L’infirmière de Michael Schumacher accuse un pilote d’agression sexuelle : ce que révèle le procès en Suisse
Michael Schumacher n’a plus été vu en public depuis son accident de ski en 2013. Autour de lui, un cercle de confiance ultra-restreint veille jour et nuit. Mais c’est justement au cœur de ce cercle qu’un drame aurait eu lieu. Une infirmière chargée de soigner le septuple champion du monde accuse un jeune pilote australien de l’avoir agressée sexuellement — et le procès qui vient de s’ouvrir en Suisse livre des témoignages bouleversants.

Joey Mawson, ami de Mick Schumacher, face au tribunal de Nyon
Le pilote australien Joey Mawson comparaît depuis mardi devant le tribunal de district de Nyon, en Suisse. L’accusation est lourde : deux agressions sexuelles présumées commises dans une chambre de la propriété des Schumacher à Gland, près de Genève. Mawson, proche de Mick Schumacher — lui-même ancien pilote de Formule 1 chez Haas et réserviste Mercedes —, séjournait régulièrement chez la famille entre deux courses pour éviter les longs vols retour vers l’Australie.
Ce soir-là, l’infirmière avait enchaîné six jours de travail sans interruption. Épuisée, elle n’avait rien mangé et a consommé de l’alcool avec plusieurs employés de la résidence. Selon l’acte d’accusation, elle était si intoxiquée qu’elle ne tenait plus debout. Des membres du personnel l’ont portée jusqu’à sa chambre, habillée. Ce qui s’est passé ensuite fait l’objet de versions radicalement opposées.
Des témoignages contradictoires qui fragilisent la défense
À la barre, l’infirmière a fondu en larmes. Elle affirme s’être réveillée nue, sans aucun souvenir de la nuit, sur des draps tachés de sang. Quand elle a demandé à Mawson si quelque chose s’était passé, il a d’abord répondu « non » avant de dire « oui ». Elle a ensuite consulté un médecin, puis a été orientée vers le CHU de Genève.
Face à la juge Patricia Cornaz, Mawson maintient que les rapports étaient consentis. Il décrit une femme « alerte, consciente, qui flirtait ». Mais le procureur Xavier Christe a relevé des incohérences notables : le pilote a d’abord affirmé avoir utilisé des préservatifs, avant de se contredire en déclarant qu’aucune protection n’avait été employée. Autre point troublant : Mawson a envoyé un message d’excuses à la plaignante après avoir appris les accusations. Interrogé sur ce geste, il a répondu que c’était « la chose gentleman à faire », tout en niant tout acte répréhensible.
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La famille Schumacher hors de cause, mais le cercle de confiance ébranlé
Aucun membre de la famille Schumacher n’est impliqué dans cette affaire. L’acte d’accusation précise qu’aucun d’entre eux n’était présent ce soir-là, et aucun n’a été cité comme témoin devant le tribunal de Nyon. L’infirmière, elle, faisait partie de ce que son avocat Patrick Michod appelle le « cercle de confiance intérieur » — cette bulle hermétique qui protège Michael Schumacher des regards extérieurs depuis plus de dix ans.
Le tribunal a également appris que la plaignante avait été licenciée de la résidence des années auparavant et qu’elle avait engagé une procédure de griefs. Un élément que la défense ne manquera pas d’exploiter. Le verdict n’a pas encore été rendu, mais cette affaire lève un voile rare sur la vie cloisonnée qui entoure le champion, loin des circuits et des caméras.
Ce procès rappelle une vérité souvent oubliée : les résidences les plus gardées ne protègent pas de tout. Depuis 2013, la famille Schumacher a bâti un mur de silence autour du pilote le plus titré de l’histoire de la F1. Mais c’est de l’intérieur même de cette forteresse que surgit aujourd’hui le scandale. Et si le verdict tombera bientôt à Nyon, les questions sur ce qui se passe vraiment derrière les portes closes de Gland, elles, risquent de rester sans réponse encore longtemps.