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« Je ne sais pas quoi répondre » : Deschamps encaisse le refus glaçant de la FIFA pour sa mère Ginette

Publié par Hannah le 09 Juil 2026 à 8:13
« Je ne sais pas quoi répondre » : Deschamps encaisse le refus glaçant de la FIFA pour sa mère Ginette

Le Mondial 2026 devait être une fête. Pour Didier Deschamps, c’est devenu un deuil qu’il faut porter en silence, entre deux conférences de presse. Le sélectionneur des Bleus a perdu sa mère en pleine compétition, et la FIFA a refusé le moindre hommage officiel. Sa réaction, glissée du bout des lèvres à New York, révèle un homme fatigué de devoir justifier sa peine.

Un deuil en plein Mondial, un sélectionneur écartelé

Ginette Deschamps est morte le 23 juin 2026, à l’âge de 89 ans. Le timing est cruel : les Bleus venaient tout juste de battre l’Irak. Didier Deschamps a quitté les États-Unis dans l’urgence, quelques heures à peine après le coup de sifflet final, pour rejoindre le Sud-Ouest et assister aux funérailles de sa mère.

Pendant son absence, c’est son adjoint Guy Stéphan qui a tenu les rênes du groupe. Le sélectionneur a suivi depuis la France la victoire 4-1 contre la Norvège le 26 juin au Gillette Stadium de Boston, où Ousmane Dembélé a signé un triplé retentissant.

Les supporters n’ont pas oublié : une banderole de soutien a été déployée dans les tribunes, relayée sur les réseaux par Kylian Mbappé. Son fils Dylan, de son côté, a posté une colombe sur fond noir sur Instagram, geste pudique d’un fils inquiet pour son père.

Le refus de la FIFA qui a tout changé

Avant le match contre la Norvège, le président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo, avait pourtant tenté quelque chose. Il a demandé à la FIFA une minute de silence et l’autorisation, pour les joueurs, de porter un brassard noir en mémoire de Ginette Deschamps.

Dans les colonnes du Journal du Dimanche, il a expliqué sa démarche simplement : il voulait que l’équipe puisse « penser à lui avant et pendant le match ». La réponse de l’instance a été négative, et Philippe Diallo a dit regretter ce choix, rappelant que « le football est un moment de solidarité, tout particulièrement avec ceux qui sont dans la peine ».

La FIFA, elle, a invoqué une application stricte du règlement. Selon ses textes, les minutes de silence seraient réservées aux catastrophes naturelles ou aux attentats.

Une justification qui laisse un goût amer, d’autant que 20 Minutes a rappelé qu’une minute de silence avait bien eu lieu avant le coup d’envoi à Boston, mais pour les 920 victimes d’un séisme au Venezuela.

De quoi entretenir un malaise que personne, du côté de l’instance, n’a vraiment cherché à dissiper.

Brassard noir posé sur un banc de stade vide au crépuscule, symbole de deuil refusé par la FIFA

« Je n’ai pas besoin de ça » : la réponse pudique du sélectionneur

De retour à New York le 29 juin 2026, à la veille du huitième de finale contre la Suède, Didier Deschamps a retrouvé les journalistes. Le visage fermé, la voix posée, il a lâché une phrase courte, presque désarmée : « Je ne sais pas quoi répondre. »

Fidèle à son image de coach qui protège d’abord son groupe avant lui-même, il a préféré relativiser plutôt que polémiquer. Il a rappelé avoir reçu « assez de soutien » de la part de ses joueurs, de tout le staff, et de nombreux messages auxquels il a « fait en sorte de pouvoir répondre ».

Selon lui, l’absence de minute de silence ou de brassard noir ne change finalement pas grand-chose à ce qu’il traverse. Il n’était même pas certain, a-t-il précisé, que le règlement de la FIFA permette un tel geste.

Sa formule la plus révélatrice est venue ensuite, sobre et sans détour : « Je n’ai pas besoin de ça pour avoir un signe supplémentaire. » Une manière de dire que le deuil se vit ailleurs que dans un protocole.

Au média Sports.fr, il avait confié quelques jours plus tôt : « Ça va, je suis là donc c’est bien d’avoir la tête occupée depuis vendredi soir, quand je suis arrivé. » Une phrase reprise également par Purepeople, qui a suivi l’ensemble de l’épisode depuis le décès de Ginette Deschamps.

Une chose est sûre : Didier Deschamps n’a pas cherché la confrontation avec la FIFA. Il a choisi le terrain, encore une fois, pour faire taire le reste. Reste à savoir si l’instance assouplira un jour ce règlement si strict pour les prochains deuils qui frapperont, inévitablement, d’autres membres de la grande famille du football mondial.

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