À 73 ans, Lionnel Astier fait toujours rire la France : le père de Léodagan a un fils très connu
Il a une voix qui traîne, un regard en coin et une façon unique de râler contre ses gendres. Lionnel Astier fête ses 73 ans, et pour des millions de fans, il restera à jamais le roi Léodagan.
Mais derrière le beau-père le plus mauvaise foi de la Table ronde, il y a un vrai comédien de théâtre. Et un père dont l’histoire avec son fils vaut franchement le détour.
Avant Léodagan, un homme de planches
Non, Lionnel Astier n’a pas débarqué dans la vie des Français avec une armure rouillée. Il vient du théâtre, de la vraie scène, celle qui sent la poussière et le travail.
Pendant des années, il enchaîne les rôles loin des projecteurs du grand public. Il a aussi joué dans des téléfilms et des séries, toujours dans ces seconds rôles qu’on remarque sans toujours retenir le nom de l’acteur.
Et puis un jour, son fils lui propose un truc un peu fou. Un projet de série courte, tournée avec trois bouts de ficelle, sur la légende arthurienne. Ce n’est que le début.
Le jour où le fils a écrit un rôle pour son père

Ce fils, c’est Alexandre Astier. Oui, le même qui joue Arthur, écrit, réalise et compose la musique de Kaamelott. Autant dire que la famille Astier tient une bonne partie de la série à elle seule.
Alexandre a donc confié à son père le rôle de Léodagan, roi de Carmélide et père de Guenièvre. Un personnage bourru, magouilleur, qui trouve son gendre Arthur nul à peu près en toutes circonstances.
Le plus drôle ? À l’écran, le père de la reine passe son temps à houspiller le roi. Dans la vraie vie, c’est le père qui joue pour son fils. Cette complicité se sent dans chaque scène, et ce n’est pas un hasard si leurs échanges fonctionnent aussi bien.
Léodagan, le beau-père qu’on adore détester
Léodagan, c’est un festival de répliques qu’on se ressort entre amis des années après. Son duo avec Séli, la reine incarnée par Joëlle Sevilla, a donné certaines des scènes les plus drôles de la série.
Les fans connaissent ses fameux coups de gueule contre la « cervelle de moineau » de son entourage. Ils savent aussi à quel point le personnage cache, sous sa grossièreté, une vraie loyauté familiale.
Et voilà ce qui fait la force du rôle : Léodagan est un tyran qu’on aime. Il est aussi mauvais joueur que touchant, et Lionnel Astier le joue avec un naturel désarmant. Ce n’est pas le moins étonnant de sa carrière.
Une famille d’artistes, version Astier

Chez les Astier, l’art, ce n’est pas un hobby du dimanche. Lionnel a transmis à son fils le goût du théâtre, de la langue et du rythme comique. Alexandre, lui, a construit un univers entier, devenu culte.
On y retrouve des références à l’histoire, à la littérature, au cinéma, le tout servi avec un sens de la réplique qui frôle l’orfèvrerie. Le père a donné la scène, le fils a écrit la légende.
Lionnel Astier ne s’en cache pas : voir son fils réussir ainsi, c’est une fierté. Reste à savoir ce que le roi de Carmélide en dirait lui-même. Probablement quelque chose d’un peu sec, avec un sourire en coin.
À 73 ans, toujours aussi attachant

Les années passent, et Lionnel Astier garde cette aura de comédien qu’on adore croiser. Pas de star qui fait la une pour des scandales, plutôt un artiste discret, qui préfère laisser ses personnages parler à sa place.
C’est d’ailleurs ce qui le rend si populaire. Les fans de Kaamelott ne voient pas seulement un acteur : ils voient un membre de la famille, celui qu’on aimerait avoir à table pour râler contre tout le monde.
Pour fêter ça, rien de mieux qu’un petit retour sur les grandes heures du casting de la série. Si le sujet vous intrigue, jetez un œil à l’histoire de ce drame qui a touché l’équipe de Kaamelott, une affaire qui a bouleversé les fans.
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Joyeux anniversaire, Lionnel. Et que Léodagan continue longtemps de râler contre ses gendres.