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« Chaque jour, je leur faisais coucou » : le plan de Patrick Bruel pour piéger une centaine de photographes

Publié par Hannah le 30 Sep 2026 à 11:25

Quand on s’appelle Patrick Bruel, la discrétion tient parfois de la science-fiction. À la naissance de son fils aîné Oscar, le chanteur s’est retrouvé encerclé par les photographes, postés devant la maternité. Sa réponse : un vrai scénario, des complices, deux voitures et un accessoire de théâtre. Le déguisement qui lui a permis de passer sous le nez de tout le monde mérite qu’on s’y attarde.

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Une centaine de photographes, une seule sortie : le piège se referme sur Patrick Bruel

Patrick Bruel a aujourd’hui 67 ans. Il a derrière lui des tournées marathon et des projets au cinéma, et il connaît la pression médiatique par cœur. Pourtant, un épisode a failli lui faire perdre la tête, bien avant les soucis judiciaires qui occupent désormais l’actualité.

Tout commence avec la naissance d’Oscar, son fils aîné, né de son union passée avec Amanda Sthers. Dans la capitale, l’événement déclenche une vraie frénésie. Les photographes veulent le cliché collector du nouveau-né, celui qui vaudra de l’or.

Le décor joue contre le chanteur. L’accouchement a lieu à la clinique de la Muette, rue Nicolo, à Paris. L’établissement n’a qu’une entrée et une sortie, ce qui transforme chaque déplacement en mission quasi impossible.

Face à lui, il y a, selon ses mots, « au moins une centaine » de chasseurs d’images. Il l’a raconté dans le podcast Legend de Guillaume Pley : « Ils étaient là en permanence. Ils surveillaient tout. »

Sa réaction a de quoi surprendre : ni colère ni coup d’éclat, mais un geste quotidien. « Chaque jour, je leur faisais coucou », confie-t-il. Il tenait pourtant absolument à ce qu’aucune image du bébé ne leur tombe entre les mains.

Comment faire sortir un nouveau-né d’un bâtiment sous surveillance totale ? Bruel a eu l’idée d’un metteur en scène, et le plan est digne d’un film.

Le scénario écrit de sa main, les complices et le faux couple au couffin

« J’ai carrément écrit un scénario », s’amuse-t-il. Le mot n’a rien d’une figure de style : l’artiste a préparé l’opération comme un tournage, avec des rôles distribués et un timing à respecter.

Famille, amis proches et même personnel soignant sont mis dans la confidence. Toute une équipe se met au service d’une seule mission : zéro photo. Le plan d’évasion est tiré au cordeau.

Pour saisir l’ampleur de la curiosité qu’il suscitait, il suffit de se rappeler l’époque de la Bruelmania. Un artiste aussi suivi sait qu’une seule image volée fait le tour des rédactions.

Sur place, plusieurs véhicules sont déployés. Une voiture de fuite attend, prête à démarrer. Une seconde est chargée de faire diversion.

Le principe est simple : donner aux photographes exactement ce qu’ils espèrent voir. Un faux couple quitte donc la clinique, un couffin sous le bras. Il n’en faut pas plus pour aimanter tous les objectifs.

Pendant que les flashs crépitent sur la mauvaise cible, la maman et le bébé s’éclipsent par une autre issue, en toute discrétion. Les photographes, eux, n’ont rien vu passer.

Le leurre a donc fonctionné, mais il restait un détail. Bruel devait aussi sortir lui-même sans être reconnu, et pour cela il a trouvé plus malin que la voiture de fuite. Il avait un accessoire de théâtre sous la main.

Masque de vieil homme et perruque posés sur une coiffeuse de théâtre

Le masque de vieil homme du « Limier » : la roublardise qui a tout fait basculer

Le théâtre tient un rôle inattendu dans cette histoire, bien avant que son fils Léon Hesby ne fasse ses premiers pas sur scène en France. À l’époque, Patrick Bruel joue en effet dans la pièce Le Limier, en même temps que l’arrivée d’Oscar.

Dans cette pièce, il utilise un accessoire de scène : un masque, si réaliste qu’il a trompé tout le monde. C’est ce détail qui lui donne l’idée finale.

« Je me suis dit : pourquoi ne pas utiliser ce déguisement pour sortir tranquille ? Le masque était tellement réaliste ! », confie-t-il dans un grand éclat de rire. L’idée tient en une phrase, mais elle demande un certain culot.

Grimé en vieil homme fort respectable, le chanteur traverse la rue la tête haute. Devant lui, la foule des photographes scrute chaque silhouette, prête à dégainer au moindre visage connu.

Personne ne se doute de rien. L’homme que tout le monde attendait passe sous le nez des objectifs, sans que quiconque ne lève son appareil. Le faux couple a détourné l’attention, le masque a fait le reste.

Voilà donc la roublardise de Patrick Bruel : un leurre pour le couffin, une voiture de diversion, et un déguisement de théâtre pour lui. Le tout monté comme un scénario de film, avec des complices prêts à jouer leur rôle. Mais que reste-t-il de cette anecdote aujourd’hui ?

Ce que cette anecdote dit de la traque des photographes, hier et aujourd’hui

Le récit, livré avec humour dans le podcast, donne une idée de la pression qui pèse sur les personnalités très exposées. Protéger un nouveau-né des objectifs devient, pour son père, une affaire de stratégie. On comprend mieux pourquoi un chanteur adulé ressort de l’épreuve avec des idées de mise en scène.

Aujourd’hui, le contexte est d’une tout autre nature. Patrick Bruel fait l’objet de soucis judiciaires, et la présomption d’innocence s’applique tant qu’aucune décision définitive n’est rendue. La famille est elle aussi sous les projecteurs, comme le montre la réaction de ses fils Oscar et Léon face à l’affaire.

Oscar, le bébé que l’on cachait à l’époque, est désormais adulte. Le petit garçon pour lequel son père avait monté une opération digne d’Hollywood est devenu l’un des protagonistes d’une histoire familiale très médiatisée.

Les proches du chanteur doivent eux aussi faire face aux questions. C’est le cas de sa mère, qui dit ne pas comprendre ce qui arrive à son fils.

Reste cette image, presque cinématographique, d’un homme masqué qui traverse une rue sous les yeux de cent photographes. Bruel raconte le souvenir avec le sourire, preuve que l’épisode a laissé une trace plus amusante qu’amère.

Un masque de théâtre, un couffin et deux voitures ont suffi à déjouer une centaine d’objectifs. Quand la traque se joue au théâtre, le meilleur costume peut effacer la star.

Et si la chasse aux images vous intrigue, ce que le tunnel de l’Alma a vraiment changé pour les paparazzis français éclaire l’envers du décor. Quant à savoir ce qu’Adriana Karembeu a découvert chez elle au point de se sentir en danger, le récit tient en haleine.

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