Mort de Loana : ces SMS glaçants envoyés juste avant le drame

Le 25 mars 2026, les pompiers ont forcé la porte d’un petit appartement de Nice, rue de la Gare. À l’intérieur, le corps de Loana Petrucciani gisait dans un état de décomposition avancée, son chien Titi sans vie à ses côtés. Depuis, l’enquête judiciaire a mis au jour des messages de détresse, une relation d’emprise étouffante et des semaines de silence total. Voici ce que l’on sait des derniers jours d’une femme que personne n’a pu — ou su — sauver à temps.
Un SMS qui a alerté trop tard

Parmi les éléments retenus par les enquêteurs, un message envoyé par Loana peu avant sa disparition concentre toutes les attentions. Adressé à un ami prénommé Antonin, il dit : « Des choses étranges se sont passées en mon absence dans mon appartement, ça fait peur. » Selon le témoignage d’Antonin recueilli par Paris Match, une photo accompagnait ce SMS. On y voyait un câble sectionné. Loana se disait « terrorisée ».
Ce message n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série de signaux d’alarme que plusieurs proches disent avoir captés sans pouvoir intervenir efficacement. L’ancienne star de la téléréalité, déjà fragilisée par des années d’addictions, semblait avoir basculé dans un isolement quasi total au cours de l’hiver 2025-2026.
Sophie : la rencontre qui a tout fait basculer
Au cœur de l’enquête, une femme prénommée Sophie. Loana l’a rencontrée à Nice à l’automne 2025. D’abord présentée comme une amie, elle est rapidement devenue sa compagne. « C’était une amie au départ qui était devenue sa copine, sa chérie… Mais je ne savais rien d’elle », a confié Laurent Amar, ami proche de Loana, lors d’une interview.
Ce qui ressemblait à une relation de compagnie bienveillante a viré au cauchemar en quelques semaines. Violette, la mère de Loana, situe le tournant avec précision : « Tout a basculé en décembre. C’est à ce moment-là que les problèmes avec la personne qu’elle fréquentait ont commencé. » Une mère impuissante face à une fille qui s’éloignait de jour en jour.
Des messages d’une violence inouïe

Le dossier judiciaire, dont Paris Match a révélé le contenu, contient des échanges qui donnent la mesure de l’emprise exercée par Sophie. Un message adressé à Mindy, la fille de Loana, glace le sang : « J’ai gagné ta mère. Elle sera avec moi à Noël, elle ne veut pas te voir. Pleure maintenant. Je vais te détruire. »
Ces mots ne sont pas une dispute de couple ordinaire. Ils décrivent une stratégie d’isolement méthodique. Selon les témoignages recueillis, Sophie avait progressivement pris le contrôle de la vie de Loana, l’isolant de ses contacts et confisquant régulièrement son téléphone. L’ex-lofteuse passait désormais ses journées « scotchée devant CNews », coupée du monde extérieur.
Ce schéma d’emprise rappelle d’autres affaires récentes où l’isolement de la victime constitue le premier levier de contrôle exercé par un proche.
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Un appel au secours depuis un kebab
Début mars 2026, quelques semaines avant la découverte du corps, un épisode résume à lui seul la détresse de Loana. Comme l’a rapporté Closer, l’ancienne star a contacté son ami Laurent Amar en urgence depuis un commerce de kebab situé près de son appartement. Elle n’avait pas d’argent sur elle. Pas de téléphone personnel non plus, apparemment.
Cet appel de détresse, passé depuis le téléphone d’un commerçant, illustre le dénuement total dans lequel se trouvait Loana. Une femme qui, quelques années plus tôt, avait été l’un des visages les plus connus de la télévision française, se retrouvait à mendier un coup de fil dans un fast-food de quartier. Ses tragiques derniers jours dessinent le portrait d’une solitude abyssale.
50 à 100 pilules d’ecstasy dans un pochon

Antonin, qualifié de « lanceur d’alerte » par Paris Match, a tenté de comprendre ce qui se passait. Il s’est rendu chez Loana et a croisé Sophie, qui possédait les clés de l’appartement. Ce qu’il affirme avoir vu ce jour-là est accablant : Sophie sortait un pochon contenant entre 50 et 100 pilules d’ecstasy.
Pour Antonin, le constat est sans appel : Loana était sous emprise. L’accès aux drogues, combiné à l’isolement et à la confiscation de ses moyens de communication, formait un piège dont elle ne pouvait plus s’extraire seule. On savait déjà que Loana avait traversé des périodes extrêmement sombres, mais ce que l’enquête révèle dépasse ce que ses proches eux-mêmes imaginaient.
Ce que les médecins légistes ont découvert
Les premiers examens du corps apportent des éléments supplémentaires. Le communiqué du procureur de Nice mentionne « une plaie du cuir chevelu superficielle compatible avec une chute sur la hauteur du corps jusqu’au sol ». Les médecins légistes ont aussi observé de « petites ecchymoses au niveau du dos, des lombaires et des fesses ».
Pour l’instant, l’intervention d’un tiers est officiellement écartée. Mais ces constatations physiques résonnent avec les témoignages recueillis. Eryl Prayer, ami de longue date de Loana, dénonce depuis le début une relation « toxique » et violente. Selon lui, Loana lui en avait parlé à demi-mot avant de couper totalement les ponts avec son entourage habituel.
Un signalement officiel déposé… cinq jours trop tard

Le 30 mars 2026 — soit cinq jours après la découverte du corps — un signalement officiel a été déposé auprès du procureur de Nice pour dénoncer le rôle de Sophie dans la vie de Loana. Cinq jours. L’information soulève une question douloureuse : aurait-on pu agir plus tôt ?
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Les proches de Loana n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme à leur manière. Mais entre les alertes informelles et le dépôt d’un signalement judiciaire, le temps a fait son œuvre. La machine administrative a ses délais. Et Loana n’avait plus le luxe d’attendre.
Sophie a disparu après la découverte du corps
Détail qui alourdit encore le dossier : depuis le tournage d’un récent documentaire, Sophie aurait progressivement fait le vide autour de Loana. Et surtout, elle se serait « volatilisée mystérieusement » après la découverte du corps par les pompiers. Cette disparition soudaine alimente évidemment les interrogations des enquêteurs.
L’enquête judiciaire se concentre désormais sur les dernières semaines de vie de Loana, qualifiées de « particulièrement opaques ». Qui voyait-elle ? Qui avait accès à son appartement ? Que s’est-il passé entre le dernier SMS et le moment où les pompiers ont forcé la porte ? Autant de questions auxquelles les investigations en cours devront répondre.
Alexia Laroche-Joubert et Steevy ont payé les obsèques
Dans ce tableau sombre, quelques gestes de solidarité émergent. Alexia Laroche-Joubert, productrice historique du Loft, a pris en charge le loyer de Loana ainsi qu’une partie de ses obsèques. Steevy Boulay, son complice de toujours depuis l’aventure du Loft Story en 2001, a lui aussi contribué financièrement.
Mais ces soutiens ponctuels n’ont pas suffi à empêcher l’inévitable. Loana a terminé ses jours dans une précarité extrême, épuisée par de lourds traitements médicaux et une santé mentale particulièrement fragile. La femme qui avait embrasé la France entière dans la piscine du Loft s’est éteinte seule, dans un studio azuréen, loin des caméras et des projecteurs qui avaient fait d’elle une icône malgré elle.
L’affaire est loin d’être close. Les résultats complets de l’autopsie et les auditions en cours détermineront si des poursuites seront engagées. En attendant, le dossier Loana est devenu bien plus qu’un fait divers people. C’est l’histoire d’une femme vulnérable, happée par une spirale d’emprise que personne n’a pu briser à temps. Et ça, ça devrait tous nous interroger.