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« Comme une tumeur qui me ronge » : l’humoriste Elena Nagapetyan accuse l’ex de Florence Foresti de viol

Publié par Hannah le 20 Juin 2026 à 10:28

Son nom commence à résonner sur les scènes d’humour françaises. Mais c’est pour une tout autre raison qu’Elena Nagapetyan fait aujourd’hui la une. L’humoriste et autrice a décidé de sortir du silence pour accuser publiquement Julien Mairesse, scénographe reconnu et ex-compagnon de Florence Foresti, de viol.

Un témoignage fort, livré dans les colonnes du Parisien, où elle décrit une souffrance portée pendant de longs mois. Des mots lourds, résumés par cette phrase qui donne le ton : « Comme une tumeur qui me ronge. » Derrière cette prise de parole, une affaire judiciaire déjà en cours et un homme mis en examen.

Un scénographe au cœur du show-business français

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Pour comprendre l’onde de choc, il faut mesurer la place qu’occupe Julien Mairesse dans l’industrie du divertissement. À 45 ans, le scénographe s’est imposé comme l’un des professionnels les plus sollicités pour la conception de spectacles et de tournées en France.

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Sa liste de collaborations donne le vertige. Soprano, PLK, Tayc, Dadju, Diam’s, Amel Bent… Il a travaillé avec certains des plus grands noms de la scène musicale française. Son expertise a aussi été mise à contribution pour des émissions à succès comme Nouvelle École, le télé-crochet rap diffusé sur Netflix.

Mais Julien Mairesse est aussi connu du grand public pour sa vie privée. Il a partagé la vie de Florence Foresti, avec laquelle il a eu une fille prénommée Toni. L’humoriste avait d’ailleurs défilé aux côtés de sa fille lors d’un événement Jean-Paul Gaultier très médiatisé.

C’est donc une figure profondément ancrée dans le paysage culturel français qui se retrouve au centre de cette affaire. Et c’est précisément ce statut qui rend la prise de parole d’Elena Nagapetyan aussi retentissante.

Ce que dit la procédure judiciaire

L’affaire n’en est pas à ses débuts médiatiques. Elle a pris une tournure judiciaire concrète le 25 septembre 2025, lorsque Julien Mairesse a été mis en examen pour viol par une juge d’instruction de Bobigny.

Selon les informations du parquet, relayées par l’AFP, les faits dénoncés remonteraient à la mi-juin 2025. Ils se seraient déroulés dans une ville du sud-ouest de la France. La qualification retenue est précise : « viol commis par une personne en état d’ivresse manifeste ».

Un point essentiel à rappeler : à ce stade, une mise en examen ne vaut pas condamnation. Elle permet la poursuite des investigations sous le contrôle d’un magistrat instructeur. L’enquête suit son cours. Mais pour Elena Nagapetyan, attendre en silence n’était plus tenable.

Cette affaire fait écho à d’autres dossiers qui ont secoué le milieu du spectacle ces derniers mois. On pense notamment aux accusations visant Patrick Bruel, qui ont déclenché une vague de témoignages dans l’industrie musicale.

Pourquoi Elena Nagapetyan a décidé de parler maintenant

Pendant des mois, l’humoriste est restée dans l’ombre. Son nom n’apparaissait pas dans les articles consacrés à la mise en examen de Julien Mairesse. Elle était la plaignante anonyme, celle dont on ne connaissait ni le visage ni l’histoire.

Un anonymat qui, selon ses propres mots, est devenu un poids supplémentaire. Dans son entretien au Parisien, Elena Nagapetyan explique avoir vécu cette période comme une double peine. La souffrance liée aux faits qu’elle dénonce, doublée de l’impossibilité de s’exprimer publiquement.

Sa décision de révéler son identité n’est pas un coup de tête. Elle intervient à un moment où sa carrière connaît un essor notable. L’humoriste et autrice gagne en visibilité sur scène et sur les réseaux sociaux. Continuer à porter ce secret devenait, selon elle, incompatible avec sa vie publique.

« Comme une tumeur qui me ronge » : la métaphore choisie pour résumer son ressenti dit tout de l’intensité du combat intérieur. Elena Nagapetyan ne veut plus être réduite à un numéro de dossier judiciaire.

« Reprendre le contrôle de son histoire »

Scène de club d'humour vide avec un micro sous un projecteur et des rideaux rouges

Au-delà de la dimension judiciaire, c’est un geste profondément personnel que pose l’humoriste. En s’exprimant publiquement, elle dit vouloir reprendre le contrôle de son récit. Ne plus laisser d’autres raconter — ou taire — ce qu’elle a traversé.

Cette démarche rappelle celle d’autres femmes du milieu artistique qui ont choisi la parole publique après des procédures engagées. On a vu récemment Flavie Flament porter des accusations graves contre une personnalité du showbiz, ou encore une ancienne Miss livrer un témoignage accablant après des années de silence.

Le milieu du spectacle français traverse une période de séisme. Les langues se délient, les procédures s’accumulent, et les figures autrefois intouchables se retrouvent face à la justice. L’affaire Bruel a montré à quel point le mouvement pouvait prendre de l’ampleur une fois les premiers témoignages rendus publics.

Pour Elena Nagapetyan, cette prise de parole marque un tournant. Elle n’est plus la plaignante sans visage. Elle est une artiste, une femme publique, qui assume pleinement son choix de porter cette affaire sur la place publique.

L’enquête, elle, continue. Et le silence, lui, est définitivement rompu.

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