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Une mannequin OnlyFans emballait ses clients dans du film plastique : l’un d’eux est mort étouffé lors d’une séance

Publié par Cassandre le 14 Mai 2026 à 20:25

Une créatrice de contenu OnlyFans vient de plaider coupable après le décès d’un de ses clients pendant une séance privée. L’homme est mort asphyxié, emballé de la tête aux pieds dans du film plastique, dans le cadre d’un fétichisme bien particulier : la « momification ». Le verdict tombera le mois prochain.

Un fétichisme extrême devenu mortel

mannequin OF

Michaela Rylaarsdam, créatrice de contenu pour adultes sur OnlyFans, proposait à ses clients des séances privées en lien avec un fétichisme de niche : la « momification ». Le principe est aussi simple que dangereux. Le client est entièrement enveloppé dans du film plastique ou du ruban adhésif, comme une momie, pour une expérience de soumission et de privation sensorielle totale.

Matériel de momification fétichiste dans une pièce sombre

Ce type de pratique existe dans certains cercles BDSM depuis des années, mais il reste considéré comme l’un des plus risqués. La restriction de la respiration et l’immobilisation complète du corps peuvent rapidement devenir fatales si la séance n’est pas encadrée avec une extrême rigueur. Et c’est précisément ce qui s’est passé lors de cette session.

Le client — dont l’identité n’a pas été rendue publique — a perdu la vie au cours de la séance. Les détails exacts des circonstances restent partiellement sous scellé judiciaire, mais les autorités ont confirmé que la cause du décès était directement liée à la procédure de momification. Le croisement entre pratiques fétichistes et danger mortel n’est malheureusement pas un cas isolé dans l’actualité récente.

Mais comment une simple créatrice de contenu en ligne en est-elle arrivée à se retrouver devant un tribunal pour homicide ?

D’OnlyFans aux sessions privées : la zone grise

Michaela Rylaarsdam ne se contentait pas de publier des vidéos et des photos sur la plateforme. Elle monétisait également des rencontres physiques avec ses abonnés les plus fidèles. Ces séances « premium » impliquaient des pratiques fétichistes poussées, dont la fameuse momification qui a coûté la vie à l’un de ses clients.

Smartphone affichant un profil OnlyFans sur un bureau

Ce modèle économique hybride — contenu en ligne d’un côté, prestations en personne de l’autre — se développe de plus en plus chez certains créateurs de la plateforme. La mort du fondateur milliardaire d’OnlyFans à 43 ans avait déjà jeté une lumière crue sur les zones d’ombre de cet écosystème. Mais cette affaire pose une question bien différente : celle de la responsabilité pénale quand un « service » tarifé tourne au drame.

Car OnlyFans, en tant que plateforme, ne régule absolument pas ce qui se passe en dehors de son site. Les créateurs qui organisent des rencontres physiques le font sans aucun cadre légal spécifique, sans formation aux premiers secours, et souvent sans même un protocole de sécurité basique. La plateforme elle-même a vu naître des situations controversées bien avant ce drame.

Dans le cas de Rylaarsdam, les enquêteurs ont établi que la séance fatale s’est déroulée sans mesures de sécurité suffisantes. Aucun système d’alerte, aucun moyen rapide de libérer le client en cas de détresse respiratoire. Le film plastique, une fois enroulé, crée une barrière hermétique qui peut provoquer l’asphyxie en quelques minutes à peine.

Le plaidoyer de culpabilité et ce qui attend Rylaarsdam

Face aux preuves accumulées par l’accusation, Michaela Rylaarsdam a choisi de plaider coupable. Un choix qui lui évitera un procès public — et probablement une peine plus lourde. La sentence sera prononcée le mois prochain, et les observateurs juridiques s’attendent à une peine de prison ferme, dont la durée reste à déterminer.

Ce plaidoyer de culpabilité signifie concrètement qu’elle reconnaît sa responsabilité dans la mort de son client. Les charges exactes n’ont pas été détaillées publiquement, mais dans ce type d’affaire, on parle généralement d’homicide involontaire ou de négligence criminelle ayant entraîné la mort. La frontière entre « accident pendant une pratique consentie » et « homicide par négligence » est au cœur du dossier.

L’affaire rappelle d’autres cas où des pratiques sexuelles extrêmes ont conduit à des poursuites judiciaires. En 2024, une Britannique avait été retrouvée morte en Floride après avoir cherché un partenaire pour une « mort violente » sur un site fétichiste. Ces drames posent à chaque fois la même question : où s’arrête le consentement quand la mort entre dans l’équation ?

Le débat juridique qui ne fait que commencer

Cette affaire dépasse largement le cas individuel de Michaela Rylaarsdam. Elle met en lumière un vide juridique béant autour des pratiques BDSM extrêmes, et plus largement autour de la monétisation de ces pratiques via des plateformes numériques.

Dans la plupart des pays occidentaux, le consentement n’est pas une défense recevable quand il s’agit de blessures graves ou de mort. Autrement dit, même si le client avait explicitement demandé à être momifié et connaissait les risques, cela ne protège pas juridiquement la personne qui pratique l’acte. C’est ce principe qui a rendu le plaidoyer de culpabilité quasi inévitable pour Rylaarsdam.

Des voix s’élèvent désormais pour demander une régulation plus stricte des activités « hors plateforme » des créateurs OnlyFans. La plateforme, qui a généré des milliards de dollars de revenus, se contente pour l’instant de préciser dans ses conditions d’utilisation qu’elle n’est pas responsable des interactions physiques entre créateurs et abonnés. Les conséquences collatérales de la célébrité OnlyFans touchent déjà les familles des créateurs — cette affaire montre qu’elles peuvent aussi toucher les clients de la manière la plus tragique qui soit.

Certains juristes spécialisés en droit du numérique estiment qu’OnlyFans pourrait, à terme, être tenu pour partiellement responsable si la plateforme facilite la mise en relation entre créateurs et clients pour des rencontres physiques. Un argument que les avocats de la victime pourraient explorer lors d’éventuelles poursuites civiles, distinctes du volet pénal.

La momification : une pratique plus répandue qu’on ne le croit

Pour celles et ceux qui découvrent le terme, la momification fétichiste est une sous-catégorie du bondage. Le principe consiste à envelopper intégralement le corps d’une personne dans un matériau — film plastique, bandes de latex, ruban adhésif — pour la priver de tout mouvement et, dans certains cas, de certains sens.

La communauté BDSM elle-même classe cette pratique dans les catégories « edge play », c’est-à-dire les pratiques en bordure de danger réel. Les guides communautaires insistent sur la nécessité de toujours garder les voies respiratoires dégagées, de ne jamais laisser la personne seule, et de disposer de ciseaux de sécurité à portée immédiate pour pouvoir libérer le sujet en quelques secondes.

Le drame impliquant Rylaarsdam suggère que ces précautions élémentaires n’ont pas été respectées. Et c’est précisément ce qui transforme une pratique certes risquée mais encadrée en un acte mortel passible de poursuites pénales.

La sentence attendue le mois prochain sera scrutée de près. Elle pourrait créer un précédent pour les affaires futures impliquant des créateurs de contenu pour adultes qui proposent des services physiques à leurs abonnés. En attendant, Michaela Rylaarsdam reste en liberté sous contrôle judiciaire, dans l’attente de connaître le prix juridique de cette séance fatale.

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