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« Je te pardonne, mais je n’oublie pas » : Fabien Lecoeuvre porte plainte contre Stéphane Tapie malgré les excuses en direct

Publié par Hannah le 21 Juin 2026 à 10:42

Un coup de poing en pleine pause pub, une chute violente, un traumatisme crânien. En mars dernier, le chroniqueur people Fabien Lecoeuvre se faisait frapper par Stéphane Tapie sur le plateau de Cyril Hanouna. Malgré des excuses publiques en direct, l’affaire prend désormais un tournant judiciaire qui pourrait coûter très cher au fils de Bernard Tapie.

fabien lecoeuvre hospitalise devoile photo

Un coup de poing en pleine pause pub qui a choqué tout le plateau

Retour en mars 2026. Sur le plateau de l’émission de Cyril Hanouna, l’ambiance bascule en quelques secondes. Fabien Lecoeuvre raconte un souvenir vieux d’une vingtaine d’années : à l’époque journaliste pour le magazine Entrevue, il avait rédigé un article sur l’ex-femme de Claude François Jr., avec qui Stéphane Tapie était alors en couple.

Un souvenir que Tapie n’a visiblement jamais digéré. Pendant la coupure publicitaire, il s’approche du chroniqueur et lui assène un violent coup de poing au niveau de la tempe. Lecoeuvre s’effondre, perd connaissance sur le plateau de l’animateur pendant plusieurs secondes.

Un spectateur présent ce jour-là a décrit la scène avec effroi : « Tout le public était choqué. On a cru qu’il était mort. » La violence de l’agression a sidéré l’ensemble des personnes présentes. Le chroniqueur, âgé de 70 ans, est hospitalisé dans la foulée.

Résultat : un traumatisme crânien, un hématome au globe oculaire, des raideurs dans le cou nécessitant des séances de kiné, et un arrêt maladie. Une agression qui, même dans un univers télévisuel parfois tendu, dépasse toutes les limites. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Des excuses en direct acceptées… mais pas suffisantes

Le 22 avril 2026, Stéphane Tapie revient sur le plateau lors d’un prime en direct. Face caméra, il tente de s’expliquer. « Malheureusement, j’ai dégoupillé. Et je m’en veux énormément de l’avoir fait. Déjà pour toi et pour mes enfants, parce que je n’ai pas envie qu’ils gardent ça comme image », déclare-t-il.

Il ajoute, d’un ton qui se veut sincère : « Derrière la violence, il n’y a pas de mais. C’est une connerie. Je suis ravi que tu n’aies rien de grave. » Des mots forts, mais qui sonnent creux pour beaucoup d’observateurs. Certains rappellent d’ailleurs que Tapie avait revendiqué fièrement cette agression sur les réseaux sociaux dans les jours qui ont suivi l’incident.

Fabien Lecoeuvre, visiblement marqué physiquement et émotionnellement, accepte les excuses mais pose une limite claire. Sa phrase résume tout : « Je te pardonne, mais je n’oublie pas. » Une formule qui laissait déjà entrevoir la suite des événements.

Car derrière les caméras, une autre mécanique s’est enclenchée. La chaîne elle-même a demandé des comptes. Et la justice n’allait pas tarder à être saisie.

Document de plainte posé sur un bureau en bois

Plainte déposée : Stéphane Tapie risque jusqu’à 3 ans de prison

Interrogé par le magazine TV Mag, Fabien Lecoeuvre a levé le voile sur la suite judiciaire. « J’ai déposé une plainte, bien sûr. Obligatoire, parce que coups et blessures sur un plateau de télé », a-t-il confirmé. La chaîne lui a d’ailleurs réclamé la copie du dépôt de plainte.

Concrètement, Stéphane Tapie devrait être convoqué par les enquêteurs dans les prochaines semaines. Il pourrait alors être placé en garde à vue. Frapper un homme de 70 ans par surprise, sur un lieu de travail, devant des dizaines de témoins et un public : le dossier s’annonce difficile à défendre.

Sur le plan pénal, les conséquences peuvent être lourdes. Si l’ITT (incapacité totale de travail) est supérieure à 8 jours — ce qui semble probable au vu des blessures décrites —, les violences volontaires sont punies de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Stéphane Tapie a déjà perdu sa place dans l’émission. L’agression lui a également fermé les portes d’autres programmes. Mais la facture judiciaire pourrait alourdir considérablement l’addition. Entre la peine potentielle, l’amende et les dommages et intérêts, cette droite en pause pub pourrait lui coûter bien plus cher qu’un moment de colère.

Un coup de poing de quelques secondes, des mois de séquelles, et désormais une procédure pénale. Stéphane Tapie va découvrir que sur un plateau de télé comme ailleurs, la violence a un prix — et il se paie devant un tribunal. Reste à savoir si la justice sera aussi expéditive que le geste qui l’a provoquée.

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