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Le souvenir glaçant de Matthieu Delormeau sur Pierre Palmade qu’il n’avait jamais raconté

Publié par Cassandre le 24 Mai 2026 à 10:38
« La vie c'est moi d'abord » : le souvenir du tsunami que Matthieu Delormeau n'avait jamais raconté

Matthieu Delormeau a longtemps gardé cette histoire pour lui. Dans le podcast Bangerz, l’ancien chroniqueur a livré un témoignage inédit sur une rencontre bouleversante survenue pendant le tsunami de 2004 en Thaïlande. Un récit de survie, de culpabilité et de deuil impossible, partagé alors qu’il réagissait aux confidences de Muriel Robin sur Pierre Palmade. Derrière l’anecdote, une réflexion crue sur l’instinct de préservation qui éclaire autrement le rapport aux addictions.

Muriel Robin, Pierre Palmade et la peur qui ne s’éteint pas

Chaise vide face à l'océan au coucher du soleil, ambiance mélancolique

Tout part d’une séquence diffusée pendant l’enregistrement du podcast. Muriel Robin y revient sur sa relation avec Pierre Palmade, cet ami de longue date dont la spirale destructrice l’a poussée à couper les ponts. « C’est quelqu’un qui me fera toujours peur », a-t-elle confié, décrivant le désarroi d’une proche face à un être aimé devenu incontrôlable. Des mots lourds, prononcés avec une émotion palpable, qui ont immédiatement fait réagir Delormeau.

Depuis la publication de son livre Addictions, l’ancien animateur de TPMP multiplie les prises de parole sur ses propres démons. Alcool, excès, relations brisées : il raconte sans filtre les années sombres qu’il a traversées. Mais cette fois, dans Bangerz, c’est un souvenir bien plus ancien qui a resurgi. Un souvenir qu’il n’avait jamais évoqué publiquement et qui, selon lui, résume mieux que n’importe quelle théorie le mécanisme de la culpabilité humaine.

En Thaïlande, cette mère qui a dû lâcher son enfant sous l’eau

« Ça me fait penser à un truc que je n’ai jamais raconté. » Matthieu Delormeau se trouvait en Thaïlande le 26 décembre 2004, quand le tsunami a frappé les côtes. Il a lui-même échappé de peu à la mort. Après la catastrophe, recueilli dans un camp de fortune avec d’autres survivants, il a croisé le regard d’une femme en état de choc.

Cette mère lui a raconté l’impensable. Prise dans les vagues, elle avait été contrainte de lâcher son enfant pour remonter respirer. L’enfant n’a pas survécu. Vingt ans plus tard, Delormeau décrit encore la douleur gravée sur le visage de cette femme, rongée par une culpabilité permanente, persuadée d’avoir abandonné son propre enfant. Pourtant, c’est l’instinct de survie — brutal, irrépressible — qui avait agi à sa place. Cette rencontre a marqué l’ancien chroniqueur au point qu’il la relie directement à la souffrance des proches de personnes en perdition, comme ceux qui ont côtoyé Pierre Palmade.

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Prendre ses distances : lâcheté ou survie psychologique ?

Le droit au « rachat » défendu par certains proches de Palmade résonne étrangement avec les mots de Delormeau. Pour l’ancien animateur, s’éloigner d’une personne en souffrance n’est pas un aveu de faiblesse. C’est parfois un réflexe vital. « La vie c’est moi d’abord », a-t-il analysé, comparant la décision de Muriel Robin à celle de cette mère dans les eaux du tsunami : un choix dicté par la survie, pas par l’indifférence.

Il reconnaît avoir longtemps reproché à ses propres proches de s’être éloignés pendant ses années de descente aux enfers. Avec le recul, il affirme comprendre leurs réactions. La psychiatrie, dit-il, aide à décrypter ces mécanismes de protection mentale que la morale ordinaire condamne trop vite. Certaines situations deviennent tout simplement impossibles à supporter au quotidien, et s’en extraire relève moins de la trahison que de la préservation.

Ce témoignage rare de Matthieu Delormeau pose une question que beaucoup n’osent pas formuler : jusqu’où doit-on accompagner quelqu’un qui se détruit ? La réponse, à en croire l’ancien chroniqueur, se trouve peut-être dans ce geste impossible d’une mère en Thaïlande, un matin de décembre. Une image qui hante, mais qui libère aussi ceux qui portent le poids d’avoir choisi de se sauver eux-mêmes.

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