Greg Guillotin en garde à vue : une deuxième ex-compagne l’accuse de viol
Début septembre, Greg Guillotin avait surpris tout le monde en reconnaissant publiquement des violences envers son ex-compagne. Une confession rare, filmée, presque cathartique. Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là.

Ce lundi 28 septembre 2026, l’humoriste a été placé en garde à vue. Et cette fois, une autre affaire, bien plus grave, s’invite dans le dossier.
Une confession publique qui n’a rien réglé
Il y a quelques semaines, Greg Guillotin avait pris la parole face caméra pour évoquer les violences dénoncées par son ancienne compagne. Un exercice inhabituel pour un humoriste suivi par près de 4,5 millions d’abonnés sur YouTube.
« Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte », avait-il déclaré, dans une vidéo qui avait fait grand bruit. Il y détaillait même une forme de dédoublement entre son image publique et sa vie privée, écrivant : « Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second. »
Des mots qui avaient été salués par certains comme un acte de responsabilité rare chez une personnalité publique. D’autres, comme on l’a raconté ici, y voyaient surtout l’aveu tardif d’années de silence. Sauf que cette prise de parole n’a visiblement pas suffi à clore le dossier judiciaire. Loin de là.
Ce que révèle sa garde à vue de ce lundi
Selon les informations de franceinfo, Greg Guillotin a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Palaiseau, dans l’Essonne. Il y est entendu dans le cadre d’une enquête pour « violences habituelles sur conjoint et harcèlement moral ».
Cette procédure fait suite à la plainte déposée le 17 juin dernier par son ancienne compagne, qui l’accuse de violences physiques et psychologiques répétées entre 2019 et 2026. Le texte décrit un climat d’emprise, d’humiliations, d’insultes et de surveillance constante.
Comme le rapporte un message diffusé sur W9, l’humoriste ne conteste pas l’existence de ces violences. Son avocat, Me Tom Michel, affirme même que cette audition était attendue depuis plusieurs semaines. « C’est prévu depuis plusieurs semaines et il attendait ce moment afin de pouvoir s’expliquer », a-t-il précisé.
Mais ce que révèle vraiment cette garde à vue, c’est qu’une seconde procédure, bien plus lourde, pèse désormais sur Greg Guillotin.

La plainte pour viol qui change tout
Selon une autre affaire récente montrant à quel point ces procédures peuvent s’accumuler dans le temps, le cas de l’humoriste illustre une situation similaire : plusieurs plaintes, plusieurs victimes présumées, un même homme.
D’après Le Parisien, une autre ex-compagne s’est présentée début septembre dans un commissariat des Hauts-de-Seine pour déposer plainte pour viol sur conjoint. Deux faits distincts sont dénoncés, qui se seraient produits lors de deux nuits différentes, au domicile même du couple.
Le parquet de Nanterre a depuis ouvert une enquête préliminaire. C’est donc bien deux procédures parallèles qui visent aujourd’hui Greg Guillotin : l’une pour violences habituelles et harcèlement moral, l’autre pour viol. Deux dossiers, deux plaignantes, un même homme confronté à un empilement d’accusations d’une gravité croissante.
Dans un communiqué transmis ce lundi, son avocat a réaffirmé la volonté de son client de coopérer pleinement avec la justice. « Mon client entend répondre pleinement sur les faits qui lui sont reprochés, faire entendre sa version et apporter l’ensemble des éléments utiles à l’enquête. Il ne cherche pas à se dérober et entend assumer les responsabilités qui sont les siennes », a déclaré Me Tom Michel.
Ce que la justice doit encore trancher
À l’heure où ces lignes sont écrites, la garde à vue de Greg Guillotin est toujours en cours. Aucune mise en examen n’a pour l’instant été prononcée, et la présomption d’innocence s’applique pleinement sur l’accusation de viol comme sur celle de violences habituelles.
L’affaire relance néanmoins un débat plus large sur la façon dont les personnalités publiques gèrent, ou dissimulent, des violences commises dans leur vie privée. Le cas rappelle celui de Stéphane Plaza, condamné en appel après plusieurs plaintes de femmes différentes.
Il fait aussi écho aux accusations visant Patrick Bruel, autre figure publique confrontée à une garde à vue dans une affaire similaire.
Dans les deux dossiers, les enquêteurs devront désormais confronter les déclarations des plaignantes à celles de l’humoriste, et déterminer si les faits dénoncés, notamment ceux qualifiés de viol, peuvent être établis. La suite de la procédure déterminera si Greg Guillotin sera ou non mis en examen dans l’un ou l’autre de ces dossiers.
Deux plaintes, deux qualifications pénales, une seule garde à vue : le dossier de Greg Guillotin ne fait peut-être que commencer. Si cette affaire de violences répétées vous a marqué, celle qui vise Jean Imbert révèle un mécanisme troublant similaire. Et le témoignage glaçant d’Adriana Karembeu, menacée de mort, montre jusqu’où ce type d’emprise peut aller.