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Matthieu Delormeau accuse des politiques « de premier plan » de se droguer à ses soirées — et vise aussi la BAC

Publié par Hannah le 20 Juin 2026 à 10:28

Matthieu Delormeau n’a visiblement plus rien à perdre. L’ancien chroniqueur de TPMP était invité sur le plateau de BFM TV et a lâché des accusations explosives. Des politiques « de premier plan », des policiers de la BAC… personne n’a été épargné.

Matthieu Delormeau suspendu par Hanouna après une altercation physique sur le plateau de TBT9

L’ex-bras droit de Cyril Hanouna, arrêté en 2024 lors d’une transaction de cocaïne, est désormais invité sur les chaînes d’info comme témoin du milieu de la drogue. Un statut qu’il doit à ses propres déboires judiciaires, puisqu’il avait été de nouveau interpellé en 2025 en tentant de se procurer des stupéfiants.

Mais cette fois, il ne parle plus de lui. Il pointe du doigt ceux qui, selon lui, partagent les mêmes pratiques en toute impunité. Et ce qu’il décrit dépasse largement le cadre des soirées parisiennes.

« Des gens qui pèsent dans le pays »

Face caméra, Matthieu Delormeau n’a pas mâché ses mots. « Les politiques qui venaient se droguer chez moi sont des gens très connus, des gens qui pèsent dans le pays », a-t-il déclaré sur BFM TV. Une affirmation brute, sans filtre, qui a immédiatement fait réagir les réseaux sociaux.

L’ancien chroniqueur, qui avait déjà évoqué ses addictions en plateau, franchit ici un cap. Il ne parle plus de sa propre consommation, mais de celle de responsables politiques qui fréquentaient ses soirées privées.

Sans donner de noms, il laisse planer un doute énorme. Qui sont ces « gens de premier plan » ? La question est sur toutes les lèvres. Mais Delormeau ne s’est pas arrêté aux politiques — il a aussi visé des hommes en uniforme.

La BAC dans le viseur : des accusations très graves

Dans la foulée, l’ancien chroniqueur a accusé des policiers de la Brigade Anti-Criminalité de revendre la drogue qu’ils confisquent. « Parfois il y a des policiers de la BAC qui revendent de la drogue », a-t-il affirmé. « Quand il va arrêter un gars qui avait deux grammes dans la voiture, il va pas les ramener au commissariat. »

Voiture de police garée de nuit dans une rue parisienne

L’accusation est d’une gravité considérable. Affirmer en direct sur une chaîne nationale que des agents de l’État détournent des saisies pour alimenter le trafic, c’est pointer un dysfonctionnement systémique. Plusieurs commentateurs estiment qu’il devrait être auditionné par l’IGPN après de telles déclarations.

Ce type d’accusations n’est pas totalement nouveau. Des affaires de policiers impliqués dans des réseaux de stupéfiants ont déjà défrayé la chronique. Mais entendre un ex-chroniqueur télé les formuler aussi frontalement sur BFM TV, c’est une autre histoire. Et il n’avait pas encore fini.

Tests de dépistage : « Vous plaisantez ou quoi ? »

Matthieu Delormeau s’est ensuite attaqué au dispositif de dépistage annoncé par Sébastien Lecornu. Le ministre de la Défense avait évoqué des tests au hasard pour les élus, au retour du week-end. Une mesure que l’ancien chroniqueur juge totalement bidon.

« Testés au hasard ? Vous plaisantez ou quoi ? », a-t-il lancé. Selon lui, les élus concernés auraient été prévenus en amont par téléphone. « Ils ont passé des coups de fil tout le week-end pour être prévenus, et on leur a dit : lundi tu vas être dépisté. »

Son argument tient en une donnée simple. « La drogue dans la salive, ça reste à peu près 24 à 48 heures », explique-t-il. Du coup, il suffirait de ne pas consommer pendant deux jours pour passer entre les mailles du filet. Un système de contrôle qui, selon lui, ne sert qu’à donner le change.

La question de la consommation de drogue à l’Assemblée nationale n’est pourtant pas un secret. Plusieurs enquêtes journalistiques ont documenté le phénomène ces dernières années. Mais le fossé entre ce que tout le monde sait et ce que les institutions reconnaissent reste immense.

Un secret de polichinelle qui dérange

Réactions sur les réseaux sociaux après les déclarations de Matthieu Delormeau

Sur les réseaux sociaux, la séquence a provoqué une avalanche de réactions. Beaucoup d’internautes saluent le courage de Delormeau, même s’ils n’ont jamais été fans du personnage. D’autres s’interrogent : va-t-il avoir des ennuis après de telles déclarations ?

« Il n’a pas peur, il va avoir des menaces », écrit un internaute. « Dire que des politiques faisaient partie de ses soirées, c’est grave. Il ne faut pas que ça se sache. » Un autre renchérit : « Des policiers de la BAC qui revendent de la drogue, c’est très grave. Il devrait être entendu après une telle accusation. »

L’ironie de la situation n’échappe à personne. Celui qui avait raconté sa descente dans la drogue après TPMP est devenu, presque malgré lui, un lanceur d’alerte médiatique. Son passé de consommateur, qui aurait pu le discréditer, lui confère paradoxalement une légitimité de témoin direct.

Le cas rappelle d’ailleurs celui d’un vice-procureur de Bobigny qui luttait contre le narcotrafic le jour et pratiquait le chemsex la nuit. Ou encore l’interpellation d’Éric Judor avec de la cocaïne. La drogue dans les milieux du pouvoir et du spectacle n’est un tabou que dans les discours officiels.

Un détail amusant remet les choses en perspective : 90 % des billets de banque en circulation portent des traces de cocaïne. Le problème est partout. Reste à savoir si les accusations de Delormeau resteront un coup de gueule télévisé ou déboucheront sur quelque chose de concret.

Pour l’heure, ni les autorités ni les responsables politiques visés — sans être nommés — n’ont réagi. Le silence est assourdissant. Et Matthieu Delormeau, habitué des tribunaux, sait sans doute que ce type de déclarations peut avoir des conséquences. La question est : pour qui ?

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