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« Je ne l’ai jamais vu agresser qui que ce soit » : la maquilleuse de Patrick Bruel depuis 36 ans sort du silence

Publié par Hannah le 20 Juin 2026 à 14:31

Depuis plusieurs semaines, les témoignages accablants se multiplient contre Patrick Bruel. Mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, le chanteur de 67 ans voit son monde s’effondrer. Mais dans le nouveau numéro de Paris Match, une voix discordante s’élève — celle de la femme qui le maquille depuis 36 ans.

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Clémentine Jaraud, 36 ans aux côtés de Patrick Bruel : un témoignage à contre-courant

Elle s’appelle Clémentine Jaraud. Elle est maquilleuse. Et elle connaît Patrick Bruel depuis plus longtemps que la plupart de ses fans ne l’écoutent. Trente-six ans de plateaux télé, de tournées, d’émissions en tout genre.

Dans les colonnes de Paris Match, en kiosque depuis ce jeudi 18 juin, elle prend la parole pour défendre celui qu’elle côtoie au quotidien. Son message est limpide : elle n’a jamais été témoin du moindre comportement violent. Pas une seule fois en 36 ans.

« J’ai été de tous les plateaux télé, de toutes les émissions, de toutes les tournées. Je ne l’ai jamais vu être violent, encore moins agresser qui que ce soit », affirme-t-elle. Un témoignage qui tranche avec les récentes révélations accablantes relayées par plusieurs médias.

Mais Clémentine Jaraud ne se contente pas de défendre. Elle attaque aussi. « Ce serait bien que certains balayent devant leur porte avant de vouloir la mort de la carrière de Patrick », lance-t-elle, visant frontalement les détracteurs du chanteur. Un ton offensif, assumé, qui donne le pouls d’un entourage visiblement sous tension. Le chanteur, libre sous contrôle judiciaire, reste présumé innocent — mais la bataille médiatique, elle, fait déjà rage.

Et justement, ce que la maquilleuse décrit de l’homme en coulisses dessine un portrait bien plus nuancé que prévu.

Un homme « meurtri » qui aurait perdu le contrôle de son propre récit

Derrière le rideau, Clémentine Jaraud raconte un Patrick Bruel habitué à tout maîtriser. L’image, les crises, les conflits. « C’est quelqu’un qui a toujours maîtrisé son propre récit, qui a toujours réglé les problèmes lui-même », détaille-t-elle.

Un homme qui décrochait son téléphone pour désamorcer la moindre tension. Un contrôle total, presque obsessionnel. Jusqu’à maintenant. Car la tempête judiciaire actuelle a tout fait voler en éclats.

« Là, pour la première fois de sa carrière, il est sans contrôle sur les événements. Il en est profondément meurtri », confie la maquilleuse. Une phrase qui dit beaucoup. Elle ne parle pas d’innocence juridique. Elle parle d’un homme déboussolé, confronté à quelque chose qu’il ne peut ni gérer ni éteindre. Depuis sa garde à vue et sa mise en examen, le chanteur fait face à une procédure qui s’annonce longue.

Clémentine Jaraud évoque aussi un tournant plus intime : la relation de Bruel avec Clémence Cherier, commencée en 2018. « Il est fou amoureux d’elle, et il sait qu’il partage sa vie avec quelqu’un d’exceptionnel, une fille brillante, qui a su trouver sa place. » Une stabilité sentimentale qui, selon elle, aurait apaisé l’artiste ces dernières années.

Sauf que cette version n’est pas la seule à circuler dans les pages du magazine. Et l’autre témoignage vient nuancer ce portrait adouci.

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Un chanteur anonyme reconnaît que Bruel « pouvait être lourd » avec les femmes

Dans ce même numéro, l’affaire qui secoue le monde du spectacle prend une autre dimension. Paris Match donne aussi la parole à un chanteur « de sa génération », resté anonyme. Son témoignage est plus ambigu — et c’est précisément ce qui le rend si parlant.

« Il ne semblait pas être quelqu’un qui pouvait devenir violent », commence-t-il prudemment. Pas de défense aveugle ici. Juste un constat personnel, formulé au conditionnel. Mais la suite est plus troublante.

« On savait qu’il était dragueur. On voyait que, quand il aimait bien une fille, il pouvait être lourd. » Un mot qui résonne. Pas une accusation formelle, pas un témoignage à charge. Mais un aveu collectif — celui d’un milieu qui voyait, qui savait, sans forcément réagir.

Ce double témoignage publié par Paris Match illustre parfaitement la fracture qui traverse l’opinion autour de cette affaire. D’un côté, des proches qui défendent un homme qu’ils estiment injustement attaqué. De l’autre, des plaintes qui continuent de s’accumuler — deux nouvelles ont été déposées depuis le 12 juin dernier.

Entre la loyauté d’une maquilleuse qui dit n’avoir rien vu en 36 ans et le malaise d’un confrère qui admet qu’on « savait », l’affaire Bruel vient poser une question vertigineuse : que vaut un témoignage de proximité face à la parole de celles qui accusent ?

Patrick Bruel reste présumé innocent. Mais une chose est sûre : cette affaire est loin d’avoir livré tous ses chapitres. Et le prochain pourrait bien changer la donne pour de bon.

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