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Affaire Patrick Bruel : « il est au-dessus de tout ça », une association dénonce la défense de Yannick Noah

Publié par Hannah le 24 Juil 2026 à 10:23

L’affaire Patrick Bruel prend une nouvelle tournure. Après les révélations de Mediapart, un nouveau témoignage cite un nom que personne n’attendait dans ce dossier.

Nouveau témoignage dans l'affaire Bruel

Celui de Yannick Noah. Et sa réaction fait aujourd’hui l’objet d’une vive polémique sur les réseaux sociaux.

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Une bénévole de 15 ans en pleine Bruelmania

Tout commence en septembre 1992, en plein tournoi de Roland Garros. Maja a 15 ans. Elle est bénévole pour l’événement et fan absolue du chanteur.

C’est dans ce contexte qu’elle croise la route de Patrick Bruel, alors au sommet de sa popularité. La rencontre semble anodine. Elle ne le restera pas longtemps.

L’interprète de Qui a le droit ? engage rapidement la conversation. Il lui demande son âge, comme le rapporte Mediapart dans son enquête.

Une phrase qui glace, un geste qui dérape

« Ne soyez pas dupes » : après Patrick Bruel, Julien Doré victime du même piège sur les réseaux sociaux

Sa réponse, selon Maja, tient en une phrase : « Ah, t’as 15 ans, j’ai jamais fait ça avec une fille de 15 ans. » Une remarque qui aurait dû alerter. Elle n’a visiblement freiné personne.

Patrick Bruel propose alors à l’adolescente d’aller se promener dans les allées du cours. Il l’aurait « serré contre lui », un geste qui la met immédiatement mal à l’aise.

Maja n’avait, à l’époque, « jamais embrassé un garçon ». Le chanteur aurait ensuite tenté de « l’embrasser de force », toujours selon son témoignage recueilli par Mediapart.

Direction la chambre d’hôtel, quelques jours plus tard

L’histoire ne s’arrête pas là. Quelques jours après cette première rencontre, Maja recroise le chanteur. Il lui propose d’abord une sortie au musée.

Il change finalement d’avis et l’invite directement dans sa chambre d’hôtel. La jeune fille loge alors chez une ramasseuse de balles du tournoi, qui exige qu’elle demande l’autorisation à ses parents.

L’autorisation obtenue, Maja monte. Et découvre qu’elle n’est pas seule avec Patrick Bruel dans cette chambre : Yannick Noah s’y trouve aussi, consultant pour Canal+ pendant le tournoi.

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La phrase de Yannick Noah qui refait surface

Selon le récit de Maja, l’ancien numéro un mondial de tennis aurait alors lancé : « Ah ben Bru’, tu les prends à la maternelle maintenant ! » Une phrase qui, aujourd’hui, prend une toute autre dimension.

Interrogé par Mediapart sur cet épisode, Yannick Noah botte en touche. « S’il s’était passé quelque chose de grave en ma présence, je m’en serais souvenu », affirme-t-il.

Une défense qui, sur le papier, semble raisonnable. Elle est pourtant loin de convaincre tout le monde, notamment du côté des associations féministes.

« Il est au-dessus de tout ça » : l’association qui dégaine

Mains tapant un message sur un smartphone sur les réseaux sociaux

Sur Instagram, l’association Defragmentees.fr n’a pas mâché ses mots. Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « culture du déni » face aux violences sexuelles.

« On lui dit que nous sommes toustes dans un déni profond de ces violences […] Mais non, Monsieur Yannick Noah, lui est capable de capter, lui est au-dessus de tout ça, lui s’en serait souvenu », écrivent-elles, avec une ironie assumée.

Leur conclusion tranche avec la prudence de Yannick Noah : « Pour nous, la certitude de Noah est caduque et loin d’être humble […] Victimes, on vous croit. »

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Un dossier qui ne cesse de s’épaissir

Ce témoignage vient s’ajouter à une liste déjà longue. Depuis l’éclatement de l’affaire, les plaintes et récits contre Patrick Bruel se multiplient à un rythme soutenu, comme l’a documenté le dépôt de deux nouvelles plaintes pour viol.

D’autres témoignages, comme celui d’Ophélie, âgée de 19 ans à l’époque des faits, ont également conduit à la réouverture de certaines enquêtes.

Le chanteur, lui, reste sous le coup d’une mise en examen. Des soins psychologiques lui ont même été imposés par la justice, une décision détaillée dans ce suivi psy obligatoire avant le procès.

Reste une question, posée frontalement par l’association Defragmentees.fr : combien d’autres témoins, comme Yannick Noah, ont-ils croisé sans le voir ce qu’ils décrivent aujourd’hui comme des scènes glaçantes ?

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