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« Beaucoup de lignes sur l’ordonnance » : l’ex de Loana sort du silence après l’autopsie

Publié par Hannah Maline le 16 Oct 2026 à 15:51

Depuis le 25 mars, la mort de Loana à Nice nourrit les questions, les rumeurs et les règlements de comptes. Le 6 octobre, l’autopsie a rendu un verdict nuancé, loin d’une explication simple. Aujourd’hui, c’est son ex-compagne qui parle, avec une remarque sur l’ordonnance de Loana qui interroge et le souvenir d’une dernière soirée qui serre la gorge.

Loana Petrucciani, portrait dans un bar, cheveux blonds longs, regard intense

Autopsie de Loana : un « décès multifactoriel » et une question qui reste en suspens

Retrouvée sans vie le 25 mars à Nice, Loana a laissé derrière elle un choc immense et des mois de questions. Les hypothèses ont fusé, les rumeurs aussi. Il a fallu attendre le 6 octobre pour obtenir des éléments officiels.

Ce jour-là, le procureur Damien Martinelli a détaillé les conclusions de l’autopsie. Il évoque « un décès multifactoriel », qui intriquerait un terrain de consommation chronique de toxiques (alcool, stupéfiants), une concentration toxique aiguë de médicaments sédatifs et une défaillance métabolique médicale sur un état antérieur très précaire.

Pas une cause unique, donc, mais un empilement de facteurs. L’intervention d’un tiers a été écartée. Quant aux blessures constatées sur le corps de l’ancienne star du Loft, elles seraient compatibles avec une chute.

Une expression du procureur retient pourtant l’attention : celle des médicaments sédatifs. Quels traitements Loana prenait-elle ? Une personne a partagé ses derniers mois et peut en parler : Sophie, qui s’était déjà exprimée face aux caméras de TBT9.

Cette fois, c’est dans une interview exclusive accordée à Public qu’elle ouvre la pharmacie de Loana. Et ce qu’elle y a découvert l’a elle-même sidérée.

Lithium, Xanax et « beaucoup de lignes » : ce que Sophie a découvert en tapant les noms sur Google

Sophie explique avoir rencontré Loana en juin 2025, avant de devenir rapidement sa compagne. Elle décrit une femme fragilisée par ses problèmes de santé, dont elle a partagé le quotidien pendant ses derniers mois.

Les semaines précédant le drame ont déjà fait couler beaucoup d’encre, jusqu’à des SMS échangés juste avant sa mort. Mais ici, l’angle est différent : celui du traitement médicamenteux.

Selon Public, Sophie raconte avoir découvert l’ampleur de ce que Loana avalait au fil du temps. Elle a alors fait ce que beaucoup de proches feraient : taper les noms des médicaments dans un moteur de recherche.

Voici ce qu’elle dit : « Énormément de choses. Du lithium pour sa bipolarité, qu’elle avait d’ailleurs tendance à ne pas prendre, du Xanax et d’autres médicaments. J’ai cherché leurs noms sur Google et j’ai découvert que c’était des traitements très lourds. »

Deux noms sont donc cités, auxquels s’ajoutent d’autres médicaments que Sophie ne détaille pas. Le lithium, selon elle, n’était pas toujours pris. C’est un point qui compte, dans un dossier où le procureur évoque justement un état antérieur très précaire.

Puis vient la phrase qui donne son titre à ce témoignage. Sophie s’interroge sur les prescriptions dont bénéficiait son ancienne compagne : « Mais franchement, ça faisait beaucoup de lignes sur une ordonnance pour une personne aussi fragile qui avait besoin d’endormir ses maux. »

C’est un questionnement, pas une accusation formulée. Mais il en appelle un autre, tout aussi sensible : celui de l’alcool.

Canapé de salon avec plaid froissé, télévision allumée

Vodka coupée d’eau, bouteilles cachées : l’autre combat de Sophie, et une dernière soirée sur le canapé

Autour de Loana, l’entourage s’est déchiré sur la manière de raconter sa fin de vie. Le récit de Sophie, lui, se situe à hauteur de salon, loin des polémiques.

Elle assure que Loana n’a jamais pris de substance devant elle : « Devant moi, elle n’a jamais pris aucune substance. Mais par contre, il y avait cet alcool qui anesthésiait ses maux et son mal-être. »

Face à cette dépendance, Sophie dit avoir tenté de limiter les dégâts. Elle diluait la vodka avec de l’eau et cachait certaines bouteilles. Selon elle, Loana aurait pourtant eu besoin d’une cure pour sortir réellement de cette spirale.

Puis vient le souvenir le plus douloureux : la nuit du 1er au 2 mars, leur dernière soirée ensemble. Rien ne semblait annoncer la suite. « Très bien. Et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai du mal à m’en remettre. On regardait Sept vies, avec Will Smith. C’était une soirée comme les autres, sur le canapé, dans mes bras… Rien ne me laissait penser qu’elle allait s’en aller. »

Sophie précise ne pas avoir tout de suite jugé l’absence de Loana inquiétante. L’ancienne star avait l’habitude de ne pas répondre au téléphone pendant plusieurs jours.

Une soirée ordinaire, un film, un canapé. Et ensuite, des mois d’accusations dont Sophie dit ne pas se remettre.

Menaces, psy et « lapidation » : ce que Sophie traverse depuis la mort de Loana

Depuis la disparition de Loana, Sophie affirme avoir été visée par de nombreuses accusations. On l’aurait soupçonnée de meurtre, de séquestration, et d’avoir voulu récupérer l’urne contenant les cendres. Elle réfute tout catégoriquement, et rappelle que l’autopsie a écarté l’intervention d’un tiers.

Le sujet des cendres avait d’ailleurs fait réagir, quand sa mère a révélé où elle les disperserait. Sophie, elle, dit en payer le prix fort.

« Je ne sais pas comment je fais pour être encore debout. Je vois une psy parce qu’en plus du décès de ma compagne, je dois gérer toutes ces accusations médiatiques. Ce n’est même plus une condamnation, c’est une lapidation. J’ai reçu des menaces de mort. »

D’autres proches de Loana cherchent aussi des réponses : Eryl Prayer a ainsi dit vouloir porter plainte pour non-assistance à personne en danger. Les récits se croisent, parfois se contredisent, et le débat reste vif.

Malgré tout, Sophie refuse que Loana soit résumée à ses dernières années. Elle préfère rappeler son parcours et la personne qu’elle a connue loin des caméras : « Il ne faut pas oublier la personne qu’elle était. »

Son souhait, au fond, est simple : « Aujourd’hui, j’aimerais qu’on la laisse reposer en paix. »

Une ordonnance chargée, un verre de trop, un film sur le canapé : le récit de Sophie ne tranche rien, mais il rappelle la fragilité qui entourait Loana. Et si les destins brisés par la télé vous hantent, ce qui est arrivé au frère d’une ex-candidate de Loft Story vous laissera sans voix.

Et pour savoir comment une institution peut tout arracher à une femme, le jour où la justice a privé Geneviève de Fontenay de bien plus que son concours est un autre récit à découvrir.

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