Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Je sens son érection contre mon corps » : une ex-éclairagiste du Bataclan accuse Patrick Bruel, 34 ans après

Publié par Cassandre le 07 Juin 2026 à 7:52
« Je sens son érection contre mon corps » : une ex-éclairagiste du Bataclan accuse Patrick Bruel, 34 ans après
Patrick Bruel accusé d'agression sexuelle : une masseuse porte plainte à Nanterre en 2026

L’affaire Patrick Bruel ne cesse de s’alourdir. Depuis mars 2026, une trentaine de femmes ont témoigné contre le chanteur pour des faits de violences sexuelles. Ce samedi 6 juin, une ancienne éclairagiste a franchi un cap en témoignant face caméra. Ce qu’elle décrit dans les coulisses du Bataclan en 1992 glace le sang.

Une trentaine de femmes, et une parole qui ne faiblit pas

Tout a commencé le 18 mars 2026. Ce jour-là, Mediapart publie une enquête fleuve dans laquelle huit femmes accusent Patrick Bruel d’agressions sexuelles commises entre 1992 et 2019. L’onde de choc est immédiate.

Quatre autres femmes prennent ensuite la parole dans les colonnes du magazine Elle. Parmi elles, deux annoncent avoir porté plainte. Les témoignages s’accumulent, et chacun vient dessiner un schéma récurrent de comportements imposés dans des lieux clos.

Le 15 mai, l’affaire bascule encore. Flavie Flament sort du silence à visage découvert et annonce porter plainte pour viol. L’animatrice accuse l’interprète de Casser la voix d’avoir abusé d’elle lorsqu’elle était adolescente. Un tournant qui secoue le monde du showbiz français.

À ce jour, une trentaine de femmes ont témoigné. Et parmi elles, une voix se distingue désormais, parce qu’elle a choisi de parler devant une caméra. Un geste rare dans ce type d’affaire, qui donne une dimension nouvelle au dossier et rappelle d’autres accusations retentissantes dans le milieu médiatique.

Sabine Langaret brise le silence face caméra sur BFMTV

Dans une interview diffusée ce samedi 6 juin 2026 sur BFMTV, Sabine Langaret raconte. Elle avait 22 ans. Elle travaillait comme éclairagiste au Bataclan, en marge du tournage d’une émission de télévision. C’est là, dans un coin sombre derrière un rideau de scène, que Patrick Bruel l’aurait plaquée contre un mur.

« Il se serre contre moi et m’embrasse comme un fou dans le cou », décrit-elle, 34 ans après les faits. Puis elle ajoute, la voix posée : « Quand il se serre, je sens son érection contre mon corps et je le repousse. » Selon elle, le chanteur aurait alors paru « décontenancé ».

La suite est tout aussi glaçante. Elle rapporte qu’il aurait tenté de se justifier : « J’ai vu ton cou, il était joli, j’ai eu envie de l’embrasser. Cela ne t’est jamais arrivé de vouloir embrasser un cou ? » Une phrase qui, dans sa bouche à elle, résonne comme une tentative de banaliser un geste non consenti.

À lire aussi

Avant de partir, Bruel lui aurait lancé : « Au revoir joli cou, beau cou, bon coup. » Sabine Langaret conclut, les yeux fixes : « Je n’étais qu’un objet. Je n’étais qu’un outil pour son plaisir. » Elle avait déjà témoigné auprès de Mediapart, mais c’est la vague de témoignages qui l’a poussée à prendre la parole publiquement.

Accusé de viol par 19 femmes, Patrick Bruel continue sa tournée : « Annuler, c'est mettre 65 personnes au chômage »

23 concerts annulés, une tournée en sursis et une colère qui monte

Les conséquences professionnelles sont désormais massives. Dans un contexte où chaque nouvelle accusation résonne dans les médias, 23 concerts et la tournée d’été de Patrick Bruel ont été déprogrammés. Sa tournée d’automne est, à ce stade, maintenue. Mais pour combien de temps ?

Le chanteur a également quitté la troupe des Enfoirés. Et il a annulé ses prochaines représentations au théâtre Deuxième Partie à Paris, après que des manifestations féministes se sont tenues devant la salle lors de ses derniers spectacles.

Détail qui a mis le feu aux réseaux : lors de sa dernière représentation parisienne, Patrick Bruel a reçu une pluie d’applaudissements. Une standing ovation qui a provoqué une vague de colère en ligne. Pour beaucoup, ces applaudissements sont un camouflet adressé aux victimes présumées qui osent parler.

L’affaire est loin d’être close. Avec une trentaine de témoignages, des plaintes déposées et un dossier judiciaire qui s’épaissit, le silence n’est plus une option pour personne dans cette histoire.

Trente femmes, trente récits, et une question qui reste en suspens : combien de voix faut-il pour qu’un système entier cesse de regarder ailleurs ? Si cet article t’a marqué, fais-le lire autour de toi — parce que c’est aussi comme ça que les choses bougent.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *