« Je n’attends rien de Foutriquet » : Lio règle ses comptes avec Darmanin et Macron après la mort de Lyhanna
Le corps de Lyhanna, 11 ans, a été retrouvé sans vie le 4 juin 2026 dans le Gers. Depuis, la colère gronde dans toute la France. Et parmi les voix qui s’élèvent, celle de Lio détonne par sa brutalité assumée : la chanteuse et comédienne de 64 ans a visé frontalement le ministre de la Justice et le président de la République.

Lyhanna, 11 ans : la colère qui embrase les palais de justice français
Moins de vingt jours après la découverte du corps de la fillette, des rassemblements ont éclaté partout en France ce lundi 22 juin. Devant les palais de justice, des centaines de manifestants réclament justice pour Lyhanna et exigent la démission de Gérald Darmanin, actuel garde des Sceaux.
Parmi les visages connus présents, la chanteuse Lio et la réalisatrice Andréa Bescond, connue pour son film Les Chatouilles. Lio, qui a perdu son fils Diego, est de tous les combats dès qu’il s’agit de protéger les enfants. Sa présence n’est pas symbolique : elle est viscérale.
Les mouvements féministes et enfantistes montent en puissance depuis l’affaire Lyhanna. Chaque lundi, les rassemblements se multiplient devant les tribunaux. La pression ne retombe pas, et les personnalités qui s’engagent sur la scène publique sont de plus en plus nombreuses. Le message est clair : l’inaction politique n’est plus tolérée.
« Il sort son zizi » : les mots cash de Lio contre Darmanin et Macron
Au micro du Media TV, l’interprète de « Banana Split » n’a rien retenu. « Je n’attends plus rien d’un ministre de la Justice qui sort son zizi quand des femmes sont là pour demander des logements sociaux », a-t-elle lancé sans détour.
Une phrase qui fait directement référence à la plainte pour « abus de faiblesse » déposée par une habitante de Tourcoing, ville dont Darmanin a été maire de 2014 à 2017. La plaignante évoquait une fellation en échange d’une aide pour son dossier logement. L’enquête avait été classée sans suite en 2018.
Mais Lio ne s’est pas arrêtée au ministre. Emmanuel Macron en a pris pour son grade. « Je n’attends rien de Foutriquet. Je parle de Macron, que j’appelle Foutriquet. Il nous a déjà bernés avec son grand quinquennat sur les violences faites aux femmes. Je ne lui donne aucun crédit. » Le surnom claque. Le mépris est total. Et ce n’est visiblement pas un cas isolé dans l’opinion.

Alexandra Lamy, Lio : quand les célébrités exigent des comptes au gouvernement
La colère ne vient pas que de Lio. Quelques jours plus tôt, le 16 juin, Alexandra Lamy prenait le micro de Quotidien sur TMC pour dénoncer l’inaction du gouvernement. « C’est dégueulasse. Le problème, c’est que ça fait longtemps que personne n’écoute les associations. Tout le monde s’en fiche », lâchait la mère de Chloé Jouannet.
Sa conclusion était sans appel : « Je pense qu’ils s’en foutent complètement. » Deux actrices, deux générations, un même constat. Les promesses politiques sur la protection de l’enfance sonnent creux depuis trop longtemps. Les rassemblements devant les palais de justice sont désormais prévus chaque lundi.
La mort de Lyhanna a réveillé une fracture profonde entre la classe politique et ceux qui protègent les plus vulnérables. Les associations, les artistes, les citoyens ordinaires convergent vers la même exigence : des actes, pas des discours. Et tant que le pouvoir en place ne bougera pas, les lundis risquent de devenir le rendez-vous le plus inconfortable du quinquennat.
Lio a posé les mots que des millions de Français pensent tout bas : la confiance envers ceux qui sont censés protéger les enfants est rompue. Reste une question : combien de lundis faudra-t-il encore pour que le gouvernement entende autre chose que le bruit de ses propres promesses ?