Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« J’ai fait deux overdoses » : Delormeau claquait jusqu’à 12 000 € par mois, il lui restait moins de 2 €

Publié par Hannah le 01 Oct 2026 à 12:14
Matthieu Delormeau suspendu par Hanouna après une altercation physique sur le plateau de TBT9

Matthieu Delormeau n’a jamais caché sa descente aux enfers, mais il en dévoile aujourd’hui des détails qui font froid dans le dos. Invité de Joseph Hamani, l’ancien chroniqueur de Cyril Hanouna raconte deux overdoses, un arrêt cardiaque et un compte en banque tombé presque à zéro. Comment en arrive-t-on là, et surtout comment s’en sort-on ? La réponse tient en quelques chiffres vertigineux.

Un livre, un plateau et une année qui a tout fait basculer

Matthieu Delormeau a choisi de médiatiser son combat contre la toxicomanie. Il en a tiré un livre, Addictions, « Il a suffi d’une fois… », et il multiplie les prises de parole pour raconter ce qu’il a traversé. Pas de langue de bois, pas de filtre.

Dernier rendez-vous en date : l’émission On parle de tout, présentée par Joseph Hamani. L’ancien chroniqueur y revient sur sa chute après TPMP, quand plus personne ne voulait de lui. Mais cette fois, il entre dans le détail du pire.

Tout commence par une année d’addiction, à la cocaïne et au GHB. En quelques mois, explique-t-il, il est devenu « agressif », « schizophrène », « agoraphobe ». Des mots lourds, qu’il emploie sans détour pour décrire l’état dans lequel il se trouvait.

Le corps a suivi le même chemin. Il ne mangeait plus, il a perdu énormément de poids. « J’étais tombé à 74 kilos. Je ne bouffais plus rien », se souvient-il.

Puis la mécanique s’emballe. « Après c’est l’escalade de la catastrophe. J’ai fait deux overdoses », détaille-t-il. Il glisse aussi que la plupart des gens « qui mouraient de la drogue » seraient victimes d’accidents domestiques. Une phrase qui prend un sens très concret quand on connaît la suite.

Car ces deux nuits, il les décrit avec une précision troublante : la première s’est jouée sur une moquette, la seconde face à une assiette.

Une moquette, une assiette et un ami qui avait les clés

Pour la première overdose, tout part d’un manque de sommeil. « Je n’avais pas dormi pendant au moins deux jours. J’avais pris trop de GHB », raconte Matthieu Delormeau. Son corps lâche, mais il ne le sait pas encore.

Ce n’est pas la première fois qu’il évoque cette période : il avait déjà expliqué comment deux médecins l’auraient, selon lui, plongé dans l’addiction. Mais l’épisode de la moquette, lui, est un récit à part.

« Heureusement ce jour-là, la femme de ménage est arrivée. J’ai titubé comme ça et je suis tombé heureusement sur la moquette », rapporte-t-il. Le mot « heureusement » revient deux fois dans sa phrase. Il sait ce qu’un sol dur aurait pu changer.

Il est réveillé par les pompiers et le SAMU. Verdict à l’époque : on le laisse chez lui. « Première fois, ils m’ont laissé chez moi », résume-t-il, sans commentaire.

Puis vient la seconde fois, bien plus grave. « La deuxième fois, je suis tombé en plus sur la table », poursuit-il. Il s’est écrasé la tête la première sur le plat qu’il était en train de manger. « Je me suis éclaté sur le truc », glisse-t-il, avec cette franchise brute qui est devenue sa marque de fabrique.

Cette fois, personne d’autre que le hasard ne le sauve : un ami qui avait ses clés lui rend visite et appelle les secours. L’ex-animateur reconnaît qu’il aurait « pu crever ». Il avait pris trop de GHB et fait un arrêt cardiaque dû à cette consommation.

Mais le bilan médical n’est que la moitié de l’histoire. L’autre moitié se lit sur un relevé bancaire.

Assiette à moitié mangée sur une table de salon

7 000 € de cocaïne, 3 500 € de repas livrés : l’addition qui l’a laissé à moins de 2 €

Il avait déjà évoqué la somme folle dépensée pour soigner ses addictions, mais c’est l’autre addition, celle de la consommation, qu’il détaille ici. Et elle donne le tournis.

Il dépensait « à peu près 7 000 euros par mois » en cocaïne. Comme il ne bougeait plus de chez lui, il ajoutait 3 500 euros par mois de livraisons de repas. « La drogue en tout me faisait claquer à peu près entre 10 et 12 000 euros par mois », a-t-il résumé.

Dans le même temps, il ne travaillait pas. L’argent ne rentrait plus, il sortait à flots. Le mécanisme est simple, et implacable.

Il avait pourtant de quoi tenir. « J’avais mis au moins 200 000 euros de côté. Et ça tapait dedans… », se rappelle-t-il. Jusqu’au jour où son banquier l’appelle pour l’alerter sur l’état de ses finances.

Le constat est brutal : il lui restait moins de 2 euros sur ses comptes. Quasiment ruiné, il découvre aussi ce qu’il avait ignoré pendant des mois. « En deux ans, je n’avais jamais ouvert mon ordi. J’avais des lettres d’huissier, j’avais le fisc, j’ai eu un contrôle fiscal », a-t-il énuméré.

La sortie de crise est venue d’un geste radical : la vente de son appartement. C’est elle qui lui a permis de se relever, financièrement du moins. Un détail qui dit tout de l’ampleur du gouffre.

Ce qu’il raconte désormais, et ce qui reste en suspens

Depuis la sortie de son livre, Matthieu Delormeau semble avoir choisi la transparence totale. Il n’épargne ni lui-même ni son entourage d’alors, et ses récits tombent les uns après les autres. Certains ont déjà fait du bruit.

Il avait ainsi évoqué des soirées chez lui où, selon lui, il y avait des policiers, des gars de la BAC et des politiques. Des propos qui montrent à quel point son témoignage dépasse la seule confession personnelle.

Reste la question que tout le monde se pose : et maintenant ? Sur son avenir à la télévision, sa réponse avait laissé perplexe : « Je ne sais pas ». Une incertitude qui contraste avec la précision chirurgicale de ses souvenirs de chute.

Dans le récit publié, une chose frappe : les deux fois, c’est le hasard qui l’a sauvé. Une femme de ménage qui arrive au bon moment, un ami qui possède un double des clés. Il n’a pas seulement frôlé la mort, il a eu de la chance, et il le dit.

Ce qui reste à surveiller, ce sont les prochaines prises de parole de l’ancien chroniqueur. Chaque plateau apporte son lot de détails inédits.

Deux overdoses, un arrêt cardiaque, 200 000 euros envolés : la facture d’un an d’addiction a failli être définitive. Et ce n’est visiblement pas fini côté confidences.

Si vous vous demandez ce que devient la relation avec son ancien patron, le « C’est NON » de Cyril Hanouna en dit long. Et un autre souvenir, beaucoup plus ancien, celui qu’il n’avait jamais raconté sur Pierre Palmade, a de quoi vous glacer.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *