rue du Cherche-Midi est équipé d’une vidéosurveillance, jusque dans la grande pièce de vie. Les caméras ont filmé les scènes des 7 et 13 août 2018, des images que les deux camps interprètent de manière radicalement opposée.

Pour Me David-Olivier Kaminski, l’avocat de l’acteur, ces images révèlent « l’absence totale de tout geste d’opposition ou de réprobation » et une « gestuelle exclusive de tout état de sidération ». Il cite un baiser de 43 secondes et plusieurs enlacements filmés.

Une femme de ménage présente le 7 août a par ailleurs déclaré croire que Charlotte Arnould était « la petite amie de M. Depardieu ». Des dossiers similaires, où l’entourage joue un rôle-clé dans la reconstitution des faits, refont surface régulièrement, à l’image de ce décès inattendu qui bouleverse une enquête quinze ans après.

Charlotte Arnould elle-même a reconnu ne pas avoir formulé un refus explicite : « Il est vrai que je ne lui ai pas clairement dit… j’étais impressionnée par son charisme ». Depardieu, de son côté, assure : « Au moment des faits, j’étais persuadé qu’elle était consentante. » Un point de bascule que rappelle aussi ce dossier où la sidération d’une victime a longtemps été mal interprétée.

Salon cossu parisien avec caméra de surveillance discrète

Le message qui pourrait tout faire basculer

C’est ce climat de zones grises que la justice doit parfois trancher qui donne toute sa force au message central du dossier. Six jours après le second épisode dénoncé, le 19 août 2018, Charlotte Arnould écrit à l’acteur : « Doux Gérard, j’ai appris la scène ; j’espère la travailler avec vous bientôt ; je suis avec une amie pour la journée. On se voit vite. Bises Charlotte. »

Un autre échange, antérieur aux faits, daté du 2 février, évoquait déjà un « besoin d’amour » et se concluait par « à bientôt dans vos bras ». C’est précisément sur ces mots que la défense de Depardieu construit une large partie de sa stratégie.

Interrogée sur ce SMS, la plaignante y voit au contraire une manœuvre d’esquive, contraire à ce qu’elle traversait réellement : « Mon seul objectif était de ne plus le croiser et ne plus être sous son emprise. » Une lecture qui rappelle celle de nombreuses victimes présumées, comme dans le cas de cette femme retrouvée morte après avoir cherché à échapper à une emprise.

Le juge d’instruction, lui, a tranché différemment : il a retenu une « contrainte morale résultant d’un état de sidération », ainsi que l’« ascendant naturel » de l’acteur, pour justifier le renvoi devant la cour criminelle. La décision de la chambre de l’instruction est désormais très attendue.

Entre un SMS de politesse et un état de sidération invoqué par la justice, tout le dossier tient dans cet écart d’interprétation. La chambre de l’instruction devra dire, dans les prochaines semaines, si Gérard Depardieu affrontera un procès pour viols ou si l’affaire s’arrête là.

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