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« Pourquoi tout le monde veut ma mort ? » : Patrick Bruel brise le silence après 48 heures de garde à vue

Publié par Hannah le 18 Juin 2026 à 12:01

Placé en garde à vue le 8 juin, mis en examen pour violences sexuelles, Patrick Bruel sort du silence dans les pages de Paris Match. Ses mots sont ceux d’un homme qui se dit acculé, trahi, mais déterminé à se battre. Ce que révèle cet entretien va bien au-delà d’un simple droit de réponse.

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48 heures au commissariat, puis la mise en examen : ce qui s’est passé le 8 juin

C’est le parquet de Nanterre qui a déclenché la tempête. Le 8 juin dernier, Patrick Bruel est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. L’artiste, qui reste présumé innocent, a passé les quarante-huit heures légales entre quatre murs.

À ses proches, il aurait glissé une phrase courte : « Je vais me battre. » Il conteste la version de plusieurs plaignantes. Selon lui, certaines auraient « inventé des faits », d’autres auraient « changé plusieurs fois de version ». Des accusations graves qui avaient déjà fait réagir la justice quelques jours plus tôt.

À l’issue de la garde à vue, le chanteur est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Ses représentations au théâtre Édouard VII sont suspendues. Sa carrière, gelée du jour au lendemain. En parallèle, des personnalités prennent position publiquement dans cette affaire.

« Tout le monde me trahit » : les mots glaçants de Patrick Bruel dans Paris Match

Dans le numéro à paraître ce jeudi 18 juin, le chanteur s’exprime longuement. Et ses mots frappent fort. « Pourquoi tout le monde veut ma mort ? Pourquoi tout le monde cherche à me détruire à ce point ? » Une détresse qu’il ne prend plus la peine de masquer.

Il ajoute, plus loin : « Tout le monde me trahit, tout le monde me lâche. » Sa maquilleuse depuis plus de trente ans, Clémentine Jaraud, confirme cette fracture intérieure. Selon elle, c’est un homme qui « a toujours maîtrisé son propre récit » et qui, pour la première fois de sa carrière, se retrouve « sans contrôle sur les événements ».

Pour sa défense, il s’est entouré de Me Fanny Colin, pénaliste décrite par Paris Match comme une « excellente plaideuse » ayant récemment défendu plusieurs personnalités accusées de violences sexistes et sexuelles. Patrick Bruel martèle : « J’ai pu dire ce que j’avais à dire à la justice. Jusqu’au bout je me battrai pour prouver mon innocence. » Pendant ce temps, d’autres voix s’élèvent avec des mots bien moins mesurés.

Ce qui frappe, au fil des pages, c’est le portrait d’un homme qui oscille entre combativité et abattement. Deux registres opposés dans une affaire qui ne cesse de s’alourdir.

Scène de théâtre vide avec micro sous les projecteurs

Ses fils face à la tempête : Oscar se tait, Léon monte sur scène

L’onde de choc ne s’arrête pas au chanteur. Quand les procédures s’accumulent, c’est tout l’entourage qui trinque. Selon Closer, son ex-compagne Amanda Sthers aurait demandé à leurs deux fils de limiter leur exposition publique pour leur sécurité.

L’aîné, Oscar, a suspendu la promotion de son premier livre, La Cité intérieure, publié en avril aux éditions Hachette. Un choix discret, en retrait. Le cadet, Léon, a fait l’exact inverse. Sur Instagram, il a confirmé deux concerts : le théâtre Raymond Kabbaz de Los Angeles le 21 juin, puis le Festival des Sables en France cinq jours plus tard.

Détail révélateur : Paris Match affirme que Patrick Bruel aurait « tenté de dissuader » son fils de participer à ces événements. Sans succès. Amanda Sthers, elle, a repartagé la story de Léon en signe de soutien visible. Une famille fracturée par l’affaire, mais pas alignée sur la même stratégie.

Léon n’a pas l’intention de faire profil bas. Et ce choix en dit peut-être autant sur cette affaire que tous les communiqués officiels réunis.

Un homme qui crie à la trahison, une défense qui s’organise, une famille coupée en deux. L’affaire Bruel n’en est qu’à ses débuts judiciaires — mais dans l’opinion, le procès a déjà commencé. Reste une question : quand la présomption d’innocence croise la parole libérée, qui écoute-t-on en premier ?

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