Marius Borg Høiby : la Norvège apprend un rebondissement judiciaire que personne n’attendait

Un verdict tombé en juin, une peine de prison ferme, et voilà que tout recommence. L’affaire Marius Borg Høiby, qui secoue la Norvège depuis l’été 2024, vient de connaître un rebondissement que peu de monde attendait. La cour d’appel a tranché, et ce nouveau chapitre judiciaire promet d’être scruté de très près par toute une monarchie.
Une affaire qui n’en finit pas de secouer la couronne
Tout commence le 4 août 2024. Ce matin-là, la police intervient dans un appartement d’Oslo après un signalement de violences visant la compagne de l’époque de Marius Borg Høiby, Rebecca Helberg. D’autres ex-compagnes, dont Juliane Snekkestad et Nora Haukland, viennent ensuite témoigner d’agressions répétées auprès des enquêteurs.
Le 18 août 2025, le fils aîné de la reine Mette-Marit est formellement inculpé à Oslo pour 38 infractions, parmi lesquelles plusieurs viols, des violences dans les relations intimes, des menaces, ainsi que des délits liés à l’alcool et aux stupéfiants.
Un dossier aussi lourd rappelle d’autres affaires suivies de très près par la justice, comme celle qui a récemment secoué le monde du sport, quand une affaire française a connu elle aussi des rebondissements inattendus.
Ce climat de tension médiatique n’épargne d’ailleurs aucune famille exposée, à l’image des révélations qui ont récemment visé une autre personnalité publique.
Le verdict de juin 2026 et la décision qui rebat les cartes
Le procès fleuve se déroule du 3 février au 19 mars 2026 devant le tribunal d’Oslo. Le 15 juin, le verdict tombe : Marius Borg Høiby est condamné à quatre ans de prison ferme, une peine bien inférieure aux plus de sept ans réclamés par le parquet.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le 10 septembre 2026, la cour d’appel de Borgarting, à Oslo, accepte d’examiner son recours. Les juges vont réévaluer deux accusations de viol ainsi que des violences domestiques présumées, commises pendant sa relation avec l’influenceuse Nora Haukland.
Un nouveau procès est annoncé pour 2027, d’une durée estimée à quatre semaines. Cette décision judiciaire fait écho à d’autres rebondissements spectaculaires en 2026, une année où les surprises s’enchaînent à un rythme inhabituel, tandis que d’autres dossiers, comme celui de la présidentielle 2027, occupent aussi l’actualité européenne.

Une famille royale sous pression et des avocats divisés
Selon son avocat Petar Sekulic, cité par Gala après des déclarations au média norvégien VG, le jeune homme se dit « satisfait » de voir sa demande entendue. Sa consœur Ellen Holager Andenæs juge de son côté cette issue « prévisible », tout en rappelant que le procureur Sturla Henriksbø s’opposait fermement à un nouvel examen et réclame une peine plus sévère encore.
Entre-temps, la vie de Marius Borg Høiby a changé. Placé en détention provisoire au début du procès en février 2026, il a obtenu le 13 juillet une assignation à résidence à Skaugum, la propriété du couple royal héritier, avec bracelet électronique.
Il a même été autorisé à quitter cette résidence pour assister aux funérailles nationales du roi Harald V, en présence du roi Haakon VIII, une apparition très critiquée dans les sondages.
Les avocats des parties civiles, dont Heidi Reisvang et John Christian Elden, redoutent qu’un second procès ne rouvre les traumatismes, même si Hege Salomon, citée par Gala, assure que sa cliente « n’aura aucun mal à s’expliquer à nouveau ».
D’autres histoires familiales tumultueuses, comme celles récemment évoquées autour de certaines figures publiques, montrent à quel point ces crises médiatiques peuvent durer des années.
Un an de plus avant un verdict définitif, et une monarchie norvégienne suspendue à chaque audience. L’affaire Marius Borg Høiby n’a visiblement pas fini de faire parler d’elle. Reste à savoir si ce nouveau procès rebattra vraiment les cartes, ou confirmera le premier jugement.